<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078</id><updated>2011-10-19T09:54:37.315-04:00</updated><title type='text'>Daviel Lazure Vieira au milieu du monde</title><subtitle type='html'>Views from Montreal, Canada / &lt;a href="http://dlazurevieira-en.blogspot.com"&gt;In English&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>112</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-7777579744739009258</id><published>2007-10-03T00:01:00.001-04:00</published><updated>2007-10-03T00:11:07.835-04:00</updated><title type='text'>De chair et de sang</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img469.imageshack.us/img469/8695/g7611199919856jl6.jpg"/&gt;&lt;img src="http://img529.imageshack.us/img529/9973/g761501846710dm5.jpg"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Toutes les histoires d'amour finissent mal, me disais-je en allant à la Boîte Noire, un soir après le travail, peut-être sans deviner tout de suite qu'il y en a qui sont foncièrement plus sombres que d'autres. C'est sans doute le cas de la relation qui unit Erika Kohut, professeur de piano à Vienne, fille d'une mère possessive et tyrannique, à Walter Klemmer, l'un de ses élèves qui s'est mis en tête de la séduire. À partir du très controversé roman de l'Autrichienne Elfriede Jelinek (qui a remporté le Prix Nobel de Littérature, il y a trois ans), "La Pianiste", le non moins controversé réalisateur de "Benny's Video", "Funny Games" et plus récemment de "Caché", Michael Haneke, a décidé d'en faire un film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, et j'avais peur, en quelque sorte. Un film de Michael Haneke n'est pas une partie de plaisir, et les coeurs sensibles sont mieux de bien s'accrocher avant d'entrer dans son univers sous tension permanente, glauque et glacial. J'ai entendu tellement d'histoires à propos de "La Pianiste" - aussi bien au sujet du livre que de son adaptation au grand écran, d'ailleurs - que j'ai longtemps hésité avant de le voir. Il faut d'abord mettre une chose au clair ; il ne s'agit pas du film voyeur et pervers que tant de gens ont décrié. Il est impossible d'éviter de voir l'écran sur lequel joue un film porno pendant qu'Erika hume le sperme d'un mouchoir (ça semble déjà assez crade comme ça, je sais), mais Haneke se fait plutôt discret au niveau de la mise en scène, refusant, par exemple, de nous montrer les détails de l'auto-mutilation du sexe d'Erika dans le bain, préférant s'en tenir à une invisible coulée de sang, puis à l'eau rougie d'un robinet qu'elle ouvre pour tout nettoyer. Les scènes les plus troublantes le sont autrement : ce sont celles où l'on voit le visage d'Erika, et où, au détour d'un air de piano, elle semble faillir, devenir humaine, même en s'empêchant de faire couler quelques larmes - il est impossible de décrire l'effet provoqué par l'interprétation d'Isabelle Huppert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas comment décrire avec exactitude la manière dont "La Pianiste" m'a bouleversé ; ce n'est pas comme "Dogville", ni comme "Elephant, où le choc, brutal, venait sur le coup ou immédiatement après la projection. Non, le choc de "La Pianiste" m'est venu beaucoup plus tard ; il m'est venu du fait que je n'avais ressenti justement aucun choc. Ce choc, c'était de réaliser que ces blessures qu'elle s'inflige, surtout sur le plan émotif et psychologique, ne sont pas choquantes parce que ce sont des blessures que l'on pourrait soi-même s'infliger. Et qu'il était normal d'entendre quelque chose comme "je n'ai aucun sentiment, et quand bien même j'en aurais, jamais ils ne triompheront de mon intelligence", ou bien "toute ma vie, j'ai voulu recevoir des coups", parce que ce genre de phrases, on se les répète continuellement, d'une manière ou d'une autre. Dans le film, Haneke mise sur les polarités, les extrêmes, et c'est particulièrement révélateur sur le plan sonore; le film alterne entre des scènes de musique classique, d'une beauté sublime, mais à la fois ambiguë, et les silences, lourds, pesants et graves.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un film sur les failles : ces entailles d'une lame plongée au coeur de la chair pour faire jaillir le sang, ou les bleus provoqués par les coups-de-poing sont les témoins visibles des restes d'une âme jetée aux oubliettes, d'un corps supprimé, annihilé, et de la puissante volonté d'autodestruction d'une femme dont la souffrance et la mort apparaissent comme l'unique salut envisageable à l'être humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux que ça intéresse, un nouveau film de Michael Haneke sera prochainement sur nos écrans. Il s'agit d'un remake américain de "Funny Games", avec Naomi Watts, Michael Pitt et Tim Roth, dans lequel le réalisateur reprend l'histoire du film original qui avait soulevé énormément de controverse au Festival de Cannes - une famille est prise en otage par deux intrus, mais évidemment, à la manière de Haneke, c'est très différent de tous ces clichés éculés de films d'horreur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, et puis qu'est-ce qui se passe avec moi, au juste ? Pas grand-chose. Je me suis remis à écrire, et j'essaie de penser à tout plein de trucs, au nouvel album de Radiohead, au Festival du Nouveau Cinéma, au dernier Philip Roth. Le capitalisme sauvage a ça de bien, on éprouve un certain confort, un bonheur matériel et éphémère qui nous fait oublier le reste en anesthésiant le dégoût que l'on peut éprouver envers sa propre existence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-7777579744739009258?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/7777579744739009258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=7777579744739009258' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/7777579744739009258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/7777579744739009258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/10/de-chair-et-de-sang.html' title='De chair et de sang'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-3741351402683845195</id><published>2007-09-08T16:27:00.000-04:00</published><updated>2007-09-08T16:39:44.898-04:00</updated><title type='text'>J'aime Bret Easton Ellis</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://farm2.static.flickr.com/1215/1348175756_9b0c93495c.jpg" width="500" height="342"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Le concept était d'imiter une pop star cocaïnomane morte d'overdose dans son bain. Entre Paris Hilton et Kurt Cobain, genre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-3741351402683845195?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/3741351402683845195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=3741351402683845195' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/3741351402683845195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/3741351402683845195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/09/jaime-bret-easton-ellis.html' title='J&apos;aime Bret Easton Ellis'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm2.static.flickr.com/1215/1348175756_9b0c93495c_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-2910381655367052263</id><published>2007-08-04T15:47:00.000-04:00</published><updated>2007-09-08T00:19:15.730-04:00</updated><title type='text'>"I said M.I.A. is comin' back with powa, powa!"</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img184.imageshack.us/img184/5757/birdflu1ta2.jpg" width="500" height="350" /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;C'est une bombe. Le premier album de M.I.A., "Arular", était un début si prometteur qu'il semblait impossible à battre. Mais en fin de compte, "Kala" sera aussi mémorable : des beats qui tuent, de vilains textes, des enfants qui crient, des extraits d'un film de Bollywood, des coups d'armes à feu et de caisses enregistreuses comme dans les westerns à la Calamity Jane, et tout ça douze fois plutôt qu'une sur un nouvel album extraordinaire. La meilleure (sinon la seule) raison pour laquelle je veux aller à Osheaga cette année.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-2910381655367052263?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/2910381655367052263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=2910381655367052263' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/2910381655367052263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/2910381655367052263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/08/i-said-mia-is-comin-back-with-powa-powa.html' title='&quot;I said M.I.A. is comin&apos; back with powa, powa!&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-3784711431553111207</id><published>2007-07-20T00:17:00.000-04:00</published><updated>2007-08-08T23:17:45.701-04:00</updated><title type='text'>Marie-Josée Croze</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img459.imageshack.us/img459/4928/mjcrozeuc3.jpg"  width="500" height="335"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'elle est prétentieuse, Marie-Josée Croze. Ce qu'elle est chiante, Marie-Josée Croze. Et c'est quoi, cet accent français ? C'est quoi, ce snobisme ? Mais quelle horreur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je penche toujours de son côté, malgré tout. Parce que dans la vie, voyez, faut pas se faire chier avec des gens qui vous crachent dessus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'après avoir fait les arts plastiques, après avoir essayé, s'être acharné sur des rôles dans un milieu qui n'est pas le vôtre et où la cote de séduction est souvent plus élevée que le talent réel, et après avoir remporté un prix d'interprétation au Festival de Cannes qui vient remettre en question l'ensemble de votre existence aux yeux des autres, il est normal que tout cela vienne effectivement remettre en question l'ensemble de votre existence. On prend conscience que l'on peut s'envoler vers Paris, et décider d'y rester, parce qu'on a besoin de recommencer. Qu'on peut pardonner, sans toutefois oublier. Qu'on peut, enfin, devenir quelqu'un d'autre que soi-même vis-à-vis du monde entier, parce qu'après des années de lutte pour s'y faire, des années d'acceptation face à la médiocrité de la vie humaine, c'est cet instant, fugitif, bien sûr, mais bien réel, où l'on s'impose, où l'on vit - chose que l'on a jamais connu, trop habitué à s'enterrer vivant.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi j'aime bien Marie-Josée Croze. Parce qu'elle mérite amplement ce qui lui arrive, et parce que ses détracteurs méritent amplement ce qui leur arrivent. Parce qu'elle est magnifique, et qu'elle a le droit d'être qui elle veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et apparaît cette phrase de "Dogville", lorsque le père dit à sa fille, "Si tu le dis, Grace. Mais... En faisant de leur mieux, est-ce qu'ils en font assez ? Est-ce qu'ils t'aiment ?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette phrase résonne encore dans ma tête. "Est-ce qu'ils t'aiment ?" Désormais lorsque la réponse sera "non", il n'y aura que ce vide, ce froid, parce que c'est tout ce que ces autres méritent. Le froid. La nuit. Le vide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-3784711431553111207?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/3784711431553111207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=3784711431553111207' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/3784711431553111207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/3784711431553111207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/07/marie-jose-croze.html' title='Marie-Josée Croze'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-623926044897721477</id><published>2007-04-24T21:47:00.000-04:00</published><updated>2007-04-24T22:13:21.712-04:00</updated><title type='text'>Disparaître ici</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img386.imageshack.us/img386/6387/parclafontainejp0.gif"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Il y a un peu plus d'une semaine, j'étais au Salon du Livre de Québec, je croyais que le voyage me ferait du bien, je ne sais pas, j'espérais peut-être un peu naïvement que tout changerait, que tout irait mieux, sans doute, j'arrive le vendredi et je vois C., et S., et E., puis S.D., et V., puis tous les autres et je suis bien, nous passons la soirée ensemble, nous buvons, et je parle à C., et nous savons tous deux que nous nous dirigeons vers un désastre imminent, je marche sur la rue Saint-Jean et je dis au revoir à C., puis je dors, je me réveille avec un mal de tête, et il y a V. qui m'aide à me relever, nous sortons, je me sens dans un drôle d'état, un peu léthargique, comme si plus rien ne m'atteignait vraiment, et je revois S., et je revois E., et je repense à ce roman de Bret Easton Ellis que je viens tout juste d'achever en écoutant LCD Soundsystem, "Moins que zéro", le soir je marche en silence, puis le lendemain je quitte Québec pour une lecture à Montréal, j'ai l'impression qu'une partie de moi se scinde en chemin, je me dis qu'il faut que je recommence à vivre, mais je n'y arrive pas vraiment, je me demande si j'y arriverai un jour, je réécris à C., je reparle à S., j'écris à E., le jeudi j'assiste à une conférence de Wajdi Mouawad à la Grande Bibliothèque, sur le thème de l'aveu, dans le cadre de la Rencontre québécoise internationale des écrivains, et encore une fois il me jette à terre, il parle de la mort de sa mère lorsqu'il avait dix-sept ans, de cette langue reniée, bafouée, du fait d'être "devenu un autre", il parle des étoiles qui traversent le ciel et se donnent en sacrifice en sombrant dans l'Univers, il parle d'une forêt peuplée d'oiseaux inexistants, de dieux, il dit "comment avouer ce que l'on ne sait plus dire ?", puis "je ne sais pas comment me convaincre de ma propre vie", et à la fin je reste seul dans l'auditorium et je n'ai plus envie de rien, je me lève et je marche dans la Grande Bibliothèque en écoutant Martha Wainwright, je prends les ascenseurs pour aller où ? je ne sais pas, je ne sais plus, j'emprunte "Persépolis" de Marjane Satrapi et "Chien Jaune" de Martin Amis, je sors et juste avant de sombrer moi-même dans le sommeil j'évacue les larmes et je me rends compte qu'il n'y a plus d'angoisse, il ne reste que des larmes amères, le goût des choses qui s'achèvent, jusqu'à soi aussi qui s'achève, et le lendemain en me taillant la barbe je me coupe et le sang coule, le sang coule à flots et je reste fixé devant le miroir, les mouchoirs s'imbibent et je dois soigner la plaie, et le sentiment de ne jamais être à ma place, et de tout faire de travers, d'accumuler les échecs, et de rester seul, irrémédiablement seul, c'est une condition si difficile à accepter, être seul, de savoir que toute sa vie durant l'on devra rester seul, et pourtant c'est l'unique chose à faire, et durant la fin de semaine je vois ma grand-mère qui est en train de se fracasser les os, le corps, qui tombe et ne cesse de tomber complètement seule et les autres qui ne voient rien, qui ne voient pas qu'elle est arrivée au bout de tout, qu'elle ne veut plus que partir, elle est malade et je m'inquiète et alors que je pensais avoir accepté la mort, avoir accepté son départ et m'être dit "ce serait sans doute mieux pour elle", me voilà qui espère qu'elle reste vivante encore un peu même si je sais que ce qu'elle veut c'est arriver à dormir, dormir enfin et toujours, et ça me fait horriblement mal de voir tout ça, et ça me fait mal de devoir tout annuler et de me sentir toujours affreusement coupable, j'aimerais tant avoir compris la mort, comme j'aimerais avoir compris l'amour, et J. me parle enfin après une centaine de jours de silence et après m'avoir invité à une conférence et J. me parle et je pleure de ces mêmes larmes amères et j'essaie de trouver quelque chose à dire, quelque chose comme "tu vas bien ?", "quoi de neuf ?", "tu as rencontré quelqu'un ?", et tout ça sonne incroyablement faux, et je sonne faux, et je dis "on pourrait peut-être se voir" et je n'y crois plus et puis j'explique et j'essaie et j'essaie encore et encore de ne pas déchirer ce qui reste des lambeaux de moi-même et J. ne dit rien et je dis "mon temps est écoulé" et je dis "demain je vais au Parc Lafontaine, il fera beau, tu sais, il y a un an on se rencontrait, quelques mois plus tard c'était là que nous nous retrouvions", et je dis "bonne nuit, je n'y peux rien, c'est comme ça, je m'excuse d'être celui que je suis", et pas de réponse, et puis le lendemain je vais au Parc Lafontaine où nous nous sommes rencontrés en plein mois de juillet, où nous nous sommes embrassés pour la première fois, les arbres étaient magnifiques, l'herbe aussi, et il y avait des gens partout et nous regardions le lac puis le ciel en croyant que nous étions réellement heureux, qu'enfin au bout de la catastrophe il y aurait le bonheur d'être ensemble, de ne plus être seul, et je m'imagine que J. pourrait peut-être me rejoindre même si je sais que non, et je repense aux paroles de "La collision", sur le dernier disque de Daniel Bélanger, je pense "il ne suffit pas pour nous deux de nous dire adieu, il nous faudra sans doute faire mourir tout ce qu'on sait l'un de l'autre", et aujourd'hui je regarde le Parc Lafontaine et je constate les arbres morts, détruits, réduits à l'état de cendres, la terre grise et la boue, le lac desséché, le Parc Lafontaine au mois d'avril n'est qu'un spectacle de décomposition, et au milieu des décombres il y a moi, au milieu des décombres du parc et de ma vie il y a moi qui écoute le dernier Blonde Redhead et je vois les charognes qui se sont emparées de tout, plus rien de vert, plus rien de beau, plus rien de vivant, rien qu'une mort lente et douloureuse, rien qu'une indifférence accrue face à sa propre existence, et je me rappelle ce panneau d'affichage dans le roman de Bret Easton Ellis, qui disait en grosses lettres "Disparaître ici" et je m'imagine la même chose, je m'imagine que je pourrais disparaître ici et que ça ne changerait rien, que les gens seraient tristes puis oublieraient, qu'ils tenteraient, comme moi, de trouver le bonheur sans trop y parvenir, et qu'au bout du compte ils vieilliraient en se disant que ce n'est pas la peine et qu'ici, dans ce parc, s'achève le long travail d'anéantissement que l'on s'impose de la naissance jusqu'à la mort, et moi j'écoute Blonde Redhead et je me relève et je marche et je pense à J. et ma plaie me fait mal et je pense que la pluie se mettra sans doute à tomber et que c'est une bonne chose parce qu'enfin je pourrai peut-être dormir, enfin, dormir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-623926044897721477?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/623926044897721477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=623926044897721477' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/623926044897721477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/623926044897721477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/04/disparatre-ici.html' title='Disparaître ici'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-3544094238651712459</id><published>2007-04-12T21:01:00.000-04:00</published><updated>2007-04-12T22:01:27.027-04:00</updated><title type='text'>In the Musicals</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img262.imageshack.us/img262/8599/29330feist3fw7.jpg"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas pourquoi, mais en entendant le nouvel album de Feist, "The Reminder", et plus particulièrement la chanson "1 2 3 4", je me voyais toujours en train de chanter quelque part, dans la rue, à la bibliothèque, sur une esplanade, dans un quelconque lieu public, enfin bref, en dansant avec des centaines de gens en arrière de moi qui faisaient une magnifique chorégraphie. Comme si ma vie était soudainement devenue une comédie musicale. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive : il y a les Flaming Lips qui sont excellents pour s'imaginer des trucs du genre (d'ailleurs "Yoshimi Battles the Pink Robots" sera adapté à Broadway), et aussi Sufjan Stevens, dont vous pouvez déjà visualiser les scènes du film de votre vie où l'on intégrerait tout ça, où The Postal Service jouerait exactement au moment où l'on sauterait dans une piscine ("Garden State") ou My Bloody Valentine, à l'instant où l'on dirait adieu à quelqu'un qu'on aime, quelque part à Tokyo ("Lost In Translation").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais loin de penser que je n'étais pas le seul à m'imaginer des scènes comme ça : des gens de mon entourage, qui désirent garder l'anonymat, m'ont confirmé ce fait, et la preuve la plus éloquente est que Feist elle-même a décidé, &lt;a href="http://link.brightcove.com/services/player/bcpid716091984?bctid=751384420"&gt;dans son clip de "1 2 3 4"&lt;/a&gt;, d'inciter les gens au bonheur en dansant avec elle. Je suis un homme comblé. D'autant plus que "The Reminder" est splendide. "Let It Die", malgré quelques chansons géniales, m'avait laissé un peu froid. "The Reminder" est lumineux, exalté, c'est beau et tendre à la fois. Très heureuse surprise, question d'illuminer un peu le printemps. Et contrairement à Björk, dont le premier extrait de "Volta", "Earth Intruders", me laisse encore perplexe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(La vérité, c'est que j'ai dû interrompre l'écriture de ce billet, de même que la plupart des activités que je faisais en même temps, y compris les discussions que j'avais avec des gens, pour éteindre toutes les lumières, mettre mon iPod, et faire jouer "1 2 3 4", le volume au maximum, en dansant comme un débile et en imaginant la pyrotechnie et les paillettes. Argh.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-3544094238651712459?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/3544094238651712459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=3544094238651712459' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/3544094238651712459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/3544094238651712459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/04/in-musicals.html' title='In the Musicals'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-4705602726108480773</id><published>2007-03-09T01:32:00.000-05:00</published><updated>2007-03-09T02:01:23.656-05:00</updated><title type='text'>L'espoir</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img262.imageshack.us/img262/7877/18708581hu7.jpg" width="500" height="335"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Achevé, il y a peu de temps, la lecture de "La cloche de détresse", de Sylvia Plath. Unique roman de cette écrivaine américaine, épouse du poète Ted Hugues, et dont les nombreuses dépressions et troubles psychologiques l'ont menée au suicide, un mois seulement après avoir terminé son écriture. "La cloche de détresse" est raconté à la première personne par une jeune étudiante, lauréate d'un concours organisé par un magazine de mode. Habituée à la triste vie de campagne américaine, la jeune Esther Greenwood se retrouve propulsée à New York et court les réceptions mondaines, sort avec ses amies, décide de mener cette existence futile et superficielle qui lui est offerte sur un plateau d'argent : mais le retour brutal à la réalité survient lorsqu'elle rentre à la maison, alors qu'elle bascule dans un noir profond, détruisant elle-même une à une les illusions sur lesquelles elle a construit toute sa vie - son amour pour un homme, l'écriture d'un premier roman. Il y a d'abord les lames de rasoir, puis les médicaments : ensuite les traitements, les tentatives de guérison, les électrochocs pour ne plus sentir ce mal qui l'emprisonne, au milieu de l'Amérique des années 1950.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le roman s'achève sur une tragédie, il y a pourtant l'espoir, l'espoir de guérir, l'espoir d'aller mieux, de revivre. Vivre dans l'espoir, ne vivre que dans l'espoir d'être quelque chose plutôt que rien, de survivre, de continuer à écrire, réussir à sourire à nouveau. Vivre dans l'espoir de la fin des crises, du sommeil, du silence. Dans cette nuit immense et noire qui nous recouvre, c'est la seule manière de ne pas tomber, de ne pas faillir, jusqu'à l'aube. "J'ai respiré un grand coup et j'ai écouté le vieux battement de mon coeur. Je vis, je vis, je vis."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette "cloche de détresse", c'est ce globe de verre qui nous asphyxie, ce grand vide qui se remplit au fur et à mesure de dioxyde de carbone, l'expiration des derniers souffles de vie qui emportent celui qui veut mettre fin à ses jours parce qu'il ne voit pas d'autre issue possible, parce qu'il ne se sent pas la force de tenir. "Peut-être qu'un jour, au collège, en France, quelque part, n'importe où, la cloche de verre, avec ses déformations étouffantes, descendrait de nouveau sur moi ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu dans la pièce "Vivre" de Brigitte Haentjens cette même forme d'espoir chez Virginia Woolf - dont la fin s'apparente à celle de Plath, puisqu'elle s'est jetée dans l'Ouse, après avoir emplit ses poches de pierres - cette manière de se persuader qu'il est possible de vivre, qu'il est possible d'atteindre le bonheur, une fois, une seule fois dans sa vie. "Que ton dernier regard se porte sur ce qu'il y a de beau", dit-elle, à la fin de la pièce. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de penser à cette phrase prononcée par Anna, dans le "Anna Karénine" de Tolstoï, juste avant de se tuer elle-même en se jetant sous un train : "À quoi pensais-je ? à ce que ma vie, de quelque manière que je me la représente, ne peut être que douleur ; nous sommes tous voués à la souffrance, nous le savons et nous cherchons à nous le dissimuler d'une manière ou d'une autre. Mais lorsque la vérité nous crève les yeux, que nous restera-t-il à faire ?" Le dernier regard de Virginia Woolf se portait-il sur "ce qu'il y a de beau" ? Ou était-il plutôt empreint de la lucidité d'une femme qui vient de découvrir que la vie ne peut mener qu'à sa propre disparition, qu'il s'agissait là de l'ultime, de la plus cruelle vérité possible ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu hier "La vie des autres", un très beau film sur la vie en Allemagne de l'Est, au début des années 1980. Lauréat de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, "La vie des autres" raconte le parcours d'un couple d'intellectuels, Georg, un écrivain, et Christa-Maria, une actrice, souçonnés et espionnés par le gouvernement pour complot contre l'État, et aidés par un agent secret, Wiesler. Au-delà de la trop vive ressemblance avec le "1984" de George Orwell - trop vive parce qu'on se rend compte à quel point Orwell était prophétique, lorsqu'il a publié son roman de science-fiction, en décrivant cette atmosphère froide et clinique de dictature communiste -, il y a cette réflexion profondément marquante du personnage principal sur le suicide : dans la RDA, on ne compte pas les suicidés. On compte tout, du nombre de jeunes socialistes inscrits à l'université jusqu'aux livres que vous lisez à chaque année, mais aucun chiffre sur le suicide. En fait, si vous demandiez d'en obtenir, vous étiez surtout bon pour un interrogatoire, une croix marquée sur votre nom pour le reste de vos jours, comme ce jeune garçon au début du film qui pose une question de trop, ou ce jeune homme qui fait une mauvaise blague sur un membre du parti. En Allemagne de l'Est, on appelait les suicidés des "meurtriers d'eux-mêmes" : Georg souligne qu'il s'agit là d'une erreur, puisqu'il n'y a, dans le suicide, aucune passion ni goutte de sang, et que tout ce que cela représente, c'est la mort de l'espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d'un passage du roman, Esther tente d'apprendre à skier, et c'est au moment de la descente qu'elle prend conscience de l'abandon, de la mort de cet espoir, pour la première fois : "Une voix intérieure me conseillait de ne pas me conduire en idiote - sauver ma peau, enlever mes skis, et descendre par la forêt de pins qui bordait la pente - elle s'est envolée comme un moustique inconsolable. L'idée que je pourrais bien me tuer a germé dans mon cerveau le plus calmement du monde, comme un arbre ou une fleur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, c'est sans doute cela que Sylvia Plath a ressenti, le matin du 11 février 1963, alors que la cloche de verre descendait à nouveau sur elle, qu'elle s'enlevait la vie en s'intoxiquant au gaz, après avoir calfeutré sa cuisine et s'être assurée de préparer les biscuits et le lait pour les enfants, à l'étage. Une sombre, une magnifique façon de dire au revoir, comme si le corps quittait ses barrières terrestres et que l'espoir, ce tendre, mince fil qui la reliait au monde, à la vie, s'était détaché pour partir au large.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-4705602726108480773?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/4705602726108480773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=4705602726108480773' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/4705602726108480773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/4705602726108480773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/03/lespoir.html' title='L&apos;espoir'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-5020089044500982809</id><published>2007-03-03T13:34:00.000-05:00</published><updated>2007-03-03T14:21:30.129-05:00</updated><title type='text'>Volta</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img63.imageshack.us/img63/8436/ohashijin10wd7.jpg" width="520" height="435,5"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Le nouvel album de Björk s'appelle &lt;strong&gt;Volta&lt;/strong&gt;. Il sort &lt;strong&gt;le 7 mai prochain&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entièrement écrit et produit par Björk, ce sixième album studio est composé de dix nouveaux morceaux, après le sombre et magnifique "Medúlla", en 2004. Comme d'habitude, Björk a fait appel à de nombreux talentueux collaborateurs, dont Antony Hegarty, de "Antony and the Johnsons", sur deux chansons, Timbaland (Jay-Z, Missy Elliot, Justin Timberlake) sur trois autres, Mark Bell de LFO, et deux batteurs, Chris Corsano, qui a déjà collaboré avec Sonic Youth, et Brian Chippendale de Lightening Bolt. On y dénotera aussi des influences africaines - avec le Malien Toumani Diabaté, un joueur de kora, une harpe luth à 21 cordes originaire de l'Afrique de l'Ouest, et le groupe congolais Konono No.1 - islandaises, et même orientales - par la présence de Min Xiao-Fen, qui jouera du pipa, un instrument chinois traditionnel à cordes pincées.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on ne sait pas ce qu'il advient de &lt;a href="http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/lamour-est-enfant-de-bohme.html"&gt;la rumeur entourant la présence de Björk à New York pour participer à un opéra&lt;/a&gt;, on espère que la sortie de "Volt" sera l'occasion pour elle d'entreprendre une nouvelle tournée internationale - ou du moins nord-américaine - et qu'après le Festival de Coachella, près de L.A, au mois d'avril, elle aura l'occasion d'arrêter à Montréal après son passage en 2004 au Parc Jean-Drapeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une justice pour ceux qui n'ont pas pu avoir de billets pour Arcade Fire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-5020089044500982809?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/5020089044500982809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=5020089044500982809' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/5020089044500982809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/5020089044500982809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/03/volta.html' title='Volta'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-1792828490580369169</id><published>2007-01-08T22:08:00.001-05:00</published><updated>2008-04-04T17:45:44.007-04:00</updated><title type='text'>Les films d'Ingmar Bergman</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://farm2.static.flickr.com/1402/953792812_77623d27db_o.jpg"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Réveil. Il faut recommencer. Pas d'échappatoire possible. Il est six heures du matin. Aller prendre un café. Revenir dans la chambre, urgence, trouver un vieux jean, un chandail Hugo Boss noir qui semble propre. Ouvrir l'ordinateur, pour consulter les mails reçus durant la nuit, mettre Goldfrapp en musique de fond, "Felt Mountain", faire couler le bain, et puis commencer les premières pages de "Marilyn dernières séances", de Michel Schneider, après avoir terminé "Réussir" de Martin Amis, un roman écrit vers la fin des années 70, précurseur du style "Moins que zéro" de Bret Easton Ellis.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Durant les vacances, je crois que ma seule préoccupation, malgré la grippe et ce besoin de m'effacer, de m'éloigner de tout, était de me traîner jusqu'à la Boîte Noire, revenir, et me taper des films durant la nuit. "Playtime", de Jacques Tati, reçu pour Noël, une comédie à la Chaplin, dans un style quasi-muet. "Fight Club", un soir, à TQS, c'est assez impressionnant de constater la quantité de pubs qu'ils peuvent mettre à la télévision, surtout qu'il s'agit d'un film dénonçant la société de consommation. Néanmoins, pas trop mal. Visuellement réjouissant, même s'ils ont bousillé la fin du roman de Chuck Palahniuk, mais bon, c'est Hollywood, on n'y peut rien. "Mulholland Drive", ensuite, de David Lynch - le premier film de David Lynch que je vois, j'ai un peu honte, surtout considérant le fait que je n'ai même pas vu ne serait-ce que des séquences de "Twin Peaks". Un film très dérangeant, magnifique, mais qui laisse perplexe. Deux heures passées à s'interroger sur les origines d'un accident de voiture, et puis les vingt dernières minutes viennent briser toute suite logique. À revoir, à interpréter à nouveau, encore et encore, peut-être qu'au fond c'est que je n'en avais pas la force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et "Persona". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Persona", un film du suédois Ingmar Bergman, auteur et réalisateur de certaines des plus grandes et des plus belles oeuvres du cinéma ("Cris et chuchotements", "Les fraises sauvages", "Sonate d'automne", "Scènes de la vie conjugale", "À travers le miroir", jusqu'au tout récent "Sarabande"). J'ai vu "Persona" par hasard, un soir, j'avais déjà vu d'autres Bergman, dont "Fanny et Alexandre", mais c'est ce soir-là, précisément, que j'ai compris qu'il y avait quelque chose chez lui que personne ne pourrait jamais démontrer au cinéma avec une telle beauté, une telle grâce, quelque chose que ni les mots, ni les images, ne peuvent décrire avec exactitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elisabet Vogler a brutalement cessé de parler, de façon inexplicable, alors qu'elle était en pleine représentation de la pièce "Électre" au théâtre. Elle est d'abord soignée dans une clinique, puis on l'envoie se reposer près de la mer, en compagnie de la jeune infirmière Alma. Des liens se tissent lentement entre elles, et Alma est amenée à se confier, confrontée au silence d'Elisabet. Puis le fragile équilibre se brise, et très vite, on en arrive à confondre la patiente et celle qui la soigne, dans un jeu troublant de ressemblances, et une plongée en apnée en plein coeur du gouffre qui les sépare. Les interprétations sont variées au sujet de ce film relativement court, écrit d'une traite par Bergman en deux semaines alors qu'il était cloué au lit par une double pneumonie et que ses délires d'hôpital l'obligeaient à rompre tout contact avec l'extérieur et à laisser les images de "Persona" l'envahir. Mais voilà, c'est sublime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, du reste, ce fut un heureux temps des fêtes. Absence totale de nouvelles de J., j'ai décidé de ne plus m'en faire, je n'y pense pas. Le 30, tard dans la nuit, J. me parle, ça me rend heureux et idiot, comme d'habitude, après quelques jours j'ai toujours honte de mon taux impressionnant de connerie et de naïveté, je m'en veux. Nous sommes censés dîner ensemble le trois.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier, je me retrouve avec la famille. C'est terrible, d'être là, et en même temps je n'aurais pas supporté l'idée de ne pas célébrer l'anniversaire de ma grand-mère, je n'aurais pas supporté l'idée de la laisser seule et sans défense, d'être absent, je devais y être, je devais la serrer dans mes bras et sentir ses os fragiles résister aux cassures, m'assurer d'entendre sa voix, sa voix magnifique lorsqu'elle parle en portugais et qu'elle raconte sa vie entière, la voir pleurer et rire, l'embrasser avant d'aller dormir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'appelle J. un peu après minuit, c'est occupé. Je rappelle, toujours occupé. La troisième fois est la bonne, nous parlons, quelques minutes. J'angoisse, j'essaie de dormir, je n'y arrive pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deux, J. annule pour le trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quatre, je prépare le dîner pour huit personnes, un gigot d'agneau. Je ne suis pas fait pour ce genre de trucs, je prépare le tout, je fais un peu de ménage, je m'habille, je mets la table, etc., etc., mes gestes sont surfaits, ils ne me conviennent pas, je crois être quelqu'un d'autre, juste avant l'arrivée des invités je suis pris de panique et je me demande si je serai à la hauteur. Je dois me rassurer, puis j'y parviens, ce contrôle que je peux avoir, appuyer de toutes mes forces pour tout cacher, pour ne rien laisser transparaître. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et hier, j'ai laissé un message à J., pour dire que samedi on aurait pu se voir, faute de réponse, j'ai dit de laisser tomber, qu'au fond ça n'importait pas, tout ça. Je ne sais pas si un jour je réussirai à aimer J. de la bonne façon, parce que je ne pense pas que ce soit la bonne façon d'aimer, j'aime mal, j'aime trop, j'aime comme l'on écrit, comme l'on se donne par amour autant que l'on se donne par l'écriture, je ne sais pas si je suis capable d'aimer d'une autre manière, ou si J. m'aime, et si oui dans quelle mesure, pourquoi, pourquoi m'aimer, comment en arrive-t-on à m'aimer, exactement, et ainsi de suite. Je ne sais pas non plus si nous réussirons à nous aimer réellement. Peut-être, qui sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je sais c'est qu'un jour nous ne nous aimerons sans doute plus, qu'on se quittera pour quelqu'un d'autre, ou pour personne. Que la même chose se produira, jusqu'à ce que l'idée de ne pas vivre seul soit acceptable, jusqu'à ce qu'elle ne nous hante plus tout à fait. Ou alors nous nous aimerons, et l'un d'entre nous devra être confronté au départ, à la perte de l'autre. Et c'est alors qu'il faudra cohabiter seul avec le silence, avec l'angoisse, avec la peur, avec ces émotions que l'on met de côté une bonne partie de notre existence, que l'on tente de camoufler par toutes ces choses que l'on doit faire, ces amours que l'on avorte, ces baises minables que l'on se tape pour se rassurer alors qu'en fait elles ne font qu'amplifier tout ce que l'on n'a pas, tout ce que l'on n'est pas, le boulot, la famille, les loisirs, tout le reste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut-être pour ça que les gens n'aiment pas vraiment les films d'Ingmar Bergman, parce que c'est ce qu'ils redoutent le plus, de rester seul jusqu'à la fin, ils sont bien trop confortables pour l'instant et ils n'aiment pas les silences. J'ai l'impression que je pourrais passer le reste de ma vie à ne rien dire, à ne rien dire du tout, à me fermer au monde extérieur en tentant de tout détruire à l'interne. Je ne me force plus pour animer les conversations, lorsque le silence s'installe, je lui fais une place, je lui dis tiens, j'avais justement besoin de toi. Je deviens Elisabet Vogler, je m'éloigne du monde et curieusement, je n'en souffre pas vraiment. Je m'ennuie, tout m'ennuie, tout me paraît d'une futilité incroyable. J'aurais envie de tout claquer, là, tout de suite, j'en ai rien à foutre, ni de J. qui d'ailleurs n'en a pas plus à foutre que ça de moi, ni du reste, j'aurais envie de me réfugier quelque part, ou de courir, ou de prendre le taxi et de dire, "allez, emmenez-moi où vous voulez, peu m'importe", on passe sa vie entière à se chercher quand on fond se perdre est une chose tellement plus simple. Je ne sais pas pourquoi cette idée me traverse l'esprit, mais elle me traverse, voilà. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime les films d'Ingmar Bergman parce que leurs images recèlent déjà une part d'inexorabilité, une fatalité à laquelle on ne pourra jamais se soustraire, au bout du compte. Toujours, et à jamais, seul. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est mon anniversaire samedi, je vais voir "Forêts" de Wajdi Mouawad à l'Espace GO, et je commence un stage chez enRoute cet été.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-1792828490580369169?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/1792828490580369169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=1792828490580369169' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/1792828490580369169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/1792828490580369169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2007/01/les-films-dingmar-bergman.html' title='Les films d&apos;Ingmar Bergman'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-2175502371188558588</id><published>2006-12-28T13:00:00.001-05:00</published><updated>2009-08-08T01:05:25.489-04:00</updated><title type='text'>Secrets</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.njfilmfest.com/pride%20and%20prejudice.jpg" width="500" height="335"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;C'est bien parce que c'est &lt;a href="http://bi-universelle.blogspot.com/"&gt;Fanny&lt;/a&gt; qui me le demande, et puis parce que c'est le temps des fêtes, que j'accepte de vous dévoiler cinq secrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. J'ai adoré le film "Orgueil et préjugés", celui de Joe Wright, avec la magnifique Keira Knightley. Mais je tiens à préciser que ça n'enlève rien à ma masculinité, et que je déteste toujours avec autant de hargne l'oeuvre de Jane Austen et ses dérivés (comme la série du même nom qu'Artv rediffuse quarante fois par année).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. J'aime la pop facile. J'aime Madonna. Ce fut un long processus d'acceptation personnelle, mais voilà, je le revendique, Madonna est excellente pour faire groover un dancefloor. De "Music" jusqu'à "Hung Up", personne ne peut la clancher, et je n'hésite plus à me déchaîner et à danser en hurlant "Every little thing that you say or do, I'm hung up, I'm hung up on you, waiting for your call, baby night and day, ..." Et il y a Kylie Minogue, aussi (pour me déculpabiliser je me dis d'ailleurs que c'est quand même Michel Gondry qui a réalisé l'un de ses clips). Mais je tiens à préciser que ça n'enlève rien à ma masculinité, encore une fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. La première fois que j'ai embrassé quelqu'un, j'avais sept ans. Nous étions à l'extérieur, la neige tombait, et c'était drôlement romantique. Et la fois suivante, ça remonte à il y a deux ans, à Paris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. J'adore constater que je suis dans le "blogroll" de quelqu'un. Et ouais, je suis prétentieux et nombriliste, je sais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;5. La personne que j'aime se trouve quelque part dans mes liens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je l'envoie maintenant à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. &lt;a href="http://biscuitvio.canalblog.com/"&gt;Violaine&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. &lt;a href="http://lesvieuxgarcons.blogspot.com/"&gt;Les Vieux Garçons&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. &lt;a href="http://m-noelle.blogspot.com/"&gt;Marie-Noëlle&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. &lt;a href="http://jememoi.monblog.ca/"&gt;Geneviève&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. &lt;a href="http://blogenevieve.blogspot.com/"&gt;L'autre Geneviève&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-2175502371188558588?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/2175502371188558588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=2175502371188558588' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/2175502371188558588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/2175502371188558588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/12/secrets.html' title='Secrets'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-7020754718860567888</id><published>2006-12-26T16:25:00.000-05:00</published><updated>2006-12-26T17:18:17.557-05:00</updated><title type='text'>Pamuk, au nom du père</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://www.oreal.de/pic/literatur/543_25_orhan_pamuk.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;L'année dernière, presqu'à pareille date, &lt;a href="http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/01/de-la-neige-sur-montral.html"&gt;j'ai glissé un mot&lt;/a&gt; au sujet du roman "Neige", de l'écrivain turc Orhan Pamuk, que je venais tout juste de terminer. J'y mentionnais ses démêlés avec la justice turque à propos d'une entrevue qu'il a accordée à un journaliste sur le génocide arménien, et je revenais sur le roman, sur l'écriture très particulière de l'auteur de "Mon nom est Rouge". Cette année, il a remporté le prestigieux Prix Nobel de Littérature 2006, et &lt;a href=http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2006/pamuk-lecture_fr.html&gt;le texte qu'il a lu&lt;/a&gt; à Stockholm lors de son discours de réception, un peu plus tôt au début du mois de décembre, s'intitule "La valise de mon papa". Il parle des écrits de son père, et de la responsabilité d'être écrivain, de ce que cela implique. Étrange, puisque les lauréats du Prix Nobel de Littérature ont l'habitude de parler de politique, alors que Pamuk s'en défend bien, prétendant que la télévision et les médias se chargent maintenant de cela, et que l'essentiel de la littérature consiste désormais à essayer de trouver qui nous sommes réellement, et quelle place nous avons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a ces quelques phrases, qui m'ont semblées extrêmement justes, très belles, sur l'écriture :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pour moi, être écrivain, c'est appuyer sur les blessures secrètes que nous portons en nous, que nous savons que nous portons en nous - les découvrir patiemment, les connaître, les révéler au grand jour, et faire de ces blessures et de nos douleurs une partie de notre écriture et de notre identité."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quant à ma place dans l'univers, mon sentiment était que de toute façon, j'étais à l'écart, et bien loin de tout centre, que ce soit dans la vie ou dans la littérature."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'écris parce que je n'arrive pas à être heureux, quoi que je fasse. J'écris pour être heureux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son texte, Pamuk raconte comment son père lui a un jour donné une valise, remplie de ses écrits qu'il n'a jamais voulu lui montrer de son vivant, parce qu'il avait peur que son grand fils, écrivain reconnu et célébré dans le monde entier, juge ce qu'il avait lui-même produit. Ça m'a rapidement fait penser à mon rapport avec mon père, même s'il est inverse, même si c'est lui qui a publié un peu moins d'une dizaine de livres, et moi qui ne me sens pas la force de rendre compte de mes propres écrits publiquement, par honte, et aussi par peur, sans doute.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-7020754718860567888?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/7020754718860567888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=7020754718860567888' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/7020754718860567888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/7020754718860567888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/12/pamuk-au-nom-du-pre.html' title='Pamuk, au nom du père'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-2621191837066997827</id><published>2006-12-26T15:34:00.001-05:00</published><updated>2006-12-28T09:40:14.697-05:00</updated><title type='text'>L'heure des bilans</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://img20.imageshack.us/img20/1324/02sx9.jpg" width="500" height="335"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Eh ouais, je sais que la plupart des gens ont décidé, pour une raison inexplicable, de boycotter les listes de fin d'année et de laisser tomber les palmarès, mais comme je sais que secrètement la plupart d'entre eux en font quand même et aiment en lire, j'ai décidé de m'affirmer et de ne pas prétendre ne pas vouloir en faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors... Je sais, je sais, c'est de la pop, mais de la pop comme il ne s'en fait plus. &lt;strong&gt;Lily Allen&lt;/strong&gt; est un véritable coup de coeur cette année, et son album "Alright, Still", l'un de ceux que l'on ne se lasse jamais d'écouter. "Everything's Just Wonderful" quand ça va bien, "Littlest Things" quand ça va mal. "Smile" pour sa jouissive missive contre les ex, "LDN" pour s'imaginer au soleil près de la Tamise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté anglophone, plusieurs très bons coups. &lt;strong&gt;Charlotte Gainsbourg&lt;/strong&gt; et "5:55", d'abord pour sa voix magnifique, mais aussi pour l'incroyable travail du groupe Air au niveau musical. &lt;strong&gt;Joanna Newsom&lt;/strong&gt;, ensuite, et "Ys", pour son souffle adouci après un premier effort, et aussi pour les envolées lyriques de cet album quasi-mystique. Newsom disait, en entrevue aux "Inrocks", que chacune des cinq pièces composant "Ys" révélait une part de tristesse, un drame personnel qu'elle était incapable d'illustrer, dont elle ne pouvait parler ouvertement, et qu'elle a préféré teindre d'ambiguïté par la musique. Très belle façon de concevoir un album... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour de &lt;strong&gt;Beck&lt;/strong&gt; avec "The Information", et son syle fourre-tout : c'est un beau pot-pourri d'électro, de folk, de pop et même de hip-pop. Mention particulière à CSS, acronyme de &lt;strong&gt;"Cansei de Ser Sexy"&lt;/strong&gt; ("Fatigué d'être sexy", en portugais), un groupe brésilien influencé par Peaches. Sur la scène montréalaise, &lt;strong&gt;Islands&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Patrick Watson&lt;/strong&gt; se sont avérés de belles surprises, pour "Return to the Sea" et "Close to Paradise", alors que &lt;strong&gt;Nouvelle Vague&lt;/strong&gt; ("Bande à Part") et les &lt;strong&gt;Yeah Yeah Yeahs&lt;/strong&gt; ("Show Your Bones") nous ont confirmé qu'ils avaient bel et bien du talent. Le génial &lt;strong&gt;Thom Yorke&lt;/strong&gt; nous a offert "The Eraser", qui, sans être totalement différent des travaux de Radiohead, a été un bon compromis estival, nous permettant de patienter jusqu'au successeur de "Hail to the Thief". &lt;strong&gt;Sean Lennon&lt;/strong&gt; résonne un peu comme le paternel dans "Friendly Fire", ce qui n'est pas pour déplaire, et &lt;strong&gt;Jane Birkin&lt;/strong&gt;, langoureuse amante de Serge Gainsbourg sur "Je t'aime, moi non plus", mère de Charlotte, s'est entourée d'excellents collaborateurs sur "Fictions", un album urgent, vif, à l'image de cette Jane magnifique qui court à travers Paris sur les photos du disque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors, l'an prochain ? Il y a(urait) &lt;strong&gt;Daniel Bélanger&lt;/strong&gt; et cet album mystère que l'on n'attend plus, et &lt;strong&gt;The Arcade Fire&lt;/strong&gt; avec "Neon Bible", un titre extrêmement prometteur - dire que je n'ai pratiquement jamais su qu'ils venaient cinq soirs à Montréal, à la Fédération Ukrainienne... Oh, et un second &lt;strong&gt;Carla Bruni&lt;/strong&gt;, "No Promises", dont les textes proviennent de grands poètes anglais, comme Emily Dickinson. On peut déjà écouter quelques morceaux &lt;a href="http://www.carlabruni.com"&gt;sur son site officiel&lt;/a&gt;, en attendant de pouvoir écouter l'ensemble les dimanches matins un peu gris, quand on se réveille tard avec quelqu'un qu'on aime. C'est bizarre, je me sens toujours un peu mal de l'apprécier, alors que d'un autre côté je suis tombé amoureux du roman de Justine Lévy, "Rien de grave", dans lequel elle raconte sa rupture d'avec Raphaël Enthoven qui l'a quittée pour Bruni...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Albums francophones, maintenant. Quel dommage, qu'elle soit oubliée toujours tout le temps, au Québec. Quel dommage, que personne ne lui accorde une petite place dans les palmarès du "VOIR", du "ICI", de "La Presse" et des autres, et quel dommage qu'on ne lui offre que de faire la première partie d'un spectacle d'Ariane Moffatt aux FrancoFolies. &lt;strong&gt;Émilie Simon&lt;/strong&gt; n'est pas choyée ici, et je ne sais pas tout à fait pourquoi, puisque "Végétal" est un pur chef-d'oeuvre, bien supérieur à son premier album. Maîtrise des textes, des textures, de l'atmosphère sonore, c'est de l'électro et de la pop bien différente de Thomas Fersen ou de Vincent Delerm. Deux sons d'hiver magnifiques, &lt;strong&gt;Malajube&lt;/strong&gt; et son "Trompe-l'Oeil", &lt;strong&gt;Pierre Lapointe&lt;/strong&gt; et sa "Forêt des mal-aimés". "Chevrotine", du groupe français &lt;strong&gt;Holden&lt;/strong&gt;, ensuite, pour la voix claire et lucide d'Armelle Pioline, et cette musique d'un autre temps que l'on ne se lasse pas d'écouter. &lt;strong&gt;Navet Confit&lt;/strong&gt;, que j'ai pris un peu de temps à apprécier, mais qui reste une découverte plutôt surprenante, ça me fait penser à du Leloup, dans ses moments sans omniprésence médiatique... Oups, désolé, c'est sorti tout seul. Pas de "Mexico" dans la liste, parce que je ne l'ai tout simplement pas acheté. Pas envie. Peut-être que je manque quelque chose. Mais tant pis. Et puis pour finir l'année en beauté, il y a aussi eu &lt;strong&gt;Dumas&lt;/strong&gt; avec "Fixer le temps", et &lt;strong&gt;Numéro#&lt;/strong&gt; et leur très joli premier album, "L'idéologie des stars". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté cinéma, maintenant. Je sais qu'il n'a pas plu à tout le monde, surtout après le génial "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", mais &lt;strong&gt;"The Science of Sleep"&lt;/strong&gt;, de Michel Gondry, m'a beaucoup ému. Pour toute cette réflexion sur les relations que l'on entretient avec les autres - sur notre incapacité à entretenir des relations avec les autres - et avec soi-même. Parce que ça m'a fait penser aux univers que je créais, étant enfant, et qui habitent toujours mon esprit aujourd'hui, un peu à l'image de Stéphane, qui s'invente des mondes pour s'y réfugier, et qui finit par y croire, par y vivre, préférant même y vivre que de vivre dans la réalité. Je crois que je suis un peu comme ça. Et puis, pour l'amour impossible, surtout, pour l'amour impossible. Et puis il y a aussi le souvenir de cette conversation, suite au film, avec Myriam et sa soeur Cassandra, au Café du Nouveau Monde, où nous avons parlé d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Volver"&lt;/strong&gt;, bien sûr, de Pedro Almodóvar, pour Penélope Cruz, et le retour aux sources du réalisateur de "Todo sobre mi Madre" et de "Hable con Ella". C'est un hommage aux femmes, un hommage à la famille, aux racines, à la vie, et aussi à la mort. Aux mensonges et à la vérité. Bref, un excellent cru, à voir absolument. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a &lt;strong&gt;"The Secret Life of Words"&lt;/strong&gt;, un film très surprenant d'Isabel Coixet, réalisatrice du sublime "My Life Without Me". Pour ce coup-de-poing, ce petit arrière-goût amer, et l'interprétation de Sarah Polley et de Tim Robbins. Inoubliable. &lt;strong&gt;"Marie-Antoinette"&lt;/strong&gt;, de Sofia Coppola, ensuite, qui n'a pas plu à tout le monde, mais que j'ai tout de même beaucoup aimé. Parce qu'encore une fois, Coppola explore le thème de la solitude, ce thème qui va si bien à l'ensemble de ses films : pour Kirsten Dunst, lumineuse et seule, pour l'histoire de cette petite fille naïve confrontée trop tôt à un monde qui n'est pas le sien. Parce que c'est quelqu'un qui, du début jusqu'à la fin, n'aura pas été à sa place. Ce n'est pas "Lost In Translation", mais c'est tout près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, &lt;strong&gt;"Babel"&lt;/strong&gt;, d'Alejandro González Iñárritu, pour le silence, pour ces mots qui ne sont pas dits, et pour ceux qui sont de trop. Pour ces distances qui paraissent insurmontables entre nous et nos semblables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de théâtre, je commence à m'y remettre : cette année, deux coups de coeur, et deux claques : &lt;strong&gt;"Le Projet Andersen"&lt;/strong&gt; de Robert Lepage, et &lt;strong&gt;"Incendies"&lt;/strong&gt; de Wajdi Mouawad. Bien hâte en janvier, ce sera l'occasion de voir &lt;strong&gt;"Forêts"&lt;/strong&gt; à l'Espace GO, la nouvelle pièce de Mouawad, pour mon anniversaire. Et il y a &lt;strong&gt;cette nouvelle création de La La La Human Steps et d'Edouard Lock&lt;/strong&gt;, en avril, qui semble bien prometteuse... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les romans, je m'abstiens. Je n'en ai pas lu assez pour juger. Je lis en ce moment &lt;strong&gt;"Les Bienveillantes"&lt;/strong&gt; de Jonathan Littell, je pourrai dire lorsque je l'aurai lu si l'engouement autour de ce robuste ouvrage de plus de mille pages, sur les confidences d'un officier SS allemand, justifiait ce Goncourt et ces ventes exceptionnelles de plus de 500 000 exemplaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, quelques bons coups : &lt;strong&gt;"Everyman"&lt;/strong&gt;, de Philip Roth, un essentiel à lire de l'auteur de "Human Stain". Ça frappe, c'est dur, c'est cruel, mais voilà, c'est aussi ça, la littérature. Il publiera en octobre 2007 un roman qui signe la fin de Nathan Zuckerman, son alter ego de "American Pastoral", et qui s'intitulera "Exit Ghost", en écho au premier ouvrage mettant en scène Zuckerman, "The Ghost Writer". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Extremely Loud and Incredibly Close"&lt;/strong&gt;, du prodige Jonathan Safran Foer, qui vient de paraître en version française, aussi. Christine Angot nous a donné un nouveau &lt;strong&gt;"Rendez-vous"&lt;/strong&gt;, décrié par à peu près tous ses détracteurs, mais qui reste, selon moi, un très beau livre pour tous ceux à qui l'écriture autobiographique ne donne pas l'urticaire. Puis &lt;strong&gt;"Lignes de Faille"&lt;/strong&gt;, de Nancy Huston, un récit très juste et acide sur le souvenir, la mémoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, et une belle surprise, &lt;strong&gt;"Les perruches sont cuites"&lt;/strong&gt;, de Charles Bolduc. Parce que l'espace d'une centaine de pages, on a l'impression de retrouver "dans un coin de soi-même des morceaux du monde réel", comme l'écrivait Artaud, outre les baises, outre les filles qui prennent la place des unes et des autres, outre l'alcool, la solitude, Charles Bolduc a cette manière d'écrire sur le reste, sur ce qui reste. Sur le départ des choses, des êtres, et de soi. Ses mots sont précieux. Voilà, donc. Il m'en manque, mais c'est promis, j'essaierai de combler cette ignorance des derniers mois et de me remettre intensivement à la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas été très fidèle au poste, au mois de décembre, ni envers ce blog, ni envers plusieurs exigences. Voyez, j'imagine que c'était nécessaire : j'essaierai de faire mieux. Tiens, ça pourrait faire partie de mes résolutions...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-2621191837066997827?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/2621191837066997827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=2621191837066997827' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/2621191837066997827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/2621191837066997827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/12/lheure-des-bilans.html' title='L&apos;heure des bilans'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116408461995649569</id><published>2006-11-20T23:02:00.000-05:00</published><updated>2006-11-20T23:50:20.143-05:00</updated><title type='text'>Une nuit au bord du gouffre</title><content type='html'>Je n'ai pas envie de parler de ce Salon du Livre de Montréal, de ce que j'ai fait, des gens que j'ai rencontrés, je souhaitais simplement partager ces mots écrits par Jonathan Littell dans "Le Monde des Livres" de vendredi dernier, au sujet de l'écriture des "Bienveillantes", de son succès et des prix littéraires qu'il a remportés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quand on est dedans, on ne sait jamais si on y est vraiment. On peut être sûr de faire de la "littérature", mais, en fait, rester en deçà, tout comme on peut être rongé de doutes, alors que depuis bien longtemps déjà la littérature est là. Le texte d'un malade mental peut se révéler de la littérature, quand le texte d'un grand écrivain ne l'est pas, pour des raisons ambiguës et difficilement explicables. On est de toute façon dans le doute. On ne sait pas. (...) La notion d'espace littéraire évacue la notion de qualité. Un texte très mal écrit peut se révéler de la grande littérature, quand un autre, pourtant très bien écrit, n'est pas de la grande littérature. Il faut juger chaque livre en fonction de ses objectifs et ses exigences propres, et non par rapport aux autres livres. (...) Mon livre est contre lui-même, il travaille contre sa propre exigence, qu'il n'atteindra bien entendu jamais." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un livre est une expérience. Un écrivain pose des questions en essayant d'avancer dans le noir. Non pas vers la lumière, mais en allant encore plus loin dans le noir, pour arriver dans un noir plus noir que le noir de départ."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucide, brillant, et dont le roman hante ma tablette, sans doute pour très peu de temps encore...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, durant la nuit, évacuation de l'angoisse, des larmes, des tremblements, par une série de crises, de brisures et de déchirements, de tout ce qui m'habitait et que je n'ai pas réussi à canaliser au cours du week-end, de par ces rencontres avec des gens que je considère mille fois mieux que moi, sous tous les points de vue, y compris, et peut-être surtout, du point de vue littéraire (Charles B., Marie-Hélène P., Véronique M., Stéphane D., etc...), de par ce constant besoin de plaire et de ne pas décevoir, ridicule ambition qui ne sera jamais atteinte, de par ces échecs que je continue sans cesse de commettre : je me rends compte que je travaille justement "contre ma propre exigence", et qu'évidemment, je ne l'atteindrai "bien entendu jamais" - et ce dans tous les sens du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, durant la nuit, une nuit au bord du gouffre. Et une autre qui approche, dans quelques minutes, à l'instant même où je commettrai, une nouvelle fois, un texte comme celui-ci. À l'instant où j'éteindrai les lumières pour sombrer dans le noir le plus profond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116408461995649569?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116408461995649569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116408461995649569' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116408461995649569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116408461995649569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/11/une-nuit-au-bord-du-gouffre.html' title='Une nuit au bord du gouffre'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116374855800764399</id><published>2006-11-16T20:34:00.000-05:00</published><updated>2007-09-08T00:36:07.952-04:00</updated><title type='text'>Opacité</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/11/13/h_3_ill_834085_babel-bis.jpg"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Journée grise, nuageuse, un peu de pluie, et quelques rayons de soleil, pour ne pas miner complètement le moral des troupes. Je monte le boulevard Saint-Laurent vers l'Ex-Centris pour voir "Babel", le nouveau film d'Alejandro González Iñárritu avec Brad Pitt et Cate Blanchett, à la séance de treize heures quarante. Détour chez un marchand de revues, puis sur Prince-Arthur, puis sur Hôtel-de-Ville, puis sur Rachel pour revenir au point de départ. Peu de gens dans la salle, c'est dingue comme ça fait du bien de voir un film en après-midi. Pour une fois, je me rends compte que j'affiche clairement cette médiocrité que je tente de ne pas rendre publique, toute cette laideur que je porte en moi et que je cache par des façons d'être, ou des mots, ou des phrases, ou des objets, ou des images de moi-même multipliées à l'infini pour donner l'illusion que je suis quelqu'un d'autre. "Les particules élémentaires" en bande annonce, ils ont tout misé sur le cul, ce qui veut dire qu'ils n'ont absolument rien compris au roman de Michel Houellebecq. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, "Babel". "Babel", c'est ce monde dans lequel il est impossible de communiquer, et où pourtant les différents modes de communication n'ont jamais été aussi accessibles à tous. "Babel", c'est le cri d'une balle qui perce l'air dans le désert pour aller frapper une touriste américaine, une balle venue d'un fusil que deux enfants tiennent dans leurs mains comme s'il s'agissait d'un jouet. "Babel", c'est la parole désespérée d'une jeune adolescente sourde et muette qui se bat pour exister dans un Tokyo aux millions d'habitants eux-mêmes sourds à sa détresse. "Babel", c'est ce rêve d'une nouvelle vie pour une clandestine mexicaine, s'effondrant après seize ans d'existence américaine. "Babel", c'est tout ça, et c'est un film profondément humain, parce qu'il dépeint cette facette vulnérable, misérable, de nous-même que nous nous efforçons de ne pas trop faire paraître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai adoré cette froideur chez Cate Blanchett, cette lourdeur, le poids des larmes et des silences, chez cette jeune actrice japonaise, cette tentative d'oublier en allant ailleurs, jouée brillamment par Brad Pitt, pour une fois, ses cheveux gris assumés. Le scénario est, évidemment, comme pour "Amours chiennes" et "21 grammes", le pilier fondateur de ce casse-tête aux pièces complexes sur la mondialisation et les relations entre l'Orient et l'Occident, et la mise en scène méritait ce prix remporté lors du dernier Festival de Cannes, même si ces caméras tremblantes et ce mouvement continuel de plans accélérés, rapprochés, éloignés, distants, semblent être des éléments plutôt secondaires dans la réussite du film - l'interprétation des acteurs et la construction narrative sont beaucoup plus essentiels, à mon avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sorti assez rapidement de la salle, d'Ex-Centris, du boulevard Saint-Laurent, de tout ça. Comme par réflexe, j'ai ouvert le cellulaire, pour voir si j'avais reçu des messages, tout en dénouant les fils de mon iPod. Et puis je me suis rappellé cette scène, celle où cette jeune japonaise est nue, dans les bras de son père, après avoir tenté par tous les moyens d'accéder à une forme d'abandon sexuel, parce qu'elle est différente des autres et qu'elle ne correspond pas à la norme, parce qu'elle est marginale. Ou cette scène, lorsqu'elle entre dans une discothèque pour se rendre compte que ce n'est pas son monde, que tout ce bruit, que toutes ces lumières, tous ces gens qui semblent si beaux, ce n'est pas elle, rien ne lui ressemble. C'est alors que j'ai refermé le iPod, et le cellulaire, et je me suis mis à observer, en silence, les autres, ces autres, vous et moi, dans la rue, le métro, l'autobus, ces conversations de cette même infinie médiocrité, justement, et qui nous font penser que l'on est un peu moins seuls, alors que c'est le contraire. Qu'au fond, rien ne nous unit davantage que cet individualisme collectif, l'échec d'une société menée par la peur et l'incompréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais chéri, si tu peux arrêter pour prendre un truc à dîner (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qu'est-ce que tu fous, moi je t'attends depuis (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'en avais marre de lui, alors j'ai décidé de le laisser tomber pour plutôt envisager quelque chose avec l'autre, tu sais, (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tu veux bien m'écouter une seconde ? (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui, je t'aime. Je t'aime, tu m'entends ? Qu'est-ce que tu veux que je te dise de plus ? (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rappelle-moi plus tard, je suis occupé en ce moment (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rappelle-moi (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rappelle-moi (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonnerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Rappelle-moi (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un type qui gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonnerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fermé les yeux juste à temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116374855800764399?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116374855800764399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116374855800764399' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116374855800764399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116374855800764399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/11/opacit.html' title='Opacité'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116347986226190377</id><published>2006-11-13T23:30:00.000-05:00</published><updated>2006-11-13T23:55:39.810-05:00</updated><title type='text'>Godspeed</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://brainwashed.com/godspeed/images/fly_pan_am_9.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://brainwashed.com/godspeed/images/nurnberg-3.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Approximativement 20h. J'enlève les vêtements. Je m'endors. Avec Godspeed You! Black Emperor comme fond sonore, et je me réveille, vers 21h30, avec cette bizarre impression d'être en léthargie totale, comme en dehors de tout, de ne jamais avoir fait réellement partie de quoi que ce soit. Un engourdissement de tous mes muscles, de tous mes membres, jusqu'à la pensée qui fige, cristalline, pour tenter d'oublier et de cicatriser les blessures. "Et pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie apaisée, comme si le monde enfin marquait une pause." - Marie Nimier, "La Reine du Silence".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://brainwashed.com/godspeed/images/nurnberg-4.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://brainwashed.com/godspeed/images/nurnberg-5.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116347986226190377?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116347986226190377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116347986226190377' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116347986226190377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116347986226190377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/11/godspeed.html' title='Godspeed'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116322548659814458</id><published>2006-11-11T01:06:00.000-05:00</published><updated>2006-11-11T01:14:32.816-05:00</updated><title type='text'>Seul, un vendredi vers minuit, avec un alcool fort</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://www.hollywoodjesus.com/movie/lost_in_translation/02.jpeg" width="500" height="333" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116322548659814458?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116322548659814458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116322548659814458' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116322548659814458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116322548659814458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/11/seul-un-vendredi-vers-minuit-avec-un.html' title='Seul, un vendredi vers minuit, avec un alcool fort'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116235414688832905</id><published>2006-10-31T22:53:00.000-05:00</published><updated>2006-11-11T01:11:41.740-05:00</updated><title type='text'>Faire la paix avec les fantômes</title><content type='html'>C'est en lisant Véronique Marcotte, en laissant un commentaire sur son blog au sujet de l'écriture, que je me suis dit qu'il était temps d'écrire, qu'il était temps de cesser de peser chacun de mes mots, continuellement, jusqu'à l'obsession, mais plutôt tout relâcher, larguer les amarres, les laisser partir au large et accepter, simplement, leur vie autonome. Je les mâche depuis plusieurs jours, ils macèrent dans ma gueule, ces mots que je tente de formuler sur le dernier Sofia Coppola, "Marie-Antoinette", que j'ai beaucoup aimé (et ce malgré la critique - Kirsten Dunst est absolument divine, et c'est dingue à quel point elle éblouit, cette Marie-Antoinette, jeune, naïve, et grave, profonde, en même temps), sur cette étrange soirée aux Trois petits bouchons, sur Saint-denis, un nouveau restaurant assez sympathique, tout seul, à prendre une place au bar parce que tout est réservé, à tenter sans grand succès de me rendre ivre et de croire que je n'existe pas. J'aimerais parler de ces films vus au Festival du Nouveau Cinéma, de "Flandres" de Bruno Dumont qui m'a énormément marqué, par son abjection totale mais nécessaire, de "Red Road", de "Grbavica", de "The Boss of it All". J'aimerais mentionner le fait qu'un livre auquel j'ai vaguement collaboré vient d'être publié, il s'appelle "Paraffine", c'est très peu, mais j'ai écrit la préface, et ça me fait plaisir de le retrouver, de voir que le projet amoureux d'un photographe s'est enfin réalisé, et que j'ai pu y contribuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier, il y a déjà une semaine donc, je suis allé au Théâtre du Nouveau Monde, pour voir "Incendies" de Wajdi Mouawad que je souhaitais voir depuis un bon bout de temps déjà. Je ne vais pas très souvent au théâtre, la dernière fois c'était pour "Le Projet Andersen" de Robert Lepage, je crois, en mai dernier. Et je m'attendais à tout sauf ça. J'en suis ressorti complètement assommé, déstabilisé, je ne sais pas comment je suis arrivé à mettre un pied devant l'autre. J'en parle encore et j'ai des frissons, je ne sais trop comment décrire ce que j'ai ressenti avec exactitude, j'imagine qu'il faut voir, qu'il faut entendre, tout ça, pour comprendre. Le poids m'est tombé dessus, et je n'ai pas pu faire autrement que de m'effondrer devant tant de grâce, parce que c'était la seule chose possible à faire. La seule solution qui m'est apparue potable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'une mère silencieuse qui, lorsqu'elle meurt, laisse en héritage à ses deux enfants deux lettres destinées à leur père et à un frère dont ils n'ont jamais connu l'existence. Jeanne et Simon doivent alors entreprendre une quête à la recherche de leurs origines pour découvrir ces deux êtres, même si la vérité est en fait un brasier impossible à éteindre, un brasier qui finira par les brûler tout comme il a brûlé leur mère. "Incendies", c'est la combustion des souvenirs, des mensonges, de la colère, de la haine, de la guerre, de la violence, de la rédemption, et, plus que tout, de l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La beauté de l'écriture de Mouawad est accentuée par l'interprétation magistrale des acteurs de la pièce, de chacun d'eux, d'Andrée Lachapelle à Éric Bernier, en passant par Marie-Claude Langlois et Isabelle Leblanc. Et puis la mise en scène, dont certaines images resteront à jamais gravées dans ma mémoire ; un arroseur qui se transforme en arme crachant tantôt de l'eau sur une pelouse de banlieue, tantôt le sang de victimes d'un carnage dans un autobus, une mitraillette au passé encombré de cadavres, pour chanter "Roxane" ou "Daddy Cool". Ça m'a fait l'effet du film "Elephant", de Gus Van Sant, ou de "Dogville", de Lars von Trier, comme le vrombissement d'un avion emplit les oreilles d'un bourdonnement sourd juste avant le décollage, comme s'il ne cessait de s'accentuer, jusqu'à vous rendre vous-même complètement absent du reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, dîner avec une amie, juste avant je passe à la Librairie Gallimard pour acheter "Incendies" parce que j'ai besoin des mots de Wajdi Mouawad pour me raccrocher à ce bourdonnement sourd, pour ne pas le perdre, parce que parfois le sentiment d'une pièce de théâtre disparaît au bout de quelques mois, et cette fois-ci je veux le garder, je veux que soit gravé ce moment dans ma mémoire. Je vois X., nous sommes seuls, nous échangeons quelques mots sur "Extrêmement fort et incroyablement près" de Jonathan Safran Foer, je dis, "j'ai beaucoup aimé ce livre", X. répond, "je t'en reparlerai", ça me fait sourire, ça me fait plaisir mais je sais que tout ça est faux et je m'en moque, à vrai dire, de la fausseté, pour l'instant j'y crois et c'est tout ce qui compte, en attendant de retomber, comme à chaque fois. En me rendant Chez Lévêque pour le déjeuner, en métro, je relis des passages, je ne peux faire autrement que de les lire et les relire continuellement, comme ça, parce que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"À présent, il faut réapprendre à avaler sa salive. C'est un geste parfois très courageux. Avaler sa salive. À présent, il faut reconstruire l'histoire. L'histoire est en miettes. Doucement, consoler chaque morceau. Doucement, guérir chaque souvenir. Doucement, bercer chaque image."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aussi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Maintenant que nous sommes tous ensemble, ça va mieux, il a répondu, et je suis tombée par terre, plus bas encore, au creux même de l'océan, c'est-à-dire au fond, au plus profond de mes larmes de bonheur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un détour à Cinémania, ensuite, au Cinéma l'Impérial, pour revoir "Trois Couleurs - Bleu", de Krzysztof Kieślowski, avec Juliette Binoche. La première fois que je l'ai vu, ce film, je me rappelle, je devais avoir sept ou huit ans, et j'ai été traumatisé par la scène de l'accident de voiture, où Julie, le personnage principal, perd son mari, illustre compositeur, et leur petite fille. Ma mère avait acheté la bande sonore, avec ce morceau inachevé pour "l'Unification de l'Europe"' et ce choeur qui parle d'amour, et j'étais incapable d'écouter, je paniquais, parce que ça me rappelait continuellement cet accident, l'automobile disloquée contre un arbre, ce sentiment absolu de perte, d'un déséquilibre profond et d'un amour vidé de ses entrailles. Aujourd'hui, j'ai beaucoup aimé le film, pour ces mêmes raisons qui m'empêchaient de le voir lorsque j'étais plus jeune. Des scènes d'une violence que l'on s'impose, ces médicaments qu'elle gobe calmement pour en finir, puis qu'elle finit par recracher parce qu'elle en est incapable, ce sang qui coule des jointures lorsqu'elle glisse ses mains le long des parois rocheuses. En sortant du cinéma, juste avant de revenir, je me suis arrêté sur l'esplanade vide de la Place-des-Arts, c'était sombre et il y avait uniquement ce rayon de lumière de la Place Ville-Marie, la neige tombait lentement, elle perlait les rives gelées des fontaines arrêtées, figées dans le temps tout près des immenses fenêtres des salles Wilfrid-Pelletier et Maisonneuve. J'ai mis un peu de musique, Air, la bande sonore de "Virgin Suicides", j'ai senti une larme, et je me suis dépêché à prendre le métro, c'est fou ce que les fantômes peuvent vous émouvoir, parfois, autant ceux d'une pièce de théâtre, d'un film, et les vôtres, aussi, vos propres fantômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques jours, l'envie de reparler à M., ça fait si longtemps, c'est si lointain, cette histoire, je ne sais même plus pourquoi tout s'est soudainement brisé, d'où provient la cassure, je sais qu'elle est profonde, mais voilà, ce soir-là j'avais envie de parler à M. et de savoir comment vont les choses, quoi de neuf, le genre de trucs que l'on se dit après des années de silence, une fois de temps en temps, comme ça, presque par obligation de ne pas mutuellement s'oublier. M. parle de la nouvelle vie, du départ pour Toronto, du retour à Montréal, de sa situation amoureuse, du boulot, de son passe-temps de photographe. Je suis là à écouter, et ça me touche, tout ça, M. me demande, et toi, de manière générale, comment tu vas, et je réponds bien, très bien, très bien ? oui, très bien, vraiment, mais non, mais si, je te dis, mais non, mais non, tu n'as pas changé, tu ne peux pas avoir changé comme ça, ce n'est pas toi, tu ne vas pas très bien, et tu dis le contraire, faut se méfier quand tu dis des trucs comme ça, ça me fait sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai envie de m'acheter un nouveau portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai envie d'en finir avec ce foutu manuscrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute Duchess Says, CSS, Numéro#, et aussi Charlotte Gainsbourg, bien sûr, "5:55".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie de lire trop de choses, ça alterne du dernier Alain Fleischer à Antonin Artaud en Quarto (une phrase parmi tant d'autres, toutes magnifiques, que l'on ne peut extraire sans perdre l'âme de cet écrivain fou et génial, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Savez-vous ce que c'est que la sensibilité suspendue, cette espèce de vitalité terrifique et scindée en deux, ce point de cohésion nécessaire auquel l'être ne se hausse plus, ce lieu menaçant, terrassant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;), en passant par Mélikah Abdelmoumen, Alice Ferney, Jonathan Littell (ses "Bienveillantes" ont eu le Goncourt, tiens), Alan Hollinghurst (dont tout le monde m'a parlé avec le plus grand bien de "La ligne de beauté"), et un vieux Roland Barthes trouvé dans une librairie de livres usagés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devrais voir "Babel" bientôt, pourquoi pas demain, tiens, je ne sais pas. Ou alors aller à la Boîte Noire, m'acheter un film pas très cher, l'écouter durant la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontrer d'autres êtres humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondre aux demandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondre aux attentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenter d'être mieux, toujours mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ne plus jamais être seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est à ce moment-là que l'univers tout entier éclate en mille morceaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et merde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116235414688832905?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116235414688832905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116235414688832905' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116235414688832905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116235414688832905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/10/faire-la-paix-avec-les-fantmes.html' title='Faire la paix avec les fantômes'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116152667615314279</id><published>2006-10-22T10:01:00.000-04:00</published><updated>2006-10-22T10:19:10.836-04:00</updated><title type='text'>Plan de match</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://static.flickr.com/107/270535418_9edf88fb01.jpg" width="386" height="500"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Flandres"&lt;br /&gt;Présentation spéciale&lt;br /&gt;Bruno Dumont | France | 2006&lt;br /&gt;91 min. | Couleur / 35mm | Français - Grand Prix, Festival de Cannes 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt; Le jeudi 26 octobre, 19h, à l'Ex-Centris (salle Cassavetes), séance 198&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Red Road"&lt;br /&gt;Sélection internationale&lt;br /&gt;Andrea Arnold | Royaume-Uni, Danemark | 2006&lt;br /&gt;113 min. | Couleur / 35mm | Anglais (s.t. anglais) - Prix du Jury, Festival de Cannes 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt; Le vendredi 27 octobre, 21h, à l'Ex-Centris (salle Cassavetes), séance 227&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Grbavica"&lt;br /&gt;Sélection internationale&lt;br /&gt;Jasmila Zbanic | Autriche, Bosnie-Herzégovine, Allemagne, Croatie | 2006&lt;br /&gt;90 min. | Couleur / 35mm | Serbo-croate (s.t. anglais) - Ours d'Or, Berlinale 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt; Le samedi 28 octobre, 17h, à l'Ex-Centris (salle Cassavetes), séance 241&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The Boss of it All"&lt;br /&gt;Présentation spéciale&lt;br /&gt;Lars von Trier | Danemark | 2006&lt;br /&gt;96 min. | Couleur / 35mm | Danois (s.t anglais)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt; Le samedi 28 octobre, 19h30, à l'Impérial, séance 247&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Infos : www.nouveaucinema.ca&lt;br /&gt;Du 18 au 28 octobre 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116152667615314279?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116152667615314279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116152667615314279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116152667615314279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116152667615314279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/10/plan-de-match.html' title='Plan de match'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116094572792923960</id><published>2006-10-15T16:45:00.000-04:00</published><updated>2006-10-15T16:55:27.963-04:00</updated><title type='text'>À froid</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://static.flickr.com/118/270535408_0d22a33345.jpg" width="500" height="335"/&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Je suis extrêmement déçu de ne pas retrouver le dernier ouvrage de Christine Angot, "Rendez-vous", parmi la sélection du Prix Goncourt. Il me semble que s'il y a bien un ouvrage à retenir de cette rentrée littéraire, c'est bien celui-là, qui provoque les réactions les plus extrêmes, aussi bien négatives que positives. J'en ai déjà parlé &lt;a href="http://p45.ca/magazine/culture/livres/lamour-fou"&gt;ici&lt;/a&gt;, et vous vous rendrez compte, si vous lisez, que ce n'était pas une critique écrite avec le recul nécessaire. Je sais le reconnaître, durant la lecture, je n'étais pas très objectif, et de là ce texte aux antipodes d'une véritable analyse littéraire. Malheureusement ou heureusement, ça dépend du point de vue. Avant je me sentais mal d'avoir écrit ça, mal par rapport à Nicolas ou à Xavier de "P45", de publier une critique qui n'en est pas une, par rapport aux lecteurs qui auraient pu s'attendre, sans doute, à y trouver une substance quelconque sur le roman en tant que tel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps, les semaines s'accumulant, mon souvenir à vif de J. commençant lentement à s'effacer et les cicatrices se formant, sans disparaître, mais du moins, étant amoindries, je me suis mis à accepter le texte. À me l'avouer, à me dire, voilà, c'était nécessaire, ce texte, ça avait une importance, une valeur, une signification. Ce n'était pas rien. Pour les autres peut-être, pour toi, non. Et c'est bien comme ça. Ça arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai repris le manuscrit de "Rendez-vous" pour en relire des passages, essayer de comprendre comment j'avais pu me laisser berner à ce point par ce que je vivais pour m'engloutir dans un roman, alors que tant de critiques le démolissaient brutalement. Et c'est alors que j'ai compris que "Rendez-vous" était vraiment magnifique. Je le dis, je le répète, je prendrai sa défense autant de fois qu'il le faudra, il s'agit de son plus beau roman, d'une oeuvre éblouissante de vérité, crue et lucide, douloureuse, bouleversante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Cela m'amène à une autre question que je me suis posée tout au long de ma relation avec J., et surtout après, c'est-à-dire, comment peut-on vivre au sein d'un couple si l'on croit soi-même à un amour si extrême, si excessif, qu'il morcelle l'être en de multiples fragments au point de vous réduire vous-même en rien du tout ? L'amour et la sensation de néant sont-ils intrinsèquement liés, ou est-il impossible de vivre les deux états "en même temps" ? C'est ce genre de questions que l'on se pose après, avec une petite distance qui semble considérable, lorsqu'on sent le sentiment d'amour éloigné suffisament pour l'observer d'un oeil clinique.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être avez-vous entendu René Homier-Roy à la Première Chaîne de Radio-Canada, dire, il y a de cela un mois déjà, ces phrases sur "Rendez-vous" : "Un bouquin insupportable. Elle écrit toujours le même livre, qui pourrait s'intituler "Moi". (...) Si vous persistez à le lire, vous allez devenir fou. C'est tout le temps la même niaiserie, la même absence totale d'intérêt. Ce n'est même pas un bouquin. La littérature, c'est pas ça. L'écriture, c'est pas ça. C'est pas ça ! Il faut raconter une histoire, il faut avoir réfléchi... N'importe quoi d'autre ! (...) C'est publié chez Flammarion... Je ne sais pas qui c'est, chez Flammarion, qui a décidé de publier ça, elle change d'éditeur à peu près à chaque saison de toute façon. C'est une niaiserie, bref." Ou encore, plus récemment, Brigitte Haentjens, invitée à en parler à l'émission de Christiane Charette, dire que c'était un "roman de gare, pornographique", avec toujours ce commentaire, net et définitif, "ce n'est pas de la littérature".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu'est-ce que la littérature ? Comment arrive-t-on à la remettre en question ? Comment la définir ? Je pourrais faire l'intellectuel, l'universitaire qui divise, ceci est bon, ceci est mauvais, dire Hubert Aquin c'est génial, mais Réjean Ducharme c'est minable. Dan Brown ce n'est rien, Patrick Modiano c'est tout. Mais je n'en ai pas envie. Je n'ai pas envie de donner mon opinion sur le dernier Mary Higgins Clark, puisqu'elle serait forcément négative, et mon texte n'intéresserait pas ceux et celles qui la lisent et qui l'aiment. Je ne me sens pas concerné par Mary Higgins Clark, alors je n'en parle pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui ont lu le mauvais côté d'Angot devraient aussi lire le bon, on y trouve des choses intéressantes. Et ça permet de faire un parallèle. Josyane Savigneau et son très beau billet dans "Le Monde", il y a de cela quelques semaines. Louis-Bernard Robitaille dans "La Presse", qui s'entretient avec elle. Philippe Sollers dans "Le Nouvel Observateur" (oui, bon, ça c'est pour ceux qui aiment Philippe Sollers, et c'est une autre histoire qui nous ramène à l'éternelle question de goût personnel...). Le dossier spécial qui lui est consacré sur le site d'Art Press, le numéro 326. La chronique de Jacques Henric est un peu décevante (on dirait qu'il ne prend pas position, qu'il aime, puis ensuite qu'il n'aime plus, sa critique semble plutôt fade) mais son entretien avec elle du temps de la publication de "Pourquoi le Brésil ?" révèle un écrivain qui a quelque chose à dire, qui sait constamment parler de son travail avec une certaine distance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christine Angot, les détracteurs. Les détracteurs. Les détracteurs et moi. Christine Angot et les autres. Les autres. Les autres et moi. J'ai pris connaissance, il y a de cela quelques semaines, de ceux qui ne m'aiment pas. Je l'ai constaté, à divers endroits, des gens qui m'accusent, qui tentent de me choquer, de me faire du mal, quelque chose comme ça. Je lis les reproches qu'on me fait, j'essaie de voir si ça m'émeut. Je ne sais pas pourquoi, maintenant, tout ce qui reste, c'est de l'indifférence. Je crois que j'ai perdu trop de temps à me battre contre le monde entier. Maintenant je ferme les yeux, je les rouvre et j'avance, je m'en fous un peu, du reste. Qui m'aime me suive, je ne sais pas, ça pourrait ressembler à ça. Mais encore là, pas exactement. Ce n'est plus une histoire d'amour. Il n'y a plus de réelle histoire d'amour possible entre moi et les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me sens pas le désir de parler de tout ce que je pense, de tout ce que je vis avec l'impression que c'est vraiment valable. Tout ce que vous lisez, ici, ou ailleurs, de moi, ça n'a absolument aucune valeur. Ce n'est rien. Ça peut vous toucher, ou non, mais ce n'est rien. Et ça me suffit. Vous m'aimez, lisez, vous ne m'aimez pas, vous pouvez aller voir ailleurs, vous pouvez me détester, me haïr, maintenant, je pense que ça ne m'atteint plus. C'est aussi bien comme ça, les avis de tous sont tous valides, ou le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À froid, je me sens froid, aujourd'hui. Froid comme tous ces gens au lancement d'Urbania, vendredi soir dernier, où la distance s'est rapidement installée parce que je ne me suis pas reconnu parmi tous ces gens, toutes ces belles personnes au physique parfait, qui n'ont pratiquement aucun problème psychologique, conjugal, financier ou familial, qui s'embrassent et rient, qui savent que la soirée finira bien, de toute façon, et qui noient tout dans des litres de Boris Cool, on se croirait dans un roman de Bret Easton Ellis, avec toute cette perfection qui empeste la fausseté. C'est là, à ce moment-là précis, que je me suis rendu compte que j'étais si loin de ça. Que je serais toujours loin des autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait la rencontre de quelques personnes, heureusement, ça a sauvé les choses, avec Myriam R., j'ai vu Violaine D., que j'ai trouvé lumineuse, irradiante, Vanessa Q., Patrick B., Edouard H., Philippe L., Judith L., j'ai failli parler à Valérie F., trop tard, elle part, enfin, des gens qui m'ont fait un peu oublier, l'espace d'un moment, que je n'étais pas à ma place et que je n'y serai jamais. J. n'y était pas, évidemment, je pense que c'était mieux comme ça, en fin de compte.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À froid. Comme sur le boulevard Saint-Laurent, vendredi soir, après une visite à la Librairie Gallimard où j'étais trop gêné pour dire quoi que ce soit, où la peur et la honte m'ont envahi, parce que ça fait depuis des dizaines de fois que j'y vais et que j'aimerais donner ce mot à une personne, avec mes coordonnées, dire "voilà, tu me plais, si tu as envie qu'on se revoit, j'aimerais, enfin, tu sais, peut-être prendre un verre ou un café" un truc du genre, mais je ne veux pas, je ne me sens pas à la hauteur. À froid. Comme hier, dans une salle de spectacle de fin fond de banlieue montréalaise, où, au beau milieu d'un spectacle d'Ariane Moffatt, j'ai décidé de me lever pour aller près de la scène et danser pour oublier le reste, sans me soucier de ce que les gens diraient, pourraient penser, tu as vu ce qu'il fait, qu'est-ce qui lui prend, non, sans ça. À froid. Comme sur le chemin de retour d'un dîner avec N. au Byblos sur Laurier Est, après un kir et de l'agneau, parce que je trouvais que j'avais été nul à chier, encore, à parler trop fort, à sembler être quelqu'un que je ne suis pas. À froid. Comme en ce moment, en écoutant Emiliana Torrini et Joanna Newsom, en tentant d'écrire sans trop y arriver. "We sailed away on a winter's day, with fate as malleable as clay ; but ships are fallible, I say, and the nautical, like all things, fades". Une petite voix, frêle, un bruit de harpe, et c'est magnifique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si j'étais au Pôle Nord.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116094572792923960?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116094572792923960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116094572792923960' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116094572792923960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116094572792923960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/10/froid_15.html' title='À froid'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-116019798920292944</id><published>2006-10-07T01:05:00.000-04:00</published><updated>2006-10-07T01:14:08.556-04:00</updated><title type='text'>Urbania, vendredi prochain</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://static.flickr.com/93/262744669_926b9c16d7.jpg" width="426" height="500"/&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Lancement du prochain numéro d'Urbania, sur la folie, le vendredi 13 octobre au Centre Fractal, rue Clark, près du métro De Castelneau. Pour dix dollars, la chance d'avoir un magazine, deux bières et plusieurs nouveaux amis. Vous y serez ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-116019798920292944?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/116019798920292944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=116019798920292944' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116019798920292944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/116019798920292944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/10/urbania-vendredi-prochain.html' title='Urbania, vendredi prochain'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115957807259011325</id><published>2006-09-29T20:56:00.000-04:00</published><updated>2006-09-29T21:19:11.743-04:00</updated><title type='text'>Au milieu du monde + NOUKNOUK</title><content type='html'>Une première série de collaborations avec &lt;a href="http://www.nouknouk.com/blog"&gt;Roxana Brongo&lt;/a&gt;, artiste, designer et photographe. Ses créations, et mes mots. À suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://img228.imageshack.us/img228/7630/roxanasleep1mediummv1.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnages : d’un côté, le médecin, de l’autre, le patient. Le médecin est debout, il a quelque chose à la main, il prend des notes. Le patient dort, il est dans ce que le médecin notera comme étant un « état physiologique normal ». Pour le patient, c’est un apaisement, une délivrance. Le médecin note, suspension totale de la conscience du patient indiquant le sommeil. Les drogues et les médicaments administrés semblent l’assommer et l’obliger à dormir, (il ne termine pas sa phrase, regarde l’heure affichée sur sa montre, puis sur l’horloge de la chambre d’hôpital, pour s’assurer qu’il a la bonne, ensuite il reprend) une quinzaine d’heures par jour. Le carnet du médecin se remplit, les mots et les descriptions s’accumulent, état névropathique, état névropathologique, sommeil polyphasique, alternance d’éveils entre l’inconscience. Dépression anaclitique, séparation d’avec la mère - c’est tout ce qu’il connaît du patient, qu’il a perdu sa mère à l’âge de onze ans - résistance à tout contact humain. Un autre médecin a noté : il n’a jamais adressé un mot à qui que ce soit. Peut-être est-il en train de rêver. Rêver à quoi ? Rêver, la forme commode d’expression spontanée, la manière d’exprimer des états complexes de façon conceptualisée, selon Freud, se souvient le médecin, mais à quoi peut-il bien rêver, le patient, à quoi peut-il bien songer. Pourquoi, comment, personne ne sait, personne n’y a accès, personne ne saura jamais. Le médecin calcule. Dans quelques minutes, les infirmières viendront le chercher. Morphine, antidépresseurs. La folie n’est jamais douce, se dit le médecin. Il referme le carnet, le pose sur la table de chevet, quitte la pièce. Le patient ne se réveillera sans doute pas, ils l’emporteront, loin d’ici. Il sera déposé six pieds sous terre, et personne n’en entendra plus parler. Une erreur du médecin. La dose était trop forte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://img221.imageshack.us/img221/1977/roxanasleep2mediumes4.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115957807259011325?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115957807259011325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115957807259011325' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115957807259011325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115957807259011325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/09/au-milieu-du-monde-nouknouk.html' title='Au milieu du monde + NOUKNOUK'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115939436372207101</id><published>2006-09-27T17:53:00.000-04:00</published><updated>2006-09-27T22:57:43.620-04:00</updated><title type='text'>Bohème je t'aime</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://img.photobucket.com/albums/v42/abstractboy/lillyallen.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Elle démolit son ex sur "Smile". Elle envoie promener les garçons qui l'emmerdent. Elle nous emmène avec elle faire une balade à Londres en vélo. Elle encourage son frère à faire quelque chose de sa vie et à arrêter de prendre autant de drogue. Avec elle, tout est joli, même si ce ne l'est pas vraiment. On le sait, mais ça fait plaisir de le croire, parfois. L'automne est arrivé, c'est vrai, écouter des trucs un peu trop heureux, ce n'est pas tellement mon genre, mais voilà, &lt;a href="http://www.nicolaslangelier.com/"&gt;Nicolas&lt;/a&gt; m'a initié, et depuis, je n'arrive pas à m'en passer. Lily Allen, je t'aime. "Alright, Still", à vous procurer de toute urgence. "Sun is in the sky, oh why, oh why, would I wanna be anywhere else?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115939436372207101?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115939436372207101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115939436372207101' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115939436372207101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115939436372207101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/09/bohme-je-taime.html' title='Bohème je t&apos;aime'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115787118771728063</id><published>2006-09-09T22:59:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:54:35.566-04:00</updated><title type='text'>Chercher l'humanité ailleurs</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/36/31/96/18472289.jpg" width="500" height="333" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Il y a de ces films qui vous bousculent et qui, sans que vous sachiez vraiment pourquoi, viennent vous chercher et vous émouvoir à un point tel que le silence s'impose, ensuite. C'était le cas du film de Gus Van Sant, "Elephant", et de celui de Lars Von Trier, "Dogville". Et c'est aussi le cas de "The Secret Life of Words", que l'on pourrait traduire maladroitement par "La vie secrète des mots", un titre révélateur du contenu mais dont l'objectif commercial semble un peu absent (on dirait plutôt un documentaire ennuyant sur un bibliothécaire français de province).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment résumer, expliquer ? C'est difficile. C'est l'histoire d'une jeune femme presque sourde, qui décide de partir parce qu'on la force, là où elle travaille, à prendre des vacances. On devine rapidement que c'est parce qu'elle ne cadre pas, elle semble en retrait, distante, parce qu'elle est différente et un peu antisociale. Elle fait la rencontre d'un homme, dans un bistro, qui cherche une infirmière pour prendre soin d'un grave malade, brûlé sur une plateforme pétrolière  - réminescence ici du génial "Breaking the Waves" de Von Trier, tout aussi perturbant, mais néanmoins différent. Le brûlé, joué par Tim Robbins, apprend à vivre avec la jeune fille, magnifiquement interprétée par Sarah Polley (elle avait, auparavant, tenu le rôle principal du superbe film "My Life Without Me", premier long métrage d'Isabel Coixet qui signe avec "The Secret Life of Words" son retour à la mise en scène pour un deuxième film). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est après plusieurs images que l'on se rend compte du poids lourd que suggère ce scénario presque banal, ordinaire. Les mots tombent, les paroles se détachent, lentement, et la force de la mémoire, du souvenir, vient nous hanter subitement. C'est un film profond et douloureux. Un film dans lequel j'ai eu peur, dans lequel j'ai eu envie de pleurer, à un certain moment, d'abord de tristesse, ensuite de colère, dans lequel j'ai senti toute la médiocrité de l'être humain me resurgir en plein visage, à travers le regard d'êtres qui n'en finissent plus de ressasser un passé émietté, déconstruit, brisé par la souffrance. L'humanité me dégoûte. L'humanité me fait vraiment chier, quand je regarde ça, elle me donne envie de vomir de rage, de honte, de culpabilité et de désespoir. Ces ridicules tribunaux internationaux de La Haye ou d'ailleurs, qui ne servent à rien d'autre qu'à accumuler des papiers, parce que les véritables criminels de guerre du Rwanda ou de la Serbie courent toujours, retournent habiter auprès des familles qu'ils ont si habilement violés et tués. Ces alliances et ces promesses de reconstruire un Liban qui fait d'abord la une des journaux, et dont on n'entend ensuite plus du tout parler, parce que ça ne fait plus vendre, parce que c'est sale, de parler de ça, de parler de la mort des autres. C'est lointain, on s'y intéresse d'abord, ensuite on essaie de ne plus trop s'en préoccuper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, elle est vraiment minable et dégueulasse cette humanité, je me demande si un jour, je réussirai à passer à travers. Nous sommes si fragiles, si faibles. Si humains. C'est peut-être ça, le plus tragique, au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt; "The Secret Life of Words", d'Isabel Coixet. Avec Sarah Polley, Tim Robbins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115787118771728063?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115787118771728063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115787118771728063' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115787118771728063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115787118771728063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/09/chercher-lhumanit-ailleurs.html' title='Chercher l&apos;humanité ailleurs'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115674562326532647</id><published>2006-08-28T01:59:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:55:00.726-04:00</updated><title type='text'>Vivement l'automne</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;IMG SRC="http://www.undertheradarmag.com/Band%20Pictures/beck/Beck.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Elle est entrée dans ma tête immédiatement, dès la première écoute. Je ne sais pas. Les paroles, la voix du chanteur, les sons épars, c'est un peu confus, éclaté, pour mettre une image sur ça, je dirais que ça ressemble à un désordre mental, comme si les choses n'arrivaient pas à se placer d'elles-mêmes. Une migraine, un mal de tête, un mal de coeur, justement. &lt;a href="http://www.myspace.com/beck"&gt;"Nausea"&lt;/a&gt;, de Beck, morceau extrait de son prochain album, "The Information", à paraître en octobre. L'une des belles raisons pour lesquelles on a hâte à l'automne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il y a aussi le fils de John et de Yoko, Sean Lennon, et son nouveau disque, "Friendly Fire". Une bande-annonce &lt;a href="http://seanonolennon.com/vids/friendlyfire/trailer/fftrailer.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;. Une bande-annonce pour un CD ? Oui, je sais, il se prend peut-être un peu trop au sérieux, on imagine déjà le budget pour quelques minutes, comme la pub de Chanel avec Nicole Kidman, tant d'argent pour... ça. Mais c'est joli, alors on écoute, on regarde, et on attend impatiemment la suite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115674562326532647?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115674562326532647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115674562326532647' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115674562326532647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115674562326532647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/vivement-lautomne.html' title='Vivement l&apos;automne'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115666272818313833</id><published>2006-08-27T03:07:00.000-04:00</published><updated>2006-08-27T03:12:08.186-04:00</updated><title type='text'>Amorphe et atrophié</title><content type='html'>Pas le temps de répondre à tous les courriels. À toutes les demandes. Pas le temps de tout faire. Ni la force. Ni le courage. Non, ça ne va pas. Pas du tout, même. À défaut de répéter des trucs déjà écrits, je préfère le silence. Ça passera. Des projections extérieures gratuites au Festival des Films du Monde. "À bout de souffle", "In the mood for love". Osheaga, bientôt. De beaux projets pour l'automne. Et malgré ça, non, j'ai mal, partout, et nulle part, aussi, amorphe et atrophié, comme si les multiples blessures, au lieu de me faire souffrir, me rendaient simplement plus calme. Injection léthale, morphine, etc. Les choses que l'on prend pour faire passer la douleur. Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai activé la modération des commentaires. Trop de spams. Ne vous étonnez donc pas s'il y a un délai dans l'affichage de vos messages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115666272818313833?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115666272818313833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115666272818313833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115666272818313833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115666272818313833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/amorphe-et-atrophi.html' title='Amorphe et atrophié'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115550179085524099</id><published>2006-08-13T16:19:00.000-04:00</published><updated>2006-08-13T16:43:10.916-04:00</updated><title type='text'>Des nouvelles de Michel</title><content type='html'>Michel Houellebecq s'est fait très discret depuis la parution de "La possibilité d'une île", il y a maintenant déjà un an. Je me rappelle encore cette période de l'année où je me suis rendu à la librairie acheter son nouveau livre, parce que Houellebecq est, depuis "Plateforme", mon auteur préféré. Pas pour les scènes de cul. Pas pour ce qu'il est, le supposé islamophobe, le provocateur, etc. Non, juste parce que ses livres parlent d'amour, quand on lit bien, quand on réussit à passer outre la vulgarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, Michel Houellebecq a décidé de redonner de ses nouvelles, dernièrement. Il s'est &lt;a href="http://web.mac.com/michelhouellebecq/iWeb/Site/Blog/Blog.html"&gt;ouvert un blog&lt;/a&gt;, sur son site personnel. Je ne sais pas si ça tiendra très longtemps, mais apprendre l'existence d'un site - encore mieux, un blog - sur lequel un écrivain livre ses réflexions personnelles, c'est toujours extrêmement intéressant pour analyser la démarche créatrice dudit écrivain en question. On y apprend, entre autres, que Michel est très fâché contre Fayard et le groupe Hachette ("La possibilité d'une île" n'a pas eu le succès espéré, n'a pas décroché le Goncourt, le projet d'adaptation cinématographique du livre qui devait suivre a avorté...) et, horreur, on se demande s'il continuera à écrire des romans ou s'il y renonce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J’ai cessé depuis si longtemps de donner de mes nouvelles qu’il va me falloir commencer par aligner un nombre élevé de phrases informatives, dépourvues de portée générale absolument. C’est avec amusement que je pense à tous ces journalistes qui se sont (du temps où j’étais “romancier”, du temps où j’étais “créateur d’univers”) acharnés à établir que j’étais moi-même dans mes personnages, leurs opinions, leurs préoccupations, que leur biographie était en tout point calquée sur la mienne..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce le vrai Michel Houellebecq ? Est-ce vraiment lui qui a écrit ces lignes ? Les médias français en doutent, moi je crois bien qu'il s'agit du même auteur des "Particules élémentaires". Non seulement ses romans sont magnifiques, mais même les phrases de son blog sont belles, merde, c'est un peu triste, quand vous regardez ensuite le vôtre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On ne trouvera en vérité dans ce journal, où je parle de ce qui m’intéresse vraiment sur un plan personnel, aucune manifestation d’un tempérament de nouveau réactionnaire, on y cherchera en vain l’islamophobie, le racisme, ou la trace d’une quelconque idée générale. On y trouvera, très banalement en vérité, les préoccupations d’un individu du début du XXI ème siècle, au plus haut point possédé par l’égoïsme du créateur, principalement et presque exclusivement préoccupé par l’avancement de ses petits projets, et par la tambouille du petit milieu culturel auquel il appartient - et dont il dépend, quoi qu’il en aie. J’espère qu’on y trouvera quand même un peu de sexualité, un peu d’amour - je l’espère sans trop y croire."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mourir II" : le titre de ces pages qui, on le souhaite, seront à suivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115550179085524099?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115550179085524099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115550179085524099' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115550179085524099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115550179085524099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/des-nouvelles-de-michel.html' title='Des nouvelles de Michel'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115543724442982539</id><published>2006-08-12T22:42:00.000-04:00</published><updated>2006-08-16T21:19:27.203-04:00</updated><title type='text'>Tu le sais bien</title><content type='html'>Elle: Alors, comment vas-tu ?&lt;br /&gt;Moi: Très mal, comme d'habitude, tu le sais bien. Toi ?&lt;br /&gt;Elle: Comme d'habitude, tu le sais bien aussi, je crois.&lt;br /&gt;Moi: ...&lt;br /&gt;Elle: ...&lt;br /&gt;Moi: ...&lt;br /&gt;Elle: Bon, alors tu prends un porto ou une vodka sur glace ?&lt;br /&gt;Moi: T'as l'intention d'ouvrir une seule des deux bouteilles, honnêtement ?&lt;br /&gt;Elle: ...&lt;br /&gt;Moi: ...&lt;br /&gt;Elle: Excuse-moi, je sais vraiment pas où j'avais la tête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115543724442982539?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115543724442982539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115543724442982539' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115543724442982539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115543724442982539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/tu-le-sais-bien.html' title='Tu le sais bien'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115522744363710938</id><published>2006-08-10T12:26:00.000-04:00</published><updated>2006-08-10T12:35:23.436-04:00</updated><title type='text'>Parlant de</title><content type='html'>Parlant de. Des trucs qui n'ont pas vraiment de liens entre eux, sauf la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thom Yorke vient tout juste de présenter &lt;a href="http://www.xlrecordings.com/theeraser/videos/9.html"&gt;le clip de sa chanson "Harrowdown Hill"&lt;/a&gt;, écrite à propos du suicide David Kelly, ce spécialiste britannique qui était au coeur d'un scandale sur la présence d'armes de destruction massive en Irak. Extrait de son premier album solo "The Eraser", le clip est magnifiquement réalisé, particulièrement les survols faits par l'aigle... Ça fait changement de &lt;a href="http://www.audiogram.com/nouvelles/20060621/"&gt;l'exécrable vidéo de Pierre Lapointe&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de clip, allez voir aussi &lt;a href="http://www.deathfromabove1979.com/"&gt;celui de "Sexy Results"&lt;/a&gt;, du groupe Death From Above 1979. Le 4 août dernier, ils ont annoncé qu'ils mettaient fin à leur carrière musicale commune, après un an de réflexion. Dommage, ils étaient vraiment excellents, et ça fait tellement du bien, parfois, de renouer avec du bon vieux rock sale et trash... C'est étrange, c'est pas de très bon goût, mais c'est sulfureux, juste comme on l'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de clip(s) (bis), je vous suggère fortement de faire un tour au Musée d'art contemporain, coin Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, juste à côté de la Place des Arts, pour aller voir &lt;a href="http://www.macm.org/fr/calendrier/41.html"&gt;la série "Projections"&lt;/a&gt;, composée d'une série de vidéos réalisés par certains des plus grands artistes d'ici et d'ailleurs. On y retrouve, entre autres, le génial Michel Gondry pour The White Stripes et Kylie Minogue, Chris Cunningham pour Portishead et Björk, Alex &amp; Martin, avec leur magnifique "Seven Nation Army", et des artistes québécois également, Louis-Philippe Eno et Malajube, Pascal Grandmaison et Jérôme Minière. Une immense salle toute noire, quelques sièges, un écran géant. Vous pouvez vous asseoir par terre durant cinq, dix, vingt minutes, ou toute la journée. Et c'est entièrement gratuit. À l'entrée, c'est en bas des marches, à gauche, juste à côté de la librairie Olivieri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de "bon vieux rock sale et trash", je viens de découvrir &lt;a href="http://www.peachesrocks.com"&gt;Peaches&lt;/a&gt;. Même si son travail me laisse parfois un peu froid (surtout sur son dernier album, quelques passes un peu douteuses de "Impeach My Bush"), j'adore son énergie, ses textes, son désir d'être non-conventionnelle. Le morceau "Fuck The Pain Away", extrait de son précédent disque "The Teaches of Peaches", est particulièrement bête, méchant, vilain, explicite, et donc, délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.myspace.com/beruit"&gt;Beirut&lt;/a&gt; sera en spectacle au National, le 7 octobre prochain. Je pense que je n'ai jamais autant aimé une mélodie que celle de leur chanson "Postcards From Italy". Et je crois que je vais pleurer en plein concert. &lt;a href="http://www.matadorrecords.com/matmos/"&gt;Matmos&lt;/a&gt;, le groupe derrière les beatboxes de Björk sur plusieurs de ses albums, dont le dernier "The Rose Has Teeth in the Mouth of the Beast" vient de sortir, sera présent le 10 du même mois au même endroit. Je cherche des amis pour Nouvelle Vague le 15 septembre, et pour ces deux spectacles-là aussi, si ça vous dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaierai de parler le plus possible d'&lt;a href="http://www.osheaga.com/"&gt;Osheaga&lt;/a&gt;, cet événement qui a lieu début septembre, durant 2 jours, au Parc Jean-Drapeau à Montréal, avec des artistes tels que The Flaming Lips (yéééé, enfin à Montréal !), Malajube, Islands, Wolf Parade, Clap Your Hands Say Yeah, et Metric. Les humbles mortels doivent payer environ 80$ pour assister à une quarantaine de groupes, moi j'ai mon accréditation de journaliste, mais je vous aime quand même. À suivre sur &lt;a href="http://www.p45.ca/"&gt;P45&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Pour l'instant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115522744363710938?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115522744363710938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115522744363710938' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115522744363710938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115522744363710938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/parlant-de.html' title='Parlant de'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115474582920248626</id><published>2006-08-04T22:15:00.000-04:00</published><updated>2006-08-04T22:48:04.460-04:00</updated><title type='text'>Je n'en peux plus</title><content type='html'>Ça suffit. Je me suis retenu de le dire lorsqu'il publiait un navet littéraire que personne n'a osé descendre parce que c'était "lui", mais cette fois, c'est trop. Le retour de Jean Leclerc, je ne le supporte pas. Ce n'est pas que je n'aime pas Jean Leloup, au contraire; je crois qu'il y a très peu d'artistes dans l'univers de la musique québécoise qui ont réussi le pari d'innover autant que lui. Ses albums sont de purs bijoux - je parle bien sûr de "Dôme" ou des "Fourmis", mais particulièrement du génial "Menteur", qui contenait des perles, entre autres, l'inoubliable "Laura" et ses sons saccadés, précis, décomposés, et ce "Cow Boy" déjanté et loufoque, précurseur et avant-garde - et visuellement, il a une excentricité qui me rappelle (un peu) Björk, tout en ayant un propos questionnant la société et l'être humain en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, honnêtement, je ne sais pas ce qu'il fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée de "tuer" Jean Leloup n'était pas si mauvaise en soi. Sauf que j'aurais aimé une pause. Il s'est déguisé en espèce de clown plus ou moins drôle, plus ou moins talentueux, pour le compte des éditions Leméac, il est revenu sur l'album des Porn Flakes, il a fait "Je joue de la guitare", une compilation de ses meilleurs titres, et là, surprise, il sort un nouvel album sous son véritable nom de Jean Leclerc, le 19 septembre prochain, intitulé "Mexico". Y'en a marre. J'aime Leloup, Leclerc, bref, lui, mais pas à tous les six mois. Quand on décide de tuer un personnage, c'est parce qu'on souhaite s'éclipser de la scène, prendre du recul. Je me rappelle encore le cahier "Arts et spectacles" de "La Presse" qui faisait le décompte, "plus que X jours avant la mort de Leloup", et quand je vois ça aujourd'hui, je trouve que c'est complètement absurde et ridicule. S'il tient tant que ça à accaparer l'attention des médias, pourquoi a-t-il "tué" Leloup ? Ce n'est pas sa présence que je ne tolère pas, c'est l'ambiguïté de ses propos... C'est dommage, parce que ça ne me donne plus envie du tout d'acheter "Mexico", alors que s'il avait attendu, juste un peu, en silence, pour renaître une seule et unique fois au lieu de huit, peut-être que là j'aurais été intéressé. Surtout que "La Vallée des Réputations" m'a un peu déçu, que j'ai entendu "Mexico", et que... voilà, c'est difficile à avouer, ça me rend triste, mais pour la première fois, Jean Leclerc vient de me convaincre qu'au fond, je ne sais même plus si j'ai encore envie d'acheter et d'écouter son prochain disque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115474582920248626?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115474582920248626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115474582920248626' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115474582920248626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115474582920248626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/je-nen-peux-plus.html' title='Je n&apos;en peux plus'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115453054502481794</id><published>2006-08-02T10:46:00.000-04:00</published><updated>2006-08-02T10:57:07.503-04:00</updated><title type='text'>Short and sweet</title><content type='html'>Bon, cette fois je fais court, c’est une première sur ce blog. J’ai mis à jour ma liste de liens, et je l’ai mise en ordre alphabétique, ce dont je suis particulièrement fier. Vous n’aurez plus à vous battre au sang jusqu’à vous extirper toutes les viscères pour savoir qui se méritera la pole position, non, cette fois, j’ai fait un effort et j’ai tout classé. Bien sûr, il y a eu des difficultés insurmontables – classer « Marie-Chantale Turgeon » ou « Vu d’ici/Seen from here » ? « Annie » ou « Les grandes complicités » ? « Je Me Moi » ou « Geneviève Allard » ? « Article » ou « Luce Beaulieu » ? « i.never.nu » ou « Patrick » ? Etc… J’ai conservé de façon plus ou moins ordonnée mes liens, soit par nom de la personne qui le tient, soit par le titre de son site Internet. Au hasard, un peu. Comme avant, finalement, dans le même désordre. Mais c’est un chaos plus censé, c’est tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, ce blog devait être bilingue. Mais plus j’écrivais, plus je me sentais mal d’écrire en anglais. J’ai donc résolu la situation en débutant un blog uniquement dans la langue de Shakespeare, pour les moments où je préfère m’exprimer sous une autre forme… C’est par &lt;a href="http://dlazurevieira-en.blogspot.com"&gt;ici&lt;/a&gt;. Voilà.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115453054502481794?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115453054502481794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115453054502481794' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115453054502481794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115453054502481794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/short-and-sweet.html' title='Short and sweet'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115452557891363990</id><published>2006-08-02T09:28:00.000-04:00</published><updated>2006-08-02T09:32:59.003-04:00</updated><title type='text'>Non non non non</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://www.ilpotereelagloria.it/images/immagini/VonTrierL.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Non, je ne peux pas y croire. Lars Von Trier, le réalisateur de "Dancer in the dark", de "Dogville", de "The Idiots", de "Breaking the waves", bref, ce cinéaste absolument génial auquel je vouerai toujours une admiration éternelle, présentera son prochain film à Montréal en première internationale. Je ne sais pas si j’ai assez mis de caractères en gras : &lt;strong&gt;première internationale&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;Montréal&lt;/strong&gt; au &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.nouveaucinema.ca"&gt;Festival du Nouveau Cinéma&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, en octobre prochain. "The Boss of it All" est une comédie, qui n’a absolument rien à voir avec sa trilogie "Land of Opportunities" sur les États-Unis (le troisième et dernier volet, "Wasington", sans "h", a été remis à une date ultérieure). C’est l’histoire d’un type qui crée un président d’entreprise parce qu’il est incapable de gérer les décisions importantes, d’être d’une quelconque autorité sur les autres. Et lorsqu’il vend sa compagnie d’informatique et que les futurs acheteurs veulent négocier avec le PDG, il se retrouve coincé et doit engager un acteur pour jouer le rôle… La majorité des acteurs sont danois, mais Jean-Marc Barr, un habitué, vient y faire un tour aussi. C’est un film qui semble beaucoup plus proche des créations du "Dogme 95", moins cinématographique que ses précédents – un retour à la caméra, à l’éclairage et à l’artisanat de "The Idiots", peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un immense merci à &lt;a href="http://patwhite.com"&gt;Pat White&lt;/a&gt; pour cette information essentielle qui vient d’illuminer ma journée. Je suis encore sous le choc, complètement halluciné. J’avais lu quelque part que le film serait d’abord présenté à Amsterdam, et comme le FNC n’a pas encore diffusé de communiqué de presse officiel, j’attends encore la confirmation, même si Pat me semble une source plus que fiable. La principale raison de ma crainte, toute petite, à l’intérieur de moi-même, c’est que je connais un peu le personnage qu’est Von Trier. Il a présenté tous ses films à Cannes, et il est incapable de prendre l’avion, il n’est jamais venu aux États-Unis, à mon souvenir (c’était d’ailleurs la base de sa trilogie, le fait qu’un journaliste lui reproche, pour le tournage de "Dancer in the dark", d’avoir tourné un film sur les États-Unis sans y être jamais allé, ce à quoi il avait répondu que les Américains avaient bien tourné "Casablanca" sans avoir mis les pieds une seule fois au Maroc…). Donc, trois hypothèses ici. A) Il va venir à Montréal, en bateau, ou alors il a vaincu sa peur des avions. Il présentera son film au FNC, en compagnie de quelques acteurs, probablement. Je vais le voir, je serai heureux, je demanderai une entrevue, qu’il acceptera, je deviendrai hystérique, mais il sera compréhensif, il me demandera de participer à ses projets, j’accepterai, j’irai vivre à Amsterdam. B) Le film va venir à Montréal, il sera présenté en première internationale, sans lui. C) Tout ça est faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prions pour que l’hypothèse A se réalise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;+ + +&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est drôle, parce que si c’est vrai, ma prédiction d’il y a quelques mois deviendra réalité. Alors même que Téléfilm choisissait de subventionner le navrant Festival International de films de Montréal, j’avais exposé à quelques amis, autour de quelques bières, dans quelque(s) bar(s), ma vision d’un festival de cinéma au Canada : je crois que le FNC a été absolument brillant. D’abord piger dans la sélection de grands festivals, Cannes, Venise, Berlin, ensuite inviter quelques célébrités, pas trop, mais juste assez, et finalement, attendre et laisser mijoter. Le résultat ? Les gens qui viennent ici présenter leurs films (Jacques Audiard l’an dernier, par exemple) sont étonnés par la qualité de l’organisation, et se rappelleront de Montréal pour la présentation de leurs futurs films. Lentement mais sûrement, ils préféreront présenter en première mondiale leurs films ici, au Québec, plutôt qu’à Cannes où le Festival est beaucoup plus marketing qu’artistique. Il n’y a qu’à voir Lars Von Trier et son nouveau film pour comprendre que ça marche beaucoup mieux ainsi… et Claude Chamberland est un génie. Je rappelle qu’en octobre prochain (ah oui, et choisir le mois d’octobre pour un festival de cinéma, c’est une magnifique idée, parce que dès les premiers frissons de l’automne, la seule chose qu’on a envie de faire, c’est de se réfugier dans une salle sombre…) sera également présenté au FNC le second film de Philippe Falardeau, "Congorama" ("La Moitié gauche du frigo" m’avait malheureusement laissé un peu perplexe, mais j’ai hâte de voir ce deuxième long métrage), le "Volver" de Pedro Almodóvar, que je vais aller revoir sur grand écran, et "Le Vent se lève" de Ken Loach, lauréat de la Palme d’Or à Cannes cette année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant de lignes pour en arriver à l’essentiel : la vie est belle, aujourd’hui, parce que je sais qu’en octobre, se sera le plus beau mois de l’année.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115452557891363990?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115452557891363990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115452557891363990' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115452557891363990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115452557891363990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/08/non-non-non-non.html' title='Non non non non'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115375340032200279</id><published>2006-07-24T11:01:00.000-04:00</published><updated>2006-07-24T11:03:20.370-04:00</updated><title type='text'>Écrire et son contraire</title><content type='html'>En cherchant sur le site du Guardian, hier, j'ai trouvé une annonce de l'Agence France-Presse. Ils cherchent un journaliste pour couvrir les Olympiques de 2008, à Beijing. One of the world's leading news agency seeks a dynamic journalist to work as part of our Beijing team in the lead up to the 2008 Olympics. The work involves daily reporting on all aspects of China, giving in-depth, lively coverage of the nation's historic transformation. Opportunities to travel around China and Asia. Applicants must speak and read Chinese fluently and have at least three years' experience as a journalist. News wire experience an advantage. Ou d'autres, encore. Correspondant à Anchorage. Correspondant au Moyen-Orient. J'ai envie de partir. Là, maintenant. Tout de suite. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce que je ferais. Mais juste quitter. Faire table rase, recommencer. Rien ne me retient. Vraiment plus rien. Tout ce que j'ai écrit depuis les derniers jours sera raturé, bientôt. Je trouverai ça nul, et ça le sera, aussi. Je n'aurai pas d'autre choix que de tout jeter et de reprendre, encore une fois. Idem pour le reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115375340032200279?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115375340032200279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115375340032200279' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115375340032200279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115375340032200279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/07/crire-et-son-contraire.html' title='Écrire et son contraire'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115355067096099817</id><published>2006-07-21T20:05:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:55:45.376-04:00</updated><title type='text'>Renaître, revivre, et revenir - exactement</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://static.flickr.com/60/195187602_27fd064a4b.jpg" width="500" height="333" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Bon, c'est vrai que je n'en ai pas le droit. Mais aujourd'hui était une mauvaise journée. Ça n'allait pas bien. En fait, ça ne va pas bien depuis plusieurs jours. Et c'est une longue histoire. Alors je me suis dit que je méritais de me changer les idées, de voir autre chose. J'ai donc décidé de voir "Volver", le dernier film de Pedro Almodóvar, en primeur, de chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En toute honnêteté, je ne le regrette pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel film exceptionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est lumineux. C'est sombre aussi, mais ça irradie de lumière. Une vraie décharge aveuglante, éclatante, qui envahit tout l'espace, comme pour faire table rase du malheur et, enfin, renaître. Ou "revenir", comme le dit si bien le titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y brosse aussi un portrait de la place très importante de la religion, de la famille et de la mort dans l'héritage culturel espagnol; la manière dont vous voyez tout ça, et la manière dont vous vivez avec. Ça m'a beaucoup fait pensé à ma grand-mère, puisque mes grands-parents maternels sont d'origine portugaise, et ils ont immigré au Canada dans les années 50. Ces mythes autour des esprits des morts, ces fables légendaires sur des malédictions familiales, ces prières récitées continuellement pour veiller au chevet des défunts, ces habits noirs que l'on revête, les traditions de s'embrasser, de se serrer, très fort, jusqu'à se faire mal, tout ça pour faire le deuil, pour laisser passer le chagrin. Ça m'apparaît toujours un peu mélo, un peu surfait, lorsque je le vis. Et là, devant mes yeux, voir tout ça, ça m'a fait sourire. Je me suis dit, voilà, c'est une manière de voir les choses. Oui, évidemment, ça n'a pas vraiment de sens. Ce n'est pas nécessaire. Mais c'est beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actrices du film ont largement mérité ce prix d'interprétation commun, au Festival de Cannes, en mai dernier; Penélope Cruz surprend dans un rôle magnifique, ça faisait depuis "Tout sur ma mère", justement, qu'elle ne nous avait pas offert une aussi belle performance. Et les autres aussi. Toutes, elles insufflent une énergie, une portée grandiose au film de ce véritable génie. Quant au scénario... je crois que je n'ai même pas besoin d'en parler. Le réalisateur de "Talons aiguille" nous a habitué à ses dialogues vifs, à des rires et à des larmes, et aussi à de brusques revirements de situation, aux dénouements particulièrement éblouissants. Encore une fois, "Volver" ne fait pas exception, et inutile de dire que j'appuie totalement le prix du scénario qu'il a amassé à Cannes... Palme d'Or ? Je ne sais pas. Difficile de faire mieux après "Parle avec elle", sincèrement... Et c'est dommage pour Cannes de l'avoir manqué, voilà quelques années. Mais celui-ci est différent. Ce n'est plus aussi tragique, quoique le drame est encore présent, et c'est pourtant d'une beauté absolue. Je crois que c'est devenu l'un de mes films préférés, instantanément... C'est rafraîchissant de voir un bijou de la sorte, par un réalisateur prodigieux, bourré de talent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles m'habitent encore, toutes ces femmes, toutes ces histoires, et ce vent espagnol, qui balaie tout sur son passage, y compris la santé mentale des habitants de la Manche; c'est bien connu, ce vent-là apporte la folie, comme le veut la légende. Si tel est le cas, oui, tout à fait, je suis fou, complètement fou, et c'est peut-être le sentiment humain que j'aime le plus. Celui avec lequel je me sens, comment dire. Le plus heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt; "Volver", de Pedro Almodóvar. Avec Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Dueñas, Blanca Portillo, Yohana Cobo et Chus Lampreave.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115355067096099817?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115355067096099817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115355067096099817' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115355067096099817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115355067096099817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/07/renatre-revivre-et-revenir-exactement.html' title='Renaître, revivre, et revenir - exactement'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115331707174617992</id><published>2006-07-19T09:48:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:56:03.536-04:00</updated><title type='text'>Love will tear us apart</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://i61.photobucket.com/albums/h62/dlazurevieira/715942484_l.jpg" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;J'en ai glissé un mot lorsque je parlais de Camille, mais je crois que je n'ai pas assez fait d'éloges concernant le duo derrière Nouvelle Vague, ce projet de Marc Collin et d'Olivier Libaux, deux amoureux du post-punk britannique. Après un album éponyme très surprenant, ils viennent tout juste de sortir un deuxième disque, sobrement intitulé "Bande à part". Qu'est-ce qu'ils font, au juste ? Ils reprennent de vieux classiques du rock anglo, de XTC à Joy Division en passant par The Clash et The Cure, ils transforment tout ça en bossa-nova, un peu jazzy, et ils laissent la place à de superbes voix féminines qui chantent avec un délice peu contenu un anglais doux et caressant, avec juste ce qu'il faut d'accent anglophone, et juste ce qu'il faut d'exotisme français... "Making plans for Nigel" au bord d'une plage, "Too drunk to fuck" sans aucune saleté (!), vous avez à peu près une idée de ce que ça donne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois avouer que j'avais personnellement de gros doutes sur "Bande à part". J'ai entendu le "Blue Monday" de New Order, et j'ai été déçu du résultat version Nouvelle Vague... J'ai tout de même décidé d'acheter leur second album, parce que je ne connaissais aucun des autres titres, et je voulais tout de même leur donner une chance de me surprendre à nouveau, étant donné la qualité rare et exceptionnelle du premier disque. Et je ne le regrette pas ! "Blue Monday" est peut-être l'une des rares reprises que je n'aime pas vraiment... Le reste est absolument magnifique, et on sent qu'il y a une progression dans leur travail, une continuité dans cette "Bande à part", et pas uniquement une pâle copie d'un succès confirmé par le public et les médias. C'est similaire, mais il y a quand même de grandes différences entre les deux albums. Les sons sont encore plus étoffés, le duo s'amuse à incorporer des références riches et stylisées, au genre western, entre autres, et n'hésite pas à sortir hors des sentiers battus, encore une fois... Dire que j'ai douté, l'espace d'un instant, de ce que ça pouvait donner... "O Pamela" est un must, c'est probablement l'une de mes chansons estivales de prédilection, maintenant... ou de samedi matin tard, lorsqu'on prolonge les instants au lit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne connaissent pas du tout Nouvelle Vague, je vous conseille fortement le premier disque ; il reste une valeur sûre, avec des bijoux tels que "This is not a love song", "Just can't get enough", "Marian", et j'en passe... Et pour ceux qui, comme moi, étaient un peu réticents face à la suite, écoutez quelques chansons pour vous faire votre propre idée. Ils sont à Montréal le 15 septembre au Club Soda. Je doutais d'y assister, mais ayant manqué leur premier rendez-vous montréalais de l'an dernier (je crois ?) je ne raterai pas l'occasion de les voir revenir une deuxième fois en Amérique du Nord...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Infos:&lt;br /&gt;www.nouvellesvagues.com&lt;br /&gt;www.myspace.com/nouvellevague&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115331707174617992?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115331707174617992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115331707174617992' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115331707174617992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115331707174617992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/07/love-will-tear-us-apart.html' title='Love will tear us apart'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115275639533053570</id><published>2006-07-12T21:50:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:56:22.293-04:00</updated><title type='text'>De l'amour</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://i61.photobucket.com/albums/h62/dlazurevieira/PLACE10.jpg" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Je ne sais pas vraiment si j'aime Christine Angot. Après deux livres, je reste indécis. Je n'ai pas aimé "Les Désaxés" - surtout parce que j'avais déjà envisagé ce titre pour l'un de mes nombreux manuscrits avortés - et, hormis quelques passages, j'ai achevé la lecture de "L'inceste" de peine et de misère. Mais l'écrivaine m'intrigue. Une femme qui décide de se vouer entièrement à l'écriture, d'y consacrer sa vie, de renaître à chaque fois qu'elle publie un nouveau roman. Qui a consciemment décidé de transcrire sur papier tout ce qu'elle vit et ressent, tous les gestes qui sont posés. De faire, en quelque sorte, un procès-verbal de sa propre existence. C'est égoïste et égocentrique, mais en même temps, je trouve qu'il y a une forme de don de soi, de sacrifice, dans cette façon d'écrire. Elle joue le rôle de bête de foire. Elle est celle qui se jette publiquement aux lions, qui laisse les autres la regarder, l'analyser, la disséquer. Elle est la petite souris de laboratoire que l'on se plaît à manipuler, pas toujours avec soin, pour tester ses réactions. Ses capacités. Ses limites.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et puis, paradoxalement, il est possible que tout ça soit faux. Que tous ces romans soient complètement fictifs, sans une miette de vérité. Sans ruptures, sans homosexualité passagère, sans liaisons incestueuses, sans rien. Juste une femme qui essaie de rendre sa vie plus intéressante en inventant au fur et à mesure quelque chose pour se faire désespérément regarder. J'aime bien cette autre possibilité, aussi. J'aime l'idée de pouvoir entièrement brouiller réalité et fiction en une seule et même entité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Enfin bref, tout ça pour dire que je viens de recevoir par la poste le manuscrit de "Rendez-vous", son nouveau livre à paraître le 20 septembre dans les librairies québécoises. Un volume plutôt robuste, près de 400 pages. Qui raconte, évidemment, un peu la même histoire. "Christine Angot, écrivain, Éric Estenoza, acteur. Chacun admire chez l'autre la mise à nu, le courage artistique. La rencontre doit avoir lieu, mais l'amour est-il possible ? Ou l'écriture l'absorbera-t-elle ? Comment savoir, quand l'histoire naît littéralement en public, lors d'une incroyable lecture à deux où tout est dit d'une rencontre fulgurante ? Exhibition ou passion ? Lui bouleverse sa vie, quitte sa femme - et dès lors ne sait plus. Commence une course poursuite. Mais qui chasse qui, qui chasse quoi ? Nul ne lâche prise, jamais. Intensité, incandescence. J'écris, tu me lis, cela bouleverse nos vies, donne naissance à un livre, qui à son tour donnera vie à l'histoire... Éternel drame de l'amour : les peurs qui l'interdisent peuvent-elles être surmontées ? Les défenses vaincues ? Farouche, déterminée, passionnée, Angot les démine une à une : l'amour est un pari, un pari gagnant. Les peurs, les doutes n'y font rien : le courage d'aimer passe tout. On en sort épuisé et époustouflé. Passion vitale. On repense à une phrase de "La princesse de Clèves" : "Est-il possible que l'amour m'ait si absolument ôté la raison et la hardiesse et qu'il m'ait rendu si différent de ce que j'ai été dans les autres passions de ma vie ?" Lecture vertigineuse. On est pris dans la spirale indécidable du je t'aime moi non plus, dans l'exploration sans concession par Angot de chaque état, de chaque étape d'un parcours où jamais il n'est question de renoncer : ni à l'art, ni à l'amour."&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J'ai rarement lu un aussi beau communiqué de presse (!). Et cinquante pages seulement après le début, j'aime bien ce "Rendez-vous". Je renoue avec Christine, on dirait. Et pourtant, rien n’a changé, je crois. Ou si peu. L’écriture est la même, cette répétition hachurée des auxiliaires avoir et être, ce constant besoin de dire et redire, toujours, cette plume urgente, alerte, qui ne cesse de tout dévoiler. "Toujours m'appuyer sur des choses annexes, faire des rapprochements, depuis que j'écris, il y a toujours eu d'autres voix, d'autres textes, d'autres choses, un autre angle sous lequel j'essaie de me montrer. Moi et autre chose, toujours. Il faut que je compte sur moi maintenant, le plus proche, le plus réel, pas grand-chose, avec l'inceste je ne peux pas me sentir grand-chose, le corps, la vie, le lieu où je vis, la comédie que je me joue, dans mes angoisses mes crises de larmes, mes coups de fil, mon intelligence, etc., toutes mes limites, être juste sur ma limite, m'appuyer dessus, comme à la rampe qui monte chez l'avocat. Que tout le monde la voie, ma nullité, mon rien, mon minimum d'être humain, le tout petit écrivain que je suis", écrit-elle dans "L'inceste". Elle écrit bien. Reste à savoir si ce n’est pas trop long. S’il y a autre chose que la forme. Parce qu’il faut un fond, quand même.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;+ + + (désolé de te piquer l’idée, S., mais j’aime trop cette manière de diviser un texte…)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C’est drôle, j’ai l’impression qu’elle s’applique aussi à moi, cette phrase de "La princesse de Clèves". Depuis dimanche, depuis cet après-midi là, dans le parc avec J., je ne me suis jamais senti aussi éloigné du monde – comme un paradoxe au titre de ce blog. Depuis dimanche, je suis absent. Je suis déconnecté. J’ai de la difficulté à me concentrer, je suis ailleurs. Ça ne m’arrive pas souvent. Je n’aime pas perdre le contrôle. Je n’aime pas être privé de moyens. Mais cette fois-ci, je m’en fous. Je tombe, et j’aime tomber. Et puis cette fois, je crois que c’est différent. Ce n’est pas un couple. Ce sont deux personnes distinctes, qui sont ensemble. Ça ne veut pas dire qu’il faut absolument être heureux. Ça ne veut pas dire que le bonheur absolu se trouve là. Non. Ça veut juste dire, voilà. Maintenant. Aujourd’hui. J’ai envie d’être avec toi. On verra pour le reste, on verra tout ça plus tard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115275639533053570?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115275639533053570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115275639533053570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115275639533053570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115275639533053570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/07/de-lamour.html' title='De l&apos;amour'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115211225318981091</id><published>2006-07-05T11:10:00.000-04:00</published><updated>2006-07-05T11:10:53.213-04:00</updated><title type='text'>Oui, voilà</title><content type='html'>Lundi, début du boulot à temps plein. Alors les vacances ? Ouais ouais ouais pas mal. Pas tout à fait vrai, je n’en ai pas vraiment pris. J’ai continué à écrire et à remettre des textes, à faire, puis refaire des projets, sans prendre le temps de me baigner ou de lire. Pas grave. On verra ça plus tard, si j’ai le temps, l’énergie, et le courage. Devant l’ordinateur, donc, correction, rédaction, traduction à nouveau. Je termine vers 13 heures, j’en ai un peu marre, j’ai envie d’aller en ville, parce que là je suis dans un trou. Je quitte le bureau, c’est moche, c’est isolé au beau milieu de nulle part, près d’une autoroute, je regarde les horaires d’autobus, arrêt au croisement de deux boulevards. J’arrive à la jonction, je ne vois rien, c’est plein de voitures avec des chauffeurs qui me dévisagent, je ne sais pas trop quoi faire, je continue à marcher. Je vais plus loin encore. Je rattrape l’autobus, au bout d’une heure ou plus de marche, ensuite je vais à Montréal. Je pense à aller chercher ce t-shirt OneTop que j’ai gagné lors d’un concours du Nightlife Magazine, je monte les quatorze étages de l’édifice du boulevard Saint-Laurent. Bureaux fermés. Je redescends. Je reviens sur mes pas, m’arrête à la Librairie Gallimard, j’achète Bambiland, d’Elfriede Jelinek, je n’ai rien d’autre à faire, ni à lire. Je vais manger du sushi sur la Place des Arts, l’esplanade est pleine, Festival de Jazz, je n’y pensais plus. Je reviens, je parle à quelques personnes, je m’endors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, je pars du boulot vers 17h30. J’arrive à la maison, le temps de prendre une douche, de me changer, je reprends l’autobus pour aller voir l’hommage à Paul Simon. J. me dit qu’il y sera aussi, j’aimerais bien, je souris. J’apprends que M. va revenir faire un tour au bureau, c’est si loin maintenant, j’ai l’impression que c’est derrière moi tout ça, je n’ai même pas envie d’être là. C’est drôle comme la vie change et que le temps passe, sans qu’on le sache vraiment, on est ailleurs, complètement, et on ne veut plus entendre parler du reste. J’arrive sur le site, je vais me prendre quelque chose à manger, le temps de revenir, la rue Sainte-Catherine est déjà bloquée, jusqu’à Saint-Urbain. Envie de sortir cette carte de presse et d’aller me mettre plus haut pour mieux voir, et puis je laisse tomber, les gardiens de sécurité m’énervent, tant pis. Le spectacle commence, je ne vois rien, j’aime le ciel après l’orage. Je suis à l’écart – physiquement et psychologiquement – et je suis bien comme ça. J’essaie de voir J., je pense à l’appeler, et puis je laisse tomber, tu ne vas pas l’appeler encore une fois franchement, je m’énerve moi-même. Je suis déçu, forcément, je décide de partir. Je reprends le métro, je suis avec quelques personnes que je connais, on s’amuse un peu, je fais semblant d’être joyeux, ce soir. J’essaie de me défoncer les tympans en écoutant les Yeah Yeah Yeahs, je ne semble pas réellement réussir. Chez moi vers à peine une ou deux heures du matin. Je me déshabille, range soigneusement tous mes trucs, puis je tombe dans le lit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin je me réveille, je dois reprendre le travail, le temps est moche, et moi aussi. C’est drôle, je ne me sens pas heureux. Pourtant, je crois que je devrais l’être. Mais je ne le suis pas, pas maintenant, pas en ce moment. Je ne sais pas c’est dû à quoi. Je ne sais pas si ça passera, un jour ou l’autre peut-être, sans doute. Juste que là, depuis quelques jours, ça resurgit, de la peine, mais aussi une bizarre forme d’amour, je n’y suis probablement plus habitué. Et j’avais envie d’écrire. Je me disais que ça faisait longtemps. J’ai mal au ventre, mais ce n’est pas si grave. Rien n’est grave. Et ça passera. Oui. Bien sûr que oui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115211225318981091?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115211225318981091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115211225318981091' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115211225318981091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115211225318981091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/07/oui-voil.html' title='Oui, voilà'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115161144537924772</id><published>2006-06-29T15:55:00.000-04:00</published><updated>2006-06-29T16:04:05.423-04:00</updated><title type='text'>Les vraies vacances, primo partito</title><content type='html'>Se lever très tôt, mais pas de façon imposée, juste parce que vous voulez profiter de votre journée en commençant par vous installer sur la terrasse, vous faire un bon café avec des oeufs, en lisant le journal et/ou un autre livre de circonstance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travailler enfin sur un projet qui vous tient réellement à coeur. Non pas que les autres ne vous intéressent pas, juste que parfois, c'est bien de sentir qu'on a une idée qui naît et qu'on a la chance de la laisser germer en l'entretenant, soi-même, tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se recoucher en espérant secrètement que les draps du lit seront encore chauds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre sa douche vers 14h de l'après-midi en mettant de la musique à proximité, du genre "Pilot" de Notwist, et en hurlant quelques paroles, "Could be enough if only we are pilots once a day".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115161144537924772?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115161144537924772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115161144537924772' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115161144537924772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115161144537924772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/les-vraies-vacances-primo-partito.html' title='Les vraies vacances, primo partito'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115104015622980702</id><published>2006-06-22T23:33:00.000-04:00</published><updated>2006-06-29T01:17:02.380-04:00</updated><title type='text'>Comme chez les autres</title><content type='html'>Enfin, les vacances, depuis quelques jours seulement. Le plaisir de quitter l'écran de l'ordinateur, alors qu'on y était installé depuis beaucoup trop longtemps, à onze heures du soir, avec le ventilateur, pour les projets à remettre, les articles à écrire, à traduire, à rédiger. J'appelle un ami, jeudi soir dernier, je lui demande s'il veut sortir pour fêter ça, il dit oui et en invite une autre à se joindre à nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous décidons d'aller au Brontë, je n'y suis encore jamais allé, sur Sherbrooke Ouest, dans le coin de Peel et de Crescent. La table nous est accordée "in extremis", le Grand Prix arrive, tout est complet, spécialement dans l'ouest de la ville. En fin de compte, durant toute la soirée, je n'ai jamais vu le restaurant plein à craquer, toujours trois ou quatre tables libres, ils cultivent le chic sélectif, on dirait. Il est dix-huit heures trente, c'est beaucoup trop tôt pour manger, le soleil est encore là, et de toute façon nous n'avons pas vraiment faim. Il commande un kir, elle un martini, je prends une vodka au citron. Le style du restaurant me fait penser à un film de Stanley Kubrick, à mi-chemin entre une décoration futuriste au kitsch déjà assumé, ou rétro ultra moderne. Meubles massifs et imposants, blancs et purs, teintes glaciales, un peu comme au Cube, quelques lignes de couleur pour contraster, une lumière tamisée et sobre. L'allure générale me plaît bien, d'autant plus que j'adore la position géographique du restaurant, dans ce coin un peu à part des autres, à Montréal, près du Musée des Beaux-Arts. Nous parlons, de tout et de rien, d'abord de mes nouveaux contrats, ensuite de la fin du bac de l'ami, des talents de photographe de l'amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Goldfrapp et Console à fond la caisse dans le restaurant, puis quelque chose qui ressemble à "Blue Monday", du New Order ou alors autre chose, peut-être. Je regarde l'heure, vingt heures trente. Le restaurant commence timidement à se remplir, mais nous sommes encore plutôt isolés. Juste ce qu'il faut pour nous mettre à l'aise, on dirait. Lentement la conversation glisse vers des pentes plus dangereuses, l'amour, la sexualité, la drogue, l'alcool. Nous rions. La serveuse est jolie, avec son accent anglophone, je lui souris et elle me le rend. La soirée passe lentement, nous mangeons divinement bien. L'amie se lève pour aller aux toilettes, et sans savoir pourquoi, je la suis, quelques minutes plus tard. Je sors rapidement un condom de ma poche, nous n'avons pas beaucoup de temps, les toilettes du Brontë sont dégueulasses, situées un peu à l'extérieur, dans le hall de l'hôtel. Je me demande pourquoi un restaurant avec autant de classe fait partie d'un endroit aussi banal que le Méridien Versailles. Rien pour stimuler quoi que ce soit. Nous revenons à table, payons la note, pour repartir. Nous sortons dehors, je sens bien que l'ami nous regarde attentivement, qu'il a deviné. Sourires. Il fait encore incroyablement chaud dehors, nous descendons sur Sainte-Catherine, près de la Mortagne. Qu'est-ce qu'on fait ? Les FrancoFolies sont terminées, le Jazz n'a pas encore commencé, c'est jeudi soir, donc pas de feux d'artifices sur l'île Sainte-Hélène. Pas grave. Nous nous rendons à l'appartement de l'amie, elle nous dit qu'elle a tout chez elle pour faire la fête. Ce que nous confirmons avec enthousiasme, en voyant l'autre amie qui s'y trouve, le nombre impressionnant de bouteilles alignées dans une boîte, cellier modeste et patenté, mais qui joue parfaitement son rôle, et les quelques lignes blanches sur la table du salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me demande si j'ai d'autres condoms, il n'en a pas, moi non plus, évidemment. L'amie de l'amie décide de fouiller dans sa chambre, elle en trouve miraculeusement trois, ce qui fait sourire l'amie, qui doit se rappeler l'écoulement progressif des autres préservatifs, de l'achat original, peut-être un mois et demi plus tôt, jusqu'à aujourd'hui. Au cours de la soirée, ils sont utilisés à bon escient, c'est certain, puisque le lendemain on les retrouvera dans la cuvette de la toilette, tous les trois, comme ça, dernières traces d'un plaisir noyé dans l'alcool et la dope de mauvaise qualité. Le réveil est difficile, l'ami est déjà parti, l'amie attendait que je me lève pour partir au travail. Je ramasse mon linge, prend rapidement une douche, puis je sors. Le soleil est radieux, une belle journée s'annonce. Et le début des vacances en est pour quelque chose, sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serais curieux de savoir à partir de quel moment vous avez compris que c'était de la pure fiction. Parfois, c'est bien, de deviner où se situe la ligne entre le vrai et le faux. Le vrai ? Le Brontë, la vodka au citron, et quelques autres détails un peu croustillants. Le faux ? Le reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115104015622980702?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115104015622980702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115104015622980702' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115104015622980702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115104015622980702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/comme-chez-les-autres.html' title='Comme chez les autres'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115032437536052674</id><published>2006-06-14T18:01:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:56:45.090-04:00</updated><title type='text'>Pour en finir (encore) avec le design</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://static.flickr.com/44/108576269_fac44153f3.jpg" width="500" height="341" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Il semble, finalement, que Montréal se soit mérité le titre de "ville de design" (qui lui a été remis mardi des mains du directeur général de l'UNESCO) en partie à cause de son dossier de candidature, confié par la Ville de Montréal à Orangetango. La suite &lt;a href="http://www.creativitemontreal.com/article.aspx?id=18010"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2096,2632878&amp;_dad=portal&amp;_schema=PORTAL"&gt;ici&lt;/a&gt;. Et &lt;a href="http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/design_mtl_fr/media/videos/UNESCO.mov"&gt;ici&lt;/a&gt; pour voir le vidéo vantant les mérites de notre métropole, avec une belle musique de Champion en prime. C'est bien, peut-être trop rapide, un peu expéditif à mon goût, ou alors froid... Et la signature d'Orangetango commence à faire date, je trouve, on sent un certain réchauffé, depuis l'Opéra de Montréal, le TNM, les Rendez-vous du cinéma québécois, le Festival Métropolis Bleu, surtout au niveau de l'agencement des polices de caractère, la composition des éléments sans aucune symétrie, l'absence de repères graphiques solides... c'est original, sauf que. C'est légèrement "déjà vu", quand on sait tout ce qu'ils ont fait avant. Mais c'est toujours un plaisir, de découvrir un nouveau projet fait par une agence dont on aime bien le travail, et ça reste du boulot génial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, et je ne savais pas que Commerce Design Montréal s'est transformé en Créativité Montréal... C'est un titre qui convient bien, je crois. Ou en tout cas, qui ouvre la porte à des possibilités plus larges en ce qui a trait au rayonnement de ce qui se fait à Montréal, en matière de design. Stay tuned!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115032437536052674?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115032437536052674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115032437536052674' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115032437536052674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115032437536052674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/pour-en-finir-encore-avec-le-design.html' title='Pour en finir (encore) avec le design'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-115031865015129749</id><published>2006-06-14T16:51:00.000-04:00</published><updated>2006-06-14T16:57:30.176-04:00</updated><title type='text'>Workaholic neurasthénique</title><content type='html'>Il y a des jours où vous trouvez que tout va bien. Vous travaillez bien. Vous allez bien, physiquement et psychologiquement. Les vacances approchent. Pas pour très longtemps, mais quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous tombez sur le site InfoPresseJobs.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez envie de pleurer, tellement c'est beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rédacteur-réviseur-traducteur anglophone, pour le Groupe Cossette Communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concepteur-rédacteur anglophone, pour Ogilvy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors tout va mal,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que vous savez que vous voulez exactement ce genre d'emploi-là, mais que vous ne l'aurez jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est triste, parfois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-115031865015129749?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/115031865015129749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=115031865015129749' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115031865015129749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/115031865015129749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/workaholic-neurasthnique.html' title='Workaholic neurasthénique'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114973574001247497</id><published>2006-06-07T22:15:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:57:02.103-04:00</updated><title type='text'>Juste assez</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;img src="http://www.dimanchedupieton.com/UserFiles/images/CAMILLE_620919.jpg" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt;Petit moment de tendresse, aujourd'hui. Une jeune fille d'à peu près cinq ou six ans m'a fait un calin dans le métro, publiquement, comme ça. Elle partait, et j'échangeais quelques regards avec sa mère et avec elle, puisque ça faisait plaisir à voir, autant de joie sur deux pattes, à l'heure de pointe, parmi les figures psychologiquement endolories des adultes qui désespèrent de voir arriver vendredi. Guy-Concordia, elles sortent, la petite se lève, je suis debout, près de la porte opposée, et elle sert mes jambes dans ses bras, puisqu'elle ne peut pas atteindre plus haut. Et c'était. Tout. Juste assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les dernières semaines, je manquais cruellement de bonne musique à me mettre sous la dent. Ou plutôt, tout ce que j'écoutais, à force de répéter l'écoute intensivement, peut-être trop, ça devenait lassant. Et puis, je ne sais pas vraiment pourquoi, j'ai remis &lt;a href="http://www.camille-lefil.com/"&gt;l'album de Camille&lt;/a&gt; dans le lecteur. J'avais déjà beaucoup aimé son excellente collaboration à &lt;a href="http://www.nouvellesvagues.com/"&gt;Nouvelle Vague&lt;/a&gt;, mais "Le Fil" m'avait laissé de marbre, l'an dernier. Alors qu'on ne jurait que par elle lors de la dernière édition des FrancoFolies, je penchais davantage du côté de Pauline Croze. Et là, peut-être est-ce un concours de circonstances ou une question de chimie nucléaire à retardement, mais je l'aime bien, en fin de compte, cette Camille. "Vertige", avec ses airs de vieux cirque triste et mélancolique, son atmosphère blasée, grise. "Au port", "Vous", "Senza", et cette note tenue du début jusqu'à la fin, c'est simple, mais ça suffit, c'est assez. Sa voix se multiplie en une palette hallucinante de nuances orales. Elle se fait pimpante et murmure. Elle est seule, sans arrangements extraordinaires, sans variations électroniques, elle fait tout le travail, comme une grande. Parfois ça fait du bien, de revenir à ça. Elle vient de sortir un album live, et elle sera de passage à nouveau aux Francos cette année, avec Yann Perreau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, aussi à écouter, le prochain disque solo de Thom Yorke, &lt;a href="http://www.theeraser.net/"&gt;"The Eraser"&lt;/a&gt;, qui sortira à la mi-juillet. &lt;a href="http://p45.ca/audio-video/audio/p45-la-baladodiffusion/45-tours-la-baladodiffusion-de-p45-5"&gt;La balado de P45&lt;/a&gt; nous offre "Analyze" en primeur, Alex ayant eu la chance d'écouter le disque et nous offrant ses commentaires sur le projet du leader de Radiohead.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114973574001247497?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114973574001247497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114973574001247497' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114973574001247497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114973574001247497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/juste-assez.html' title='Juste assez'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114955668277933737</id><published>2006-06-05T20:57:00.000-04:00</published><updated>2006-06-05T21:18:02.800-04:00</updated><title type='text'>Cuisson ? Saignant...</title><content type='html'>Je sens que bientôt, je vais vider tout ce que j'ai de colère et de rage dans un bon polar américain. Toute la frustration accumulée au cours des dernières semaines, et de celles qui s'en viennent, vont être complètement évacuées par un James Ellroy funeste et noir, vraiment, très très noir. Des meurtres. Des cadavres. Des cris d'horreur. Des détails macabres à vous faire frémir. Oui, je pense que j'en ai bien besoin, de ce défoulement psychologique et émotif. C'est appétissant, juste à y penser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114955668277933737?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114955668277933737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114955668277933737' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114955668277933737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114955668277933737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/cuisson-saignant.html' title='Cuisson ? Saignant...'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114930912750409143</id><published>2006-06-03T00:18:00.000-04:00</published><updated>2006-06-03T00:32:07.626-04:00</updated><title type='text'>Montréal-Québec, aller-retour, etc.</title><content type='html'>Ça fait depuis quelques temps que je n'ai pas laissé de note. Je me demandais bien ce que je pourrais écrire. Parler de ce que je vis, de ce que je vois, de ce que j'entends, je ne sais pas exactement. Voyage instantané à Québec aujourd'hui, aller-retour, avec un groupe. Comme toujours, je ne cadre jamais avec les groupes. Je me retrouve à part. Je commande du fast-food, je ne sais pas de quoi j'ai réellement envie - et j'ai oublié mon portefeuille, me voilà pris avec un vieux trente dollars rescapé du fond de mon sac. Cheap, je me dis. Regarde autour de toi, cheap, vraiment. Tout ce beau monde qui te tape un peu sur les nerfs, oublie, vite, hamburger puis frites puis Coke. J'oublie, je marche, ça me fait du bien. À la Librairie Pantoute, j'erre un peu n'importe où, je crois entendre une petite fille qui lit mes chroniques dans "Entre les lignes" dire à son père "je pense que c'est lui, papa". Mais je ne suis pas certain, la petite fille est trop gênée pour venir me parler - ou alors, si ça se trouve, ça n'avait rien à voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'autobus, je regarde par la fenêtre et je vois le paysage défiler, "Way Out", "Turn Into", "Deja Vu" des Yeah Yeah Yeahs qui m'isolent du reste du monde, me rendent inatteignable. Je l'étais déjà bien avant, mais ça confirme. Dans mon sac, je jette un coup d'oeil. "Deception Point" de Dan Brown, en anglais, format poche. Emprunté à une amie, je me suis dit, et pourquoi pas ? Sûrement pas maintenant, peut-être est-ce que je ne pourrai jamais le finir, non plus, peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée. Retour à la maison, je dépose les paquets, je jette un oeil au courrier. Une boîte de la FedEx, nouveau iPod, j'ouvre rapidement, machinalement, je le charge, comme si je me connectais avec, c'est la première fois avec celui-là, pourtant on dirait que j'ai fait ça toute ma vie, me recharger. Minuit et quelques minutes. Je regarde près du téléphone, le nom et le numéro de mon patron sur un petit papier. Pas le temps. Pas tout de suite. Là, j'écoute aKido, tout seul, en tête-à-tête avec moi-même, et pour un week-end complet. Pas question de rien d'autre sauf ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi approche, déjà.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114930912750409143?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114930912750409143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114930912750409143' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114930912750409143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114930912750409143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/06/montral-qubec-aller-retour-etc.html' title='Montréal-Québec, aller-retour, etc.'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114869497500840409</id><published>2006-05-26T21:28:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:57:25.506-04:00</updated><title type='text'>"It's getting a bit creepy"</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/54/153917946_4e2b034fab.jpg" width="500" height="333" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt; &lt;br /&gt;Un extrait du nouveau film de Michel Gondry, le réalisateur de l'extraordinaire "Eternal Sunshine Of The Spotless Mind" et de quelques-uns des plus extraordinaires clips des dernières années (Björk, The White Stripes, Radiohead, Kylie Minogue...). Cette fois-ci, son pari est encore plus audacieux que son précédent long métrage, alors scénarisé par le génial Charlie Kaufman. "The Science Of Sleep" raconte l'étrange histoire d'un jeune homme qui s'évade par le rêve. Ensuite on nage en terrain plus connu, le jeune homme en question, joué par Gael García Bernal, tombe amoureux d'une femme, jouée par Charlotte Gainsbourg, qui repousse son excentricité. La confrontation des différents genres humains par l'intermédiaire d'images juxtaposées est devenue la principale préoccupation de ce brillant visionnaire (les effets spéciaux de "Matrix" sont en partie basés sur son clip des Rolling Stones, c'est dire à quel point il s'agit d'un véritable Méliès contemporain...), aux millions de facettes qui se décomposent, se fragmentent, pour former un ensemble éparpillé des plus stupéfiants. Et "The Science Of Sleep" n'échappe pas à cette facture visuelle, auditive, émotionnelle, qui bouleverse et détonne. Essayez de comprendre quelque chose, si vous le pouvez. La musique est "Instinct Blues", des White Stripes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fqK4OuRR5pA"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/fqK4OuRR5pA" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114869497500840409?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114869497500840409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114869497500840409' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114869497500840409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114869497500840409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/its-getting-bit-creepy.html' title='&quot;It&apos;s getting a bit creepy&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114844084903049522</id><published>2006-05-23T23:08:00.000-04:00</published><updated>2006-05-23T23:20:49.043-04:00</updated><title type='text'>Rien d'autre</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.mr-edgar.com/baillairge/archives/2006/05/evidee.html"&gt;Qu'est-ce qu'elle fait chier, parfois, la vie.&lt;/a&gt; Ça arrive soudainement, on ne s'y attend pas, ou peut-être, secrètement, on espère que ça ne se produira pas. Et puis, ça frappe. Un grand coup-de-poing, gros comme ça. Y'a pas d'autres mots. Pas de gros paragraphe, cette fois, Mélanie. Rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114844084903049522?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114844084903049522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114844084903049522' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114844084903049522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114844084903049522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/rien-dautre.html' title='Rien d&apos;autre'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114841798572515577</id><published>2006-05-23T15:49:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:57:54.773-04:00</updated><title type='text'>Publi-reportage</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.darkhorizons.com/2006/davinci/code1.jpg" width="470" height="300" VSPACE=10 HSPACE=10 align=left/&gt; &lt;br /&gt;Je dois le dire, les échos négatifs venus du Festival de Cannes à propos du "Da Vinci Code" de Ron Howard, adapté du (trop) célèbre roman de Dan Brown, ont fait plaisir à mon âme abhorrant best sellers, réussites commerciales et popularité instantanée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, voilà, je ne l'ai pas détesté, ce film. D'accord, ce n'est pas Gus Van Sant et "Elephant", mais quand même. C'est la reproduction fidèle du roman. Ni très bon, mais pas complètement mauvais. Parfois, je suis d'accord avec la critique. Parfois, non. Mais cette fois, j'ai l'impression qu'il y a un consensus autour du fait que "Da Vinci Code" est un navet absolu. Que la presse, particulièrement québécoise, s'est fiée à la réaction de quelques personnes pour en faire une vérité inattaquable. Il suffit souvent de bien peu de gens qui ne sont pas gênés et qui osent rire durant une projection, ou énoncer leurs commentaires personnels à voix haute, et le reste se dit, tiens, s'ils trouvent ça moche, c'est que ça doit vraiment l'être. Odile Tremblay, dans "Le Devoir", a déclaré que le "Da Vinci Code" était un pétard mouillé. Marc-André Lussier, dans "La Presse", a fait pire. Il avait accordé trois étoiles au film, la soirée même de sa première mondiale à Cannes. Curieusement, le samedi suivant, il lui enlevait une demi-étoile. Non, le "Da Vinci Code" n'est pas un chef-d'oeuvre. Mais vous vous attendiez à quoi, exactement ? Le livre de Dan Brown était truffé d'erreurs, d'irréalités flagrantes, c'est quoi, vous pensiez sincèrement que les scénaristes allaient réécrire l'histoire de A à Z ? Allons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film "Da Vinci Code" n'a pas la réputation d'être "le film le plus attendu de l'année". Ni ses acteurs, ni le réalisateur ne l'ont revendiqué. Et rien ne l'indique sur l'affiche, ni dans la bande-annonce. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce sont les médias qui l'ont mis en surenchère avant même qu'il soit projeté sur un écran. Ils ont fabriqué un engouement, monté de toutes pièces une stratégie publicitaire qui ne fait même pas partie du métier de journaliste. Et lorsque, déçus, ils se sont aperçus qu'ils avaient fait tout ça pour rien - tous ces dossiers thématiques, ces décryptages en profondeur, ces réactions enflammées que l'on attendait de l'Opus Dei et du Vatican, ce genre de choses que les médias adoorent parce que c'est incroyablement croustillant - alors ils se sont vengés en décidant, collectivement, de dire que c'était de la pure merde. Ce qu'ils ont fait, ça s'appelle du publi-reportage. On s'attendait à ça de la part d'un jeune journaliste qui commence et qui, croyant tenir un scoop, compose un article peu enclin à l'objectivité. Mais pas "La Presse". Pas "Le Devoir". Pas Radio-Canada, le New York Times, Premiere.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai décidé de prendre le parti du lecteur moyen. Celui qui, à la fin de la projection, au Quartier Latin, s'est exclamé "et toi ? Non, moi non plus, je n'ai pas trouvé ça si pire que ça". Celui qui, s'étant bien diverti avec le livre, s'est aussi bien diverti devant l'écran.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114841798572515577?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114841798572515577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114841798572515577' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114841798572515577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114841798572515577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/publi-reportage.html' title='Publi-reportage'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114810402970513418</id><published>2006-05-20T00:10:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:58:21.536-04:00</updated><title type='text'>Pour en finir avec le design</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/49/150520477_e153d34ae0.jpg" width="500" height="280" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt;&lt;br /&gt;À voir les nombreuses nouvelles sur le sujet, d'abord cette consécration par l'UNESCO de Montréal en tant que "ville de design", rejoignant ainsi Buenos Aires et Berlin, ou encore cette exposition qui a actuellement lieu au Musée des Beaux-Arts de Montréal sur le design italien, ainsi que ces nombreux blogueurs qui s'interrogent sur la question (&lt;a href="http://www.nouknouk.com/blog/"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://blog.articlestudio.ca/?p=371"&gt;là&lt;/a&gt;, deux réflexions très intéressantes, que je vous suggère fortement de lire), je me suis dit qu'il serait peut-être intéressant de donner mon avis personnel. Étant moi-même très concerné par le design, souhaitant même, éventuellement, étudier dans le domaine, j'accumule les livres Taschen et j'essaie de voyager le plus possible pour saisir l'essentiel de ce qui se produit en termes de beauté urbaine un peu partout à travers la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que le design, tout comme n'importe quelle autre forme d'art, doit d'abord questionner avant de satisfaire. Élaborer une structure parce qu'elle doit être esthétique, c'est passer à côté de la véritable fonction d'un objet ou d'un édifice, et sacrifier l'utilité au profit d'une complaisance visuelle inutile. Le design réussi est celui dont la principale vocation n'est pas de "faire entièrement corps" au reste du paysage urbain, mais plutôt celui qui se démarque, subtilement, sans compromettre le naturel en se servant de l'artificiel. À travers la planète, on compte nombre de ces récentes réalisations, que l'on se plaît à admirer ou à détester. À Paris, le Centre Pompidou, la pyramide de verre du Louvre, ou l'Opéra Bastille. À Londres, la tour de la Swiss Re en forme d'énorme demi-cylindre ovale, émergeant tel un gigantesque phallus en plein coeur de la capitale britannique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Montréal, ville de design" ? Il faut avouer qu'il y a du changement, depuis quelques années, un vent de renouveau. Ce sont principalement les institutions culturelles et universitaires qui ont décidé de faire les premiers pas, la Polytechnique, l'Université Concordia, l'UQÀM et son complexe des sciences, et qui développe un chantier au nord du terminus d'autobus de Berri, près pour la fin 2008 et devant abriter l'École des langues, les facultés de droit et de sciences politique, une galerie d'art, un centre de recherche et l'Institut international de Montréal. La Grande Bibliothèque, malgré sa rapide décomposition quelques mois seulement après sa construction, renouvelle le quartier qui en avait bien besoin. Le Palais des Congrès, probablement le plus grand projet du Quartier International, l'édifice de la Caisse de dépôt et de placement. Cependant, je vois deux obstacles à ces profondes transformations. D'abord, ils ont beau être magnifiques, ces structures ne "brisent" en rien le paysage montréalais actuel. Ils sont fonctionnels, mais pas percutants. Peut-être est-ce parce qu'il y a une actuelle vague de kitsch, ou que la laideur revient à la mode, mais je pense que Montréal devrait se doter d'un édifice aussi atypique qu'esthétiquement discutable. Un débat pourrait naître au sujet de ce que l'on considère "beau" ou "laid", et peut-être la créativité des gens d'ici serait-elle "boostée" par ces échanges... Encore aujourd'hui, on entend encore parler de la pyramide du Louvre, ce "furoncle qui défigure Paris", ou du Centre Pompidou, temple incontesté du contestable... Est-ce beau, ou laid, les avis sont partagés, mais on en parle. Pourquoi ne pourrait-on pas en faire autant ici ? C'est une attitude un peu masochiste, je l'avoue, que de demander à des architectes de faire quelque chose de volontairement sujet à controverse, mais n'est-ce pas là la meilleure façon de développer pleinement tout le potentiel créatif de Montréal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième obstacle, et non le moindre, reste le fait que tous ces bâtiments qui se construisent ne sont pas les plus frappants, visibles, je n'oserais pas dire "utiles", de Montréal. Pour ceux qui y vivent, oui. Mais pour les touristes, ceux qui viennent ici, la rue Sainte-Catherine, c'est toujours aussi décevant. Saint-Laurent aussi. J'ai entendu dire, je ne sais plus exactement par quel média, que Ruedi Bauer* avait été pressenti pour s'attaquer au Quartier des Spectacles. Retoucher la signalétique, le design, de manière à rendre le coin plus attrayant. Personnellement, je crois qu'il s'agit d'une belle idée, puisqu'enfin, on s'attaque à quelque chose de réellement "public" et destiné non pas uniquement à tous ceux qui habitent Montréal, mais aussi à ceux qui, de passage, s'arrêtent pour observer ce qu'il en est du design et de l'architecture en Amérique du Nord. Car actuellement, le japonais qui vient ici veut rarement visiter le Pavillon de génie, d'informatique et d'arts visuels de Concordia. Il préfère se rendre au Métropolis. Au Spectrum. Au Club Soda. C'est un peu regrettable, puisque nombre de lieux pourraient être améliorés, revus et corrigés, et ce sont les plus évidents. Ex-Centris est un bel exemple de ce que j'aimerais qui, à grande échelle, devienne le "nouveau Montréal", celui qui s'en vient, ouvert à d'autres formes plus hétéroclites, qui ose inventer autre chose, au milieu du vieux, de l'ancien, du dépassé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que Montréal, aujourd'hui ? Une ville qui ressemble à Barcelone. Coincée par trop de mélanges de genres, explosant culturellement, mais dont le potentiel visuel devrait être multiplié par dix, par vingt, par cent. Au Canada, il y a des architectes absolument extraordinaires, à commencer par Frank O. Gehry qui a signé, ici-même, ce Musée des Beaux-Arts que je considère comme étant l'un des plus beaux musées au monde. Je pense qu'il serait temps que Montréal se dote de projets ambitieux, sans sacrifier l'intelligence et la pertinence - du genre, ne pas proposer la construction d'un casino à l'autre bout de la ville, auquel le Cirque du Soleil ne débourserait pas un sous, et qui ne serait qu'une grotesque structure sans aucune mission sociale. Je ne sais pas si cette nouvelle mention de "ville de design" aura un effet, ou non, sur le tourisme à Montréal (il n'y a qu'à voir ce qui résulte de "Montréal, capitale mondiale du livre", pour être un peu échaudé par ce genre de titre...). Mais j'espère cependant qu'elle aura une incidence sur les créateurs d'ici, et, espérons-le, qu'elle favorise l'épanouissement visuel et identitaire d'une plaque tournante de la culture francophone et internationale d'Amérique du Nord telle qu'elle est.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Ruedi Bauer est également le responsable de la nouvelle signalétique du Centre Pompidou, inaugurée en 1998, et possède son propre atelier qui s'occupe, entre autres, de design graphique, d'exposition ou urbain, de signalétique, ainsi que de projets interdisciplinaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114810402970513418?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114810402970513418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114810402970513418' title='98 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114810402970513418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114810402970513418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/pour-en-finir-avec-le-design.html' title='Pour en finir avec le design'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>98</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114798986337194156</id><published>2006-05-18T16:04:00.000-04:00</published><updated>2006-05-21T12:51:38.840-04:00</updated><title type='text'>Bientôt sur vos écrans</title><content type='html'>&lt;img src="http://img.buzznet.com/assets/users9/ayesha/default/large-msg-1133206523-2.jpg" width="500" height="322" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt; Je vais probablement parler à travers mon chapeau, et j'imagine que ceux qui sont en désaccord avec moi auraient des tas d'arguments à opposer aux miens, et avec raison, peut-être. Mais je ne comprends pas le fait que le 11 septembre soit déjà au coeur des fictions américaines actuelles au cinéma: "United 93", qui vient tout juste de sortir sur nos écrans, et "World Trade Center", d'Oliver Stone, annoncé pour août prochain. Je ne juge pas le boulot des artisans, ni des réalisateurs, juste que je trouve que de faire un film sur une tragédie, cinq ans seulement après, c'est un peu prématuré, et pas très approprié. Pas tout de suite. Pas si tôt. Pas sans un peu de recul, un recul qui ne peut se faire actuellement, parce qu'il s'agit toujours de la même administration au pouvoir qu'à l'époque, parce que cet événement-là en a engendré un tas d'autres qui, aujourd'hui encore, occupent les premières pages des journaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The world saw evil that day, two men saw something else", peut-on lire dans la bande-annonce de "World Trade Center", alors que les premières images commencent à peine à circuler. "A true story of courage and survival". Moi, ça me met mal à l'aise. Ça me met mal à l'aise de penser qu'on utilise l'histoire récente d'une manière aussi commerciale. Ça me met mal à l'aise de penser qu'après la sortie du film, on assistera peut-être à une renaissance du patriotisme américain. Ça me met mal à l'aise de penser à ce qui découle de cette tragédie, à l'Afghanistan, puis à l'Irak, et je me demande, cette "histoire vraie de courage et de survie", pourquoi n'est-ce pas celle de milliers d'Irakiens, qui tentent de reconstruire leur existence, une fois de plus, parce que nos voisins avaient à coeur "le bien commun", et qu'ils détruisent lentement tout ce qui leur reste, depuis trois ans ? Pourquoi les Américains ne mettent-ils pas en scène ce qui s'est passé dans la prison d'Abou Ghraib, s'ils s'intéressent tant que ça à ce qui se passe dans l'actualité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne remets pas en cause l'importance des attentats du 11 septembre. Loin de là. Mais je commence à être saturé de ces horribles images véhiculées en boucle sur CNN. Je les ai assez vues. Je n'ai plus besoin qu'on me mette un gros plan en plein visage de telle ou telle scène, de tel moment, d'un avion qui frappe une tour, puis d'un deuxième, d'un effondrement, puis d'un deuxième, de la poussière, de la fumée, de la monstruosité de l'événement. Non. Je préfère un livre comme "Extremely Loud and Incredibly Close", du jeune prodige américain Jonathan Safran Foer, qui raconte l'histoire d'un petit garçon confronté à la perte, à la disparition de son père, qui se rendait au travail, un matin de septembre, comme tous les autres, à la différence près qu'il n'allait jamais revenir. Je me rappelle encore dans le roman de Foer, les quelques indices suffisants pour deviner l'impact de cette tragédie dans le monde d'un enfant. Quelques messages sur le répondeur laissés par le paternel, pour dire qu'il aimait sa femme et son fils. Des flash backs, vifs, sans trop aller dans les détails. À la fin du livre, on sentait que son auteur nous avait donné une vision délicate, tendre, du 11 septembre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est exactement ce que je ne retrouve plus, ce que je ne sens plus, dans ce qui nous est présenté, particulièrement au cinéma. Il n'y a pas moyen de rendre une tragédie humaine. Je ne parle pas de l'humaniser, ça, j'en suis certain, Oliver Stone et son "World Trade Center" y parviendront sans doute, avec le pathos, la musique dramatique et l'interprétation nécessaires, ils trouveront bien le public sensible qu'ils visent, et gagneront, avec un peu de chance, quelques récompenses. Non, je parle d'une tragédie "humaine", entièrement, complètement, "humaine". Cet instant où tout nous semble instable, où la vie perd de son sens, soudainement, lorsqu'un événement de cette importance survient, ces quelques secondes de silence, puis de stupeur, puis de tristesse, enfin, cette paix, le désir de cohabiter avec l'absence, faire avec, recommencer, être obligé de surmonter la douleur pour mieux vivre soi-même. Hollywood nous promet l'adrénaline, le suspense, et, enfin, l'émotion, si pure, découpée si finement, comme un diamant brut, qu'elle n'est plus qu'un résidu pauvre et sans intérêt, délaissant toute cette gamme de sentiments connexes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve ça dommage. Dommage qu'on ne prenne plus le temps de réfléchir, et de se dire, "oui, peut-être qu'en fin de compte, une histoire sur le 11 septembre, juste sur ça, sans rien de plus que l'infatigable avalanche visuelle des effets spéciaux dans le but d'y être, d'être parmi les survivants, parmi les victimes, parmi les pompiers, de ressentir ça à tout prix, c'est inutile, vraiment, inutile". Alors, ce film sur Abou Ghraib, c'est Wolfgang Peterson ou Robert Rodriguez qui va le faire ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114798986337194156?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114798986337194156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114798986337194156' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114798986337194156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114798986337194156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/bientt-sur-vos-crans.html' title='Bientôt sur vos écrans'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114798081756144797</id><published>2006-05-18T15:06:00.000-04:00</published><updated>2006-05-18T15:37:32.406-04:00</updated><title type='text'>J'ai de mauvaises nouvelles pour vous</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/46/148873782_0c66a66676.jpg" width="500" height="322" VSPACE=10 HSPACE=10/&gt; Quand la communauté européenne se dit qu'au fond, la politique étrangère du Canada commence à ressembler à celle des États-Unis en matière d'environnement et d'engagement dans le Protocole de Kyoto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un film tourné au Louvre grâce à une permission spéciale, mettant en vedette une Audrey Tautou qui resplendit dans les films de Jean-Pierre Jeunet, avec, comme sujet principal, l'oeuvre d'un des plus grands artistes et scientifiques de tous les temps, le "Da Vinci Code", est une risée mondiale et n'est en fait qu'un pur navet de l'industrie du cinéma américain, comme tant d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une animatrice de radio aussi talentueuse et énergique que Marie-France Bazzo décide de quitter la barre de mon émission préférée, "Indicatif Présent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le temps est moche depuis trop longtemps et qu'il le sera, selon les prévisions météorologiques, encore pour un bon bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand vous vous rendez compte qu'autant de spam à travers la planète, sous toutes ses formes, peut contribuer à une modification radicalement agressive du comportement humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand vous avez envie d'aller voir le "Da Vinci Code" au cinéma, demain après-midi, parce que vous n'avez rien d'autre d'intéressant à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde est à pleurer, mes enfants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114798081756144797?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114798081756144797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114798081756144797' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114798081756144797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114798081756144797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/jai-de-mauvaises-nouvelles-pour-vous.html' title='J&apos;ai de mauvaises nouvelles pour vous'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114758996524054956</id><published>2006-05-14T02:16:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:58:58.303-04:00</updated><title type='text'>En vie</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/50/145998716_3b458cb5fd.jpg" width="500" height="338" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT/&gt; &lt;br /&gt;Je m'attendais à un bon film. Simplement. Mais c'est beaucoup plus que ça, en fait. Beaucoup plus qu'un long métrage retraçant quelques années dans la vie de Truman Capote, l'enfant terrible des lettres américaines, auteur de poids légers ("Breakfast at Tiffany's", immortalisé sur pellicule avec Audrey Hepburn) que de poids lourds ("Other Voices, Other Rooms", un premier roman dans lequel Capote revisitait sa sombre enfance). "Capote", de Bennett Miller, est un film quasi-parfait. Visuellement remarquable, d'abord. La photographie est si glaciale, si froide, qu'elle nous fait peur, les tons de gris, les plans à l'écart qui montrent des paysages fades, délavés, envahissent l'écran. Et soudain, il apparaît, avec ses airs hautains, et sa voix de jeune fille. Truman Capote, dans toute sa grandeur. Le film réussit à capter l'essentiel de la vie de l'auteur de ce qui deviendra le livre de "non-fiction" le plus célèbre jamais écrit, "In Cold Blood". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir d'une simple dépêche du New York Times sur le meurtre d'une famille de paysans, Capote décide de partir au Kansas pour en apprendre davantage sur ce coin de pays, perdu au milieu de nulle part, et sur la réaction des gens face à l'horreur des événements, dans le but d'écrire un papier pour le New Yorker. Sur place, et après avoir vu l'un des deux coupables, Perry Smith, il se rend compte qu'il est inutile d'envisager d'écrire autre chose sur le sujet qu'un large roman, son chef-d'oeuvre, le cumul d'années passées à s'enrichir à New York, à organiser des soirées mondaines et à s'entretenir avec la haute bourgeoisie de l'époque. Mais voilà, au Kansas, il ne trouvera pas seulement l'inspiration pour écrire ce qu'il définit comme un livre entièrement calqué sur des faits réels: il fera face à une partie de lui-même qui se trouve à mille lieux de ce personnage faux et superficiel qu'il semblait être. La relation amoureuse, incestueuse, entre Perry et Truman, détruira à jamais la vie du Capote public. Après la mort du premier, condamné à la peine capitale, le second s'enfermera avec ses propres démons, l'alcool, l'exclusion, incapable d'écrire une seule ligne. C'est comme si tout son souffle s'était épuisé dans son dernier effort. En voulant écrire une histoire vraie, c'est surtout la sienne qu'il a mise à jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Capote" est le portrait d'un homme brisé, d'un écrivain marqué au fer par l'un de ses personnages. Pris de court, il est l'incarnation même de l'artiste tourmenté qui est incapable d'admettre la défaite, qui n'est pas l'icône immaculée qu'il croyait être - ou plutôt, qui découvre que cette icône est tachée, laide, et qu'il s'est forcé durant toute sa vie pour cacher cette laideur, en vain. Une lutte sans merci s'organise, mais Capote perd, et comme dans une tragédie grecque, l'issue est prévisible à l'avance. On le voit mourir devant nos yeux, ce cher Truman. On le sent dans son regard, dans les lignes qu'il a écrites, dans cette affection presque morbide qui l'habite envers Perry. Mais quel Perry ? Le meurtrier ? Ou celui de "In Cold Blood" ? C'est non seulement un film qui mérite tous les lauriers qu'on lui a décerné (et probablement davantage), mais aussi une réflexion extrêmement intéressante sur la relation entre un auteur et ce qui l'habite. Entre le vrai et le faux, la vérité et le mensonge, la fiction et le documentaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114758996524054956?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114758996524054956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114758996524054956' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114758996524054956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114758996524054956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/en-vie.html' title='En vie'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114737391418241293</id><published>2006-05-11T14:56:00.000-04:00</published><updated>2006-05-11T14:58:34.230-04:00</updated><title type='text'>Heureux</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.p45.ca"&gt;Yééééééééééééééééééééééééééééééééé.&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114737391418241293?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114737391418241293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114737391418241293' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114737391418241293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114737391418241293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/heureux.html' title='Heureux'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114729280275130716</id><published>2006-05-10T15:19:00.002-04:00</published><updated>2006-09-17T23:59:14.723-04:00</updated><title type='text'>COLORS NOTEBOOK</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/45/144146499_10c2b80359.jpg" width="500" height="289" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT/&gt; &lt;br /&gt;Les fidèles lecteurs du &lt;a href="http://www.colorsmagazine.com"&gt;magazine COLORS&lt;/a&gt; ont peut-être entendu parler de ce nouveau projet, &lt;a href="http://www.colorsmagazine.com/notebook.php"&gt;COLORS NOTEBOOK&lt;/a&gt;, organisé en collaboration avec Reporters sans frontières et qui semble vraiment très emballant. Qu'est-ce que c'est ? C'est un numéro spécial que l'on crée soi-même de A à Z. "This copy of COLORS Magazine is to be filled with your drawings, pictures and words. Think of it as a COLORS issue where you are the editor, art director, illustrator and photographer. Choose a subject matter and tell your stories, truths, fears, adventures, ideas, inventions, dreams and experiences. Once you’ve finished send it back to us." C'est pour souligner la liberté d'expression, et c'est ouvert à n'importe qui, de partout à travers la planète. Les meilleurs projets seront exposés au Centre Pompidou, à Paris, au mois d'octobre prochain. Vous devez donner votre nom d'ici le 20 mai si vous êtes intéressé à participer, et l'on vous enverra deux copies vierges à remplir et à retourner avant le 15 juillet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'y suis inscrit il y a peu de temps, et j'ai reçu mes exemplaires aujourd'hui, avec un cachet de la poste italienne en haut à droite de l'enveloppe, et je suis franchement super excité à l'idée de me mettre au boulot. Ça va combler mes prochaines semaines, puisque mon sujet est large: l'espace. Pas tant l'espace dans le sens d'univers, planètes et astronomie, mais plutôt dans le sens rationnel, idéologique. Jusqu'à quel point notre espace intervient-il dans celui des autres ? Comment délimiter nos propres frontières, et celles des humains autour de nous ? Ça me permet de toucher à des thématiques essentielles, comme le conflit au Proche-Orient, par exemple (parce que c'est avant tout une question d'espace, de lieux, de territoires), ou alors plus personnelles, etc.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas tout dévoiler avant que l'entrevue intégrale soit publiée dans la prochaine édition de P45, mais cette rencontre avec Robert Lepage m'a amené à définir ce thème-là, et je crois qu'il a réussi à mettre en mots ce que j'aimerais faire ressortir de mon COLORS NOTEBOOK, et communiquer au lecteur. "Quand j'étais jeune, j'avais peur de l'espace, et en même temps ça m'attirait. Sur scène, j'essaie de recréer ça, et c'est étrange, parce que tu tentes d'adapter dans un espace plus restreint des propriétés d'un espace vaste, inconnu, que personne n'a jamais réellement exploré, comme dans "La face cachée de la lune", par exemple. (...) On dirait que lorsque tu mets tes personnages dans une boîte, comme dans une cabine de peep show par exemple, c'est une façon de forcer le personnage à se développer là-dedans, dans un espace restreint. Il n'est plus le même, dans l'intimité, dans un lieu clos, il ne peut être ni vu ni entendu. Et ça me fascine, la mise en boîte des êtres humains, comme à Tokyo, par exemple, où ton espace est minuscule, et où tu as, dans certains hôtels, le strict nécessaire, et c'est tout, sans rien de plus que ça. Ça ne nous prend vraiment pas grand-chose, des toilettes, une douche,&lt;br /&gt;pour que notre propre intimité envahisse l'espace complet. Ensuite, tu peux l'observer. Tu peux amplifier les sons, regarder les détails, analyser son comportement, face aux autres, face à lui-même, face à la réduction de son environnement."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On verra bien. Aussi à lire: les derniers numéros de &lt;a href="http://www.colorsmagazine.com/index.php"&gt;COLORS&lt;/a&gt; (sur le VIH et le SIDA), d'&lt;a href="http://www.adbusters.org"&gt;Adbusters&lt;/a&gt; (sur la torture) et de &lt;a href="http://www.fabrica.it/page.php?id=231"&gt;FAB&lt;/a&gt; (sur la fin/les fins).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114729280275130716?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114729280275130716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114729280275130716' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114729280275130716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114729280275130716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/colors-notebook_114729280275130716.html' title='COLORS NOTEBOOK'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114728868522266177</id><published>2006-05-10T15:06:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:59:39.303-04:00</updated><title type='text'>Ici, là-bas</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/54/144137074_81de268c82.jpg" width="500" height="331" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT/&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/dlazurevieira/144137069/"&gt;Quelques photos&lt;/a&gt; de mon voyage à Sept-Îles. La ville est moche, par contre la plage a un certain charme, le fer avoisinant rend le sable un peu noir, et les eaux un peu rouges. Vous trouverez également &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/dlazurevieira/143079593/"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/dlazurevieira/143079594/"&gt;là&lt;/a&gt; un petit aperçu de la banlieue de Montréal, très tôt le matin. Ça peut parfois ressembler à un Simenon, la Rive-Sud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114728868522266177?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114728868522266177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114728868522266177' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114728868522266177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114728868522266177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/ici-l-bas.html' title='Ici, là-bas'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114713425128371322</id><published>2006-05-08T20:07:00.000-04:00</published><updated>2006-05-08T20:28:37.046-04:00</updated><title type='text'>Dickner versus Poitras, un dilemne à rendre fou</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://www.voir.ca/_images/montreal/1940/texte/li_mignonne_photo_1940.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Qu'est-ce qu'il y a de mieux, honnêtement, que de commencer la semaine avec un apéro à 24,5%, suivi d'une bouteille de rouge à 14 et quelques, un truc machin aux pommes et au miel, un dessert, et un porto en guise de conclusion ? Je ne sais pas, honnêtement. Peut-être gober tout ça ET écouter "Crazy", de Gnarls Barkley. Oui, ça, c'est vraiment bien, alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce Prix des Libraires, ce soir, qui choisir ? Mon coeur se déchire entre Marie-Hélène Poitras pour "La Mort de Mignonne et autres histoires", et Nicolas Dickner pour "Nikolski". Les deux sont quittes, ils ont chacun remporté le Anne-Hébert, elle pour "Soudain le Minotaure" en 2003, Dickner il y a de cela quelques semaines (en plus d'avoir remporté le Prix des Collégiens). Donc le Prix des Libraires pour Marie-Hélène. Ne serait-ce que pour la nouvelle "Fées et princesses au bout de leur sang", je me demande pourquoi elle n'a pas encore été primée depuis l'automne... Si vous avez la chance, ce sont deux excellents bouquins québécois de jeunauteurs très talentueux. Et je dois avouer - chut, ne le dites pas - que Marie-Hélène me touche beaucoup. Une beauté déroutante, sur la quatrième de couverture, d'une intensité et d'une profondeur qui vous jettent à terre. Et le fait qu'elle écrive dans VOIR, qu'elle exerce son métier de journaliste tout en étant dotée d'une plume incroyablement aiguisée, dont elle se sert pour l'écriture de romans et de nouvelles, ça me fait penser à quelqu'un qui essaie, peut-être vainement, de faire la même chose. "La Mort de Mignonne" est un texte d'ailleurs paru pour la première fois dans P45. Ça fait chaud au coeur de savoir que je fais partie d'un tel regrouement de talents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114713425128371322?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114713425128371322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114713425128371322' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114713425128371322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114713425128371322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/dickner-versus-poitras-un-dilemne.html' title='Dickner versus Poitras, un dilemne à rendre fou'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114696868352378490</id><published>2006-05-06T21:49:00.000-04:00</published><updated>2006-05-06T22:29:52.340-04:00</updated><title type='text'>Une star de la porno</title><content type='html'>Pourquoi ce titre ? Pour obtenir une fréquentation à la hausse de mon blog, peut-être, lorsque un ou une illustre inconnu(e) tapera "daviel + pornstar" sur Google ? Peut-être, mais bon, pas vraiment, en fait. Congrès de l'Association des Journalistes Indépendants du Québec, aujourd'hui, très intéressant. Raté l'atelier de Nicolas Langelier, par contre, je ne savais pas tout à fait le fonctionnement de la journée, et j'ai choisi le mauvais atelier, alors que celui sur les blogues et Internet m'intéressait plus que celui sur la télévision. Dîner, puis conférence avec Gil Courtemanche, invité d'honneur. Il a des airs, une allure, une manière de parler, de trancher ses propos radicalement, qui me rappellent Michel Houellebecq. C'est notre équivalent au Québec, me dis-je. Selon lui, notre société a un très gros problème, les gens en savent de moins en moins sur ce qui se passe autour de nous, et les médias traduisent mot pour mot les mensonges et les leurres de la politique. Il n'y a plus de journalisme engagé, clâme-t-il, et c'est en partie ce pourquoi il a commencé à faire de la fiction. Ses points de vue, bien que tranchés, sont intéressants. Il nous fait part de la réalité en Afrique du Sud, du sida, des grandes compagnies pharmaceutiques, je l'écoute, et je suis d'accord, parfaitement, avec ce qu'il dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Voulant imiter l'Inde et le Brésil, qui ont conçu des programmes d'accès aux trithérapies en faisant fi des brevets (l'ensemble d'un traitement "imité" par le gouvernement en ne tenant pas compte des brevets des compagnies pharmaceutiques, au Brésil, coûte environ $300 US. Le traitement similaire privé et déposé comme brevet par Pfizer ou par une autre multinationale, lui, dépasse les $10 000 US.), l'Afrique du Sud voulait se doter d'un programme similaire. Les compagnies pharmaceutiques ont poursuivi le gouvernement de Mandela, et durant les cinq ans du procès, après l'abandon des requêtes par les compagnies, 500 000 personnes sont mortes du sida. Les journalistes d'ici vont traiter ça sous un angle économique, juridique. Moi, j'appelle ça un assassinat. Un type, dans son bureau, entouré d'une équipe, a décidé de volontairement priver de soins 500 000 personnes qui sont mortes par sa faute. Certains y verraient matière à reportage, moi j'y vois matière à un drame."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parlait avec intelligence. Ses affirmations sur la situation mondiale étaient tout à fait justes. Et puis, il divague un peu à propos du gouvernement Harper qu'il considère comme étant de l'extrême-droite (bonjour Jean-Marie Le Pen !), puis se met à dire que le blog, selon lui, n'est qu'un pur divertissement, un loisir, comme de la pornographie sur Internet. Il faisait du journalisme engagé, avant, parce qu'il avait l'intention de changer le monde. Et il est là, maintenant, avec son constat pessimiste indiquant à l'assemblée de jeunes pigistes devant lui qu'ils se trompent, en espérant changer quelque chose, parce que c'est la société québécoise en entier qu'il faut changer. Je ne sais pas s'il a raison. Possiblement, au fond. Mais je crois que sous quelque forme que ce soit, sur un blog ou dans un journal à grand tirage, un journaliste peut contribuer à améliorer les choses. Il n'y a pas de recette, simplement plusieurs voies pour donner un même résultat. Avoir la détermination, le courage, la volonté d'imposer la vérité, la justice, c'est déjà beaucoup. Et il me semble que c'est tous ensemble que nous parviendrons à ce but-là, peu importe ce que nous faisons, la manière dont nous décidons de le faire, le nombre que nous sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors, je vais chez Archambault, pour prendre l'air un peu, peut-être m'acheter les Yeah Yeah Yeahs, bifurquer pour trouver la bande sonore de "Manderlay" - elle est chère, ne contient pas beaucoup de morceaux, que l'on peut probablement retrouver sous différentes éditions, parce que c'est du classique et que ça n'a rien d'une composition faite exprès pour un film de Lars Von Trier. Pas grave, j'achète, je me sens bizarre, le temps est moche, il pleut. En sortant je croise Xavier de P45, Alex de [insert clever name], très rapidement Catherine de Rock'n'Doudou, mais ça va très vite, je n'ai presque pas le temps de me rendre compte de ce qui se passe. Petite discussion, j'ai l'air con avec mon imperméable orange, mes vêtements froissés et moches, mon sac en bandoulière défraîchi. Puis je sors, et je me demande ce que je dois faire. J'aimerais changer quelque chose. Et en même temps, à ce moment-là, j'ai envie de ne rien être du tout, de m'abandonner, tout simplement. De jouer dans un film porno délavé, parce que le temps s'y prête, je crois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114696868352378490?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114696868352378490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114696868352378490' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114696868352378490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114696868352378490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/une-star-de-la-porno.html' title='Une star de la porno'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114679613094085724</id><published>2006-05-04T21:50:00.000-04:00</published><updated>2006-09-17T23:59:59.966-04:00</updated><title type='text'>Du plaisir d'être cochon</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/47/140613575_4cc3d13726.jpg" width="500" height="290" HSPACE=10 VSPACE=10 align=CENTER/&gt; &lt;br /&gt;J'aborde rarement ici le thème de la gastronomie et de la bonne bouffe, même s'il s'agit, malgré moi, de l'un de mes péchés capitaux préférés. Pourquoi alors ne pas en parler ? Parce que les médias se sont emparés de cet engouement soudain pour les bons plats, les restaurants chics, les recettes osées. Josée di Stasio est partout, Nigella Lawson aussi. Tout le monde s'achète des assiettes carrées, des ustensiles sophistiqués, un presse-citron dessiné par Philippe Starck. Le rêve inaccessible et inabordable, le véritable paradis, l'Éden terrestre et mortel, c'est désormais la cuisine en inox. On dirait presque un retour dans les années 50, avec la cuisinière parfaite et l'ordre permanent sur les comptoirs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne suis pas comme ça. Ma cuisine est un bordel. Quand je fais la bouffe, tout est à l'envers, les pots sont ouverts, la musique est omniprésente et je m'amuse, réellement, sans penser à autre chose. Et comme ce sont deux péchés capitaux, je compare souvent la gourmandise à la luxure. Pour moi, aller chez Les Touilleurs, sur Laurier, c'est entrer dans un sex shop. Je suis mal à l'aise, gêné, je regarde sans vraiment oser toucher. Je considère la gastronomie comme une forme très particulière de plaisir, privée, qui se consomme personnellement, intimement. Un orgasme des papilles gustatives ne peut se déclarer publiquement, devant une caméra, alors qu'on montre aux gens comment faire ceci et cela. Un orgasme des papilles gustatives débute lorsqu'on fait entière communion avec le foie gras de canard poêlé. Lorsqu'on est entièrement seul avec lui, que rien ni personne ne nous vante ses mérites, mais qu'on les découvre nous-même. Lorsqu'il a été fait avec beaucoup de soin, d'attention, d'amour. Je ne dévoile presque jamais mes recettes, je les garde pour moi. Dans ma tête. Et la sensation. De goûter. De saisir. Tant de choses, en si peu de centimètres carrés, et tout ça piqué par une simple fourchette. Ou avec des baguettes. Ou avec des mains, une cuillère, un couteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'extase, la montée jouissive d'un état de bonheur total, ça se trouve croqué entre les dents. C'est juste assez pour rendre la vie plus belle, juste un peu.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ce billet m'est inspiré d'une visite chez Hentai, belle coïncidence, vu le titre du restaurant - je ne sais d'ailleurs pas qui a proposé ça comme nom de resto, mais c'est un lien intéressant avec ma comparaison sur le sex shop, en tout cas -, un endroit où l'on bouffe les meilleurs sushis à Montréal. D'accord, les Montréalais de souche seront blessés dans leur orgueil, c'est à Lachine, donc dans un "arrondissement" - brrrrrr - mais ça vaut franchement la peine. Depuis la fermeture de Ginza sur Laurier, et le déclin de Mikado sur Saint-Denis, c'est véritablement le plus bel espace où fantasmer buccalement. Et la serveuse chante, lorsqu'on entre, en plus d'être très jolie. Merci au site japonais sur lequel j'ai trouvé la photographie du Hentai, en tapant ça sur Google - c'est quand même fou, un Japonais qui possède un blogue, et l'un des trucs dont il parle, c'est un petit restaurant trouvé aux abords du Canal Lachine - 1798, boulevard Saint-Joseph, 639-1801.) Enfin. Il était temps, cette parenthèse m'a coupé le souffle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114679613094085724?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114679613094085724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114679613094085724' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114679613094085724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114679613094085724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/du-plaisir-dtre-cochon.html' title='Du plaisir d&apos;être cochon'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114670537758350808</id><published>2006-05-03T21:09:00.000-04:00</published><updated>2006-05-03T21:16:17.583-04:00</updated><title type='text'>Soupir</title><content type='html'>Un soupir de mercredi soir, de semaine qui n'en finit plus, de trucs que l'on ne veut vraiment pas faire et qu'on reporte à la toute dernière minute, en se disant, ahh, et puis fuck, tant pis. Oui, ce genre de semaine. Où vous avez envie de collaborer à tout, à enRoute, au Nightlife, parce que malgré votre inactivité crasse de mercredi soir, vous n'en êtes pas moins conscient que vous voulez tout faire, et que vous vous arrangerez pour tout faire, parce que ça vous motive à aller plus loin. Où vous revoyez mentalement la scène de "Lost In Translation" avec Bill Murray et Scarlett Johansson, dans la chambre d'hôtel, à boire du saké dans une tasse carrée en regardant de vieux films de samouraï, style Kitano cheap, noir et blanc. Quelques verres d'un blanc, et vous avez déjà envie d'aller vous coucher, pour dormir très longtemps. Paisiblement. En un seul, vaste, immense, soupir de contentement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114670537758350808?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114670537758350808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114670537758350808' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114670537758350808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114670537758350808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/soupir.html' title='Soupir'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114669039718296158</id><published>2006-05-03T16:36:00.000-04:00</published><updated>2006-05-03T21:09:38.423-04:00</updated><title type='text'>Fâché</title><content type='html'>Des trucs qui m'énervent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Radiohead est un groupe absolument génial. Oui, ils font des trucs hallucinants. Mais ça me saoule, toute cette excitation autour de leur spectacle du mois de juin prochain. Ce que je trouve drôle, c'est que Thom Yorke lui-même semble être le type le plus blasé au monde, il s'en tape, du prix du billet, il s'en tape, du nombre de billets par personne, de la place qu'il aurait, d'être présent ou non à l'événement le plus attendu par le Tout-Montréal-qui-flâne-entre-Laïka-et-la-Casa-Del-Popolo. Je vais essayer d'obtenir un billet, parce que j'aime leur travail. Si je n'en ai pas, alors je serai triste, mais je ne pleurerai pas toutes les larmes de mon corps parce que je ne fais pas partie des heureux élus. Tant pis, c'est tout. Soyez zen, respirez, c'est un spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arctic Monkeys n'est pas un groupe qui rappelle le meilleur du rock britannique. Il s'agit d'un groupe de musique anglais, vraiment excellent, qui fait de la bonne musique. Point final. On ne peut pas dire qu'ils ont créé un mouvement révolutionnaire quelconque, depuis les huit derniers mois, alors qu'ils viennent tout juste d'être populaires et à la mode. Ça va retomber, tout ça. Idem pour Malajube, ou pour tous ces groupes alternatifs que l'on ne connait pas vraiment, et dont nous craignons la réaction de nos amis urbains lorsqu'ils constateront notre ignorance, osons affirmer, "Non, je ne sais pas de quoi tu parles, mais je ne doute pas que ce soit très bien".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, vous ne possédez pas un Mac. C'est dommage, mais ce n'est pas la fin du monde. Vous ratez de bien belles choses, mais cela ne signifie pas nécessairement que vous êtes retardé. Idem pour le compte Flickr. Ou MySpace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouverai bien quelque chose d'autre. Et vous devez en avoir des idées, aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114669039718296158?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114669039718296158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114669039718296158' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114669039718296158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114669039718296158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/fch.html' title='Fâché'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114650753848263129</id><published>2006-05-01T13:51:00.000-04:00</published><updated>2006-09-18T00:00:20.630-04:00</updated><title type='text'>"Entering into nowhere without even knowing it"</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/54/138453350_ce21b65eb8_o.jpg" width="500" height="233" HSPACE=10 VSPACE=10 align=CENTER/&gt; &lt;br /&gt;Drôle de coïncidence, j'imagine, je commence à regarder la cinquième et dernière saison de "Six Feet Under" alors que j'achève la lecture d'une plaquette de 182 pages trouvée à l'aéroport Trudeau, "Everyman", de Philip Roth. J'ai toujours trouvé que Roth est plus intéressant lorsqu'il est concis, dans des livres brefs qui n'ont pas l'envergure de "La Tache" ("The Human Stain", dont on a beaucoup entendu parler au cours des dernières années, suggérant même le nom de son auteur sur la liste des possibles lauréats du Prix Nobel de Littérature) ni de "The Plot Against America", qui sort ces jours-ci en français sous le titre "Le Complot contre l'Amérique". Cette conclusion, tirée de la lecture de "The Dying Animal" en 2004, s'est avérée encore une fois juste avec "Everyman". Un type âgé qui se retrouve face à la vieillesse, à la maladie, à la mort. Il n'a pas de nom, le narrateur parle de lui à la troisième personne. Il a fait un bon boulot dans le milieu de la publicité, avant de se consacrer à la peinture, à la retraite. Il s'est marié trois fois, il a eu une fille extraordinaire, deux fils salauds. Et il est rendu à un stade où il fait un bilan de son existence, de sa jeunesse passée près de la bijouterie de son père à son exil hors du New York de l'après 11 septembre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'y attend dès le début, dès cette première scène où l'on assiste à un enterrement, et jusqu'à la dernière page, à l'aube d'une opération médicale délicate, Roth conserve ses thèmes favoris, ses personnages fétiches, et même si "Everyman" ne rappelle pas le David Kepesh ni le Nathan Zuckerman de ses précédentes oeuvres, on y voit en filigrane la peur de rester, de vivre, lorsqu'on sait qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps pour le faire. Le départ de Saul Bellow, l'an dernier, y est sans doute pour quelque chose, on présume. Mais en dehors de ces considérations extérieures au roman en tant que tel, "Everyman" est un livre féroce, un coup-de-poing sur l'âge "d'or", un âge ingrat, comme la rouille s'accumulant sur une voiture, alors que la mort devient omniprésente, lentement, prenant à un certain moment toute la place disponible. C'est triste, c'est horriblement et désespérément triste, les scènes se succèdent, l'amour épuisé, la peur de quitter prématurément sans rien régler, tout laisser tel quel, le suicide, les pilules que l'on prend ou les injections quotidiennes obligatoires, parce que sinon, la vie devient moche, trop moche, insupportable. Cette irrémédiable attraction de l'être humain à se battre - pour quoi, exactement ? Pas grand-chose. Beaucoup trop peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je relis les dernières lignes, certains paragraphes en entier, et j'en ai des frissons, la chair de poule, ça donne presque envie de mourir, et parallèlement, ça donne une envie de vivre incommensurable, peut-être pour ne pas se retrouver, dans la soixantaine avancée, à ressasser tout ce que l'on a fait, tout ce que l'on a été, parce qu'on est seul, et parce qu'il n'y a pas d'autre issue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114650753848263129?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114650753848263129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114650753848263129' title='82 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114650753848263129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114650753848263129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/05/entering-into-nowhere-without-even.html' title='&quot;Entering into nowhere without even knowing it&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>82</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114581676080833108</id><published>2006-04-23T14:17:00.000-04:00</published><updated>2006-04-23T14:26:00.820-04:00</updated><title type='text'>Partir</title><content type='html'>Oh que j'ai envie d'aller m'acheter un MacBook Pro, de faire quelques valises rapidement, j'emporte quoi, quelques jeans et beaucoup de T-shirts, et des livres, ouais, des films, pour le voyage, de la musique, et hop, un billet pour Tokyo, aller simple. De là-bas, perdu au milieu de nulle part, répondre à tous mes courriels, "Désolé, suis au Japon pour cause de ressourcement spirituel et psychologique. Ne sais pas si je serai de retour bientôt, laissez-moi un message, au cas où, on verra bien." Qui sait où ça peut bien nous mener, tout ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114581676080833108?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114581676080833108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114581676080833108' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114581676080833108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114581676080833108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/partir.html' title='Partir'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114576181480817794</id><published>2006-04-22T23:08:00.000-04:00</published><updated>2007-01-10T21:22:02.281-05:00</updated><title type='text'>Esprit du kitsch</title><content type='html'>Je crois fermement que l'art est une question de finalité. Que le véritable but de tout artiste, dans quelque domaine que ce soit, est d'abord et avant tout de créer une oeuvre incomplète. Ce qui est vraiment réussi, c'est lorsque ce ne l'est pas entièrement; c'est ce qui nous dérange, nous provoque, suscite chez nous la réflexion, ou du moins une participation active à la démarche de l'auteur. Je n'aime pas les livres qui dévoilent tout, sans nuance, sans deuxième, troisième, quatrième, cinquième niveau de lecture, pas plus que je n'aime un film complètement bête, où l'on nous gave de conneries sans nous pousser à réfléchir. C'est d'ailleurs l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je n'irai jamais voir l'un des films de la série "Scary Movie" ou "American Pie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, j'aime bien la laideur et le kitsch. C'est étrange, peut-être. J'aime le cliché. Le sur-utilisé. Le dépassé, le trash, l'icône laide et déformante qui vieillit mal, mais qui se fige, au fil du temps, pour dégager une certaine beauté. J'avais cette impression-là à Barcelone, en voyant les vieilles dalles de céramique rongées par la rouille, comme dans un film d'Almodóvar où les lieux et les personnages sont de véritables empreintes d'un fragment d'éternité jeté aux oubliettes. "Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli", disait Milan Kundera. J'aime ces photographies d'Helmut Newton (American Apparel tentant de façon plus ou moins réussie d'en copier l'essence), de David LaChapelle, de Jean-Baptiste Mondino, j'aime la couverture du dernier "Urbania", les publicités ridicules des années 50 jusqu'à 70, les chansons françaises de Barbara, de Gainsbourg. Je n'aime pas tout ce qui est kitsch, évidemment, je n'aime pas le retour en forces des polices Times New Roman et Comic Sans MS, que l'on croyait à jamais disparues des desktops de designers graphiques, les fonds d'écran des profils sur MySpace saturés de photographies et de motifs "ad nauseum", les tapisseries et les meubles fleuris, le vidéoclip de "Triumph of a Heart".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le kitsch, c'est l'infini, l'appel du cosmos qui détermine le moment où tout s'arrête et conserve sa forme finale. Dans "In the mood for love", de Wong Kar-Wai, le réalisateur transforme la laideur et la simplicité apparente des époques en microcosme amoureux. L'art ne se mesure que par sa finalité, vraiment. Il y a d'abord ces oeuvres non achevées, qui prennent une valeur parce qu'elles ne sont pas encore mortes, pas encore expirées, et il y a les autres, qui ont basculé dans une autre sphère temporelle, et qui prennent plaisir à venir nous hanter pour nous rappeler à quel point nos vies humaines sont mortelles, brèves, éphémères. Qu'un jour ou l'autre, on se retrouvera tous de l'autre côté. Et que le monde sera fabuleusement, prodigieusement, vertigineusement kitsch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il y a ces ex-Unicorns et "Return to the Sea". Oui, il y a tous ces excellents groupes d'indie rock de la scène alternative montréalaise et d'ailleurs, il y a Arctic Monkeys, les Yeah Yeah Yeahs, c'est bien beau, c'est génial. Mais il y a aussi "The Simple Story", une petite chanson trouvée sur la compilation "Open Season" de Feist, regroupant des collaborations et des adaptations de quelques morceaux de "Let It Die". En duo avec Jane Birkin, c'est dépouillé, mais c'est émouvant. Une belle musique d'accompagnement à ces jours jadis ensoleillés, et à ces soirées pluvieuses, où il fait bon prendre un bain brûlant en lisant du Annie Ernaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114576181480817794?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114576181480817794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114576181480817794' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114576181480817794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114576181480817794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/esprit-du-kitsch_22.html' title='Esprit du kitsch'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114541599718791057</id><published>2006-04-18T22:52:00.000-04:00</published><updated>2006-04-18T23:06:37.226-04:00</updated><title type='text'>Faire l'amour</title><content type='html'>Il y a parfois certaines chansons, ou certains albums qui nous émeuvent tellement qu'on se dit que la seule, l'unique façon d'en profiter pleinement, c'est de faire l'amour en les écoutant. Parce que faire l'amour avec de la musique, c'est complètement s'abandonner, physiquement, à quelqu'un d'autre, et psychologiquement, à un art qui nous dépasse. "La vie sans musique n'est qu'une erreur, une besogne éreintante, un exil", disait Nietzsche, et je crois qu'il n'avait pas tort. La musique n'a pas besoin de mots, d'images, pour nous rendre heureux ou triste. Elle cherche simplement à nous plaire, si elle réussit, tant mieux, sinon, tant pis. Une émotion, quelques notes, fragiles, nous donnent l'impression de planer, ou le contraire, de revenir sur la Terre, après un long, un très long pèlerinage vers une destination inconnue. Faire l'amour avec la musique, c'est conjuguer la beauté, l'art, le geste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, c'est "Neon Golden", de Notwist, "Funeral", d'Arcade Fire, "Vespertine" et "Medúlla" de Björk, "Kid A" de Radiohead, "Return to the Sea", d'Islands. Et bien d'autres, j'imagine. Mais je n'ai malheureusement pas tout testé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114541599718791057?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114541599718791057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114541599718791057' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114541599718791057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114541599718791057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/faire-lamour.html' title='Faire l&apos;amour'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114535912284536693</id><published>2006-04-18T07:14:00.000-04:00</published><updated>2006-04-18T16:03:40.706-04:00</updated><title type='text'>Embrasser avec la langue</title><content type='html'>Ça fait depuis, quoi, trois mois que je prends des cours d'allemand sur le site de la BBC. C'était ma résolution 2006. Au début, j'avais du temps pour pratiquer, lire, relire, écrire, réécrire quelques phrases, sautant de joie, spontanément, lorsque je trouvais la réponse à une question et qu'un immense "Sehr gut" resplendissait sur mon écran. Maintenant, je ne trouve plus une minute pour m'arrêter, et prononcer les "Ich bin", les "Die", les "Der", les "Mein" et les "Danke" nécessaires à la bonne compréhension de la langue germanique. J'accumule les courriels m'indiquant poliment où je devrais être rendu, à quelle étape ma cinquième langue progresse, mais à les lire, je pourrais presque me taper l'intégrale de Thomas Mann. Semaine prochaine : intense mise à jour de ma pratique, et exercices de prononciation qui me jetteront probablement à terre, mais ce n'est pas grave, ma résolution est importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon objectif, avec cette possibilité extraordinaire d'étendre ma culture littéraire et mondiale ? Être capable de lire &lt;a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Der_Process"&gt;ça&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Die_Blechtrommel"&gt;ça&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Der_Mann_ohne_Eigenschaften"&gt;ça&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114535912284536693?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114535912284536693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114535912284536693' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114535912284536693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114535912284536693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/embrasser-avec-la-langue.html' title='Embrasser avec la langue'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114531423113233651</id><published>2006-04-17T18:39:00.000-04:00</published><updated>2006-04-17T18:54:09.363-04:00</updated><title type='text'>En provenance de la blogosphère</title><content type='html'>C'est une nouvelle mode, de passer du blog personnel au blog public ? &lt;a href="http://piette.blogspot.com/2006/04/voil.html"&gt;Ici&lt;/a&gt; et&lt;a href="http://takefu.org/nico/dotclear/index.php?2006/04/17/312-ailleurs-si-jy-suis"&gt; là&lt;/a&gt;, en tout cas, ça semble plutôt lucratif, de tenir un blog et de faire parler de soi dans les médias. Je dois dire que je ne suis pas contre la formule, puisqu'un blog, c'est exactement la même chose qu'une chronique régulière, dans un quotidien ou dans une revue spécialisée. Seulement, ce qui est dommage, c'est que le phénomène ne permet pas de faire connaître de nouveaux talents. Ça ne fait que garantir à ceux qui sont déjà populaires une place parmi les médias plus importants. Et la question sur l'indépendance de l'auteur... qu'adviendra-t-il d'un texte de Philippe-A. sur une émission de merde signée TVA ? Ou d'un article signé Nicolas Dickner, lorsqu'il publiera son prochain roman, et qu'une critique ornera les pages littéraires, juste un peu avant "son" espace à lui ? Je ne sais pas encore, je n'ai pas réfléchi à ma position sur la question. J'observe, et je trouve que ça porte à réfléchir, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S: Suis-je le seul à trouver cela jouissif, de savoir que l'on fait partie du "blogroll" de quelqu'un d'autre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114531423113233651?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114531423113233651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114531423113233651' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114531423113233651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114531423113233651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/en-provenance-de-la-blogosphre.html' title='En provenance de la blogosphère'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114529958026829916</id><published>2006-04-17T14:37:00.000-04:00</published><updated>2006-04-17T14:48:00.783-04:00</updated><title type='text'>Inspirations</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/46/130273780_7867772230.jpg" width="500" height="424" HSPACE=10 VSPACE=10 align=CENTER/&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La Presse", octobre 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je n’ai pas eu une vie heureuse, dit Annabelle. Je crois que j’accordais trop d’importance à l’amour. Je me donnais trop facilement, les hommes me laissaient tomber dès qu’ils étaient arrivés à leurs fins, et j’en souffrais. Les hommes ne font pas l’amour parce qu’ils sont amoureux, mais parce qu’ils sont excités; cette évidence banale, il m’a fallu des années pour la comprendre. Tout le monde vivait comme ça autour de moi, j’évoluais dans un milieu libéré; mais je n’éprouvais aucun plaisir à provoquer ni à séduire. Même la sexualité a fini par me dégoûter; je ne supportais plus leur sourire de triomphe au moment où j’enlevais ma robe, leur air con au moment de jouir, et surtout leur muflerie une fois l’acte accompli. Ils étaient minables, veules et prétentieux. C’est pénible, à la fin, d’être considérée comme du bétail interchangeable – même si je passais pour une belle pièce, parce que j’étais esthétiquement irréprochable, et qu’ils étaient fiers de m’emmener au restaurant. (…) Nous pensons aujourd’hui qu’il y a une époque de la vie où l’on sort et où l’on s’amuse; ensuite apparaît l’image de la mort. Tous les hommes que j’ai connus étaient terrorisés par le vieillissement, ils pensaient sans arrêt à leur âge. Cette obsession de l’âge commence très tôt – je l’ai rencontrée chez des gens de vingt-cinq ans – et elle ne fait ensuite que s’aggraver. J’ai décidé d’arrêter, de sortir du jeu. Je mène une vie calme, dénuée de joie. Le soir je lis, je me prépare des infusions, des boissons chaudes. Tous les week-ends je vais chez mes parents, je m’occupe beaucoup de mon neveu et de mes nièces. C’est vrai que j’ai besoin d’un homme, quelquefois, j’ai peur la nuit, j’ai du mal à m’endormir. Il y a les tranquillisants, il y a les somnifères; ça ne suffit pas tout à fait. En réalité, je voudrais que la vie passe très vite." ("Les particules élémentaires", Michel Houellebecq, p.289 à 291)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier est plutôt comique, l'autre est davantage dramatique. That's who I am.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114529958026829916?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114529958026829916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114529958026829916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114529958026829916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114529958026829916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/inspirations.html' title='Inspirations'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114524676747631342</id><published>2006-04-16T23:18:00.000-04:00</published><updated>2006-04-17T00:07:33.870-04:00</updated><title type='text'>Ça tourne</title><content type='html'>La Terre tourne parfois trop rapidement sur elle-même, on ne voit pas le temps passer. Appris ce week-end que quelqu'un qui m'est très cher part vivre à Toronto, mercredi prochain. Juste un peu avant, une amie lointaine est venue déposer des livres et un exemplaire d'Urbania sur le patio, en arrière, laissant une note, comme quoi elle partait à Ottawa à la fin du mois. Et d'autres, je le devine déjà, qui s'en iront, qui quitteront ma vie, lentement, doucement. Ça tourne, si brusquement parfois, j'aurais aimé faire plus de choses, en profiter, j'ai l'impression d'avoir raté tant de gens, tant d'événements, tant de moments précieux, que l'on devine trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rencontre avec Robert Lepage était quelque peu hallucinante, elle donnait le vertige. Nous étions tous les deux dans sa loge, il mangeait en vitesse des sushis, et j'étais là, magnéto dans la main, lui posant des questions avec une allure professionnelle. C'était absolument génial de l'entendre parler, mes questions étaient plus ou moins cohérentes, je crois, mais j'ai réussi à en tirer quelque chose de bien. Je ne sais pas vraiment ce que je vais faire de l'entrevue, possiblement la mettre en ligne pour la prochaine édition de P45, sinon, aucune idée précise. Mais je regrette beaucoup d'avoir été trop gêné pour lui exposer certains projets personnels. Certains souhaits. Bref, j'ai joué le journaliste qui fait son interview, merci, au revoir. Un peu trop éphémère, malheureusement. Je vais m'organiser pour mettre en ordre le matériel rapidement, insérer une belle lettre de remerciements, et une autre lettre expliquant tout ce que j'ai omis de mentionner, parce que je sais séparer boulot et intérêts privés. Je vais lui parler de tout le bien que j'ai pensé de la pièce. De ce que m'a apporté "La face cachée". De certaines de ses réponses. Des projets que j'ai en tête, concernant son travail, d'abord, et concernant le mien, ensuite. Robert Lepage. Francis Bacon. Vincent Van Gogh. Primo Levi. Roman à écrire. Pièce de théâtre. Multi-disciplinaire. Robert Lepage. "Le Projet Andersen". Voyager. Partir très loin. Roman à écrire. Film. "La Trilogie des Dragons". Primo Levi. Francis Bacon. Ex-Machina. Robert Lepage. Tout se bouscule, dans ma tête, ça tourne, ça tourne, ça tourne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114524676747631342?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114524676747631342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114524676747631342' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114524676747631342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114524676747631342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/tourne.html' title='Ça tourne'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114498898646120964</id><published>2006-04-14T00:02:00.000-04:00</published><updated>2006-04-14T00:29:46.516-04:00</updated><title type='text'>Le polygraphe est fatigué</title><content type='html'>"Le Projet Andersen", donc. D'abord, pour ce qui est de la pièce en tant que telle, c'était d'un souffle, d'une puissance absolument extraordinaires. La mise en scène, l'intégration parfaite de la technologie et du multimédia, des écrans, des sons, des effets de lumière. L'interprétation, le texte hallucinant débité par des personnages froids, durs. Et cette touche, si particulière à Robert Lepage, de nous raconter une belle histoire, une belle histoire qui finit mal, parce qu'il ne s'agit pas d'un hommage à Grimm ou à Perrault, mais plutôt à Hans Christian Andersen, à ses côtés sombres et inexplorés, ses facettes moins connues. Il nous présente l'être humain derrière la légende, derrière celui qui écrivait des drames sordides au lieu d'apposer la signature "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Ce n'est pas vraiment une pièce de théâtre, en fait, c'est une oeuvre d'art complète, indescriptible. On ne peut déceler ce qui relève du théâtre, du cinéma, de la poésie. Et ça a un drôle de goût, un peu amer, un peu acide, de par ses réflexions sur la condition humaine, sur les exclus de la société, et ça vous immerge, totalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entrevue avec Robert Lepage, ensuite. C'était la première médiatique, et je ne le savais pas. C'était rempli à craquer, et je ne le savais pas. Je suis allé en arrière, en m'excusant de piétiner et de déranger Sophie Faucher, Anne-Marie Cadieux, Rémy Girard, Danielle Proulx, excusez-moi, pardon, pardon, excusez. Mésentente, Lynda Beaulieu ne croyait pas que j'allais venir, elle ne pensait plus que l'entrevue allait toujours avoir lieu, elle me présente à son frère, malgré tout, confusion, malaise. Désolé, je ne savais pas, je croyais que, je pensais que, mais non, ce n'est pas grave, je suis disponible samedi en après-midi, tu passeras pour un petit entretien. Je hoche la tête, je dis bonsoir et merci à Monsieur Lepage, je lui dis à samedi, et encore bravo, et félicitations, et encore désolé pour tout ça, vraiment, désolé, je ne savais pas, avoir su. Et je repars, au milieu de la foule, j'ai la migraine, et j'ai un peu le cafard, parce que je me demande pourquoi je suis là, pourquoi je suis avec tous ces gens alors qu'en fait je ne connais personne, et je passe devant Bernard Landry, devant Nathalie Petrowski, devant Ariane Moffatt et Sébastien Huberdeau, devant oh oui, mais c'est quoi son nom déjà, devant ah oui, je me rappelle bien de son visage, et je sors, je prends l'air, parce que j'adore, oui, beaucoup, mais en même temps je n'en peux plus, j'ai envie de revenir chez moi et de me dire que tout ça n'a jamais réellement eu lieu. À samedi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114498898646120964?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114498898646120964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114498898646120964' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114498898646120964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114498898646120964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/le-polygraphe-est-fatigu.html' title='Le polygraphe est fatigué'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114487164371912427</id><published>2006-04-12T15:36:00.000-04:00</published><updated>2006-04-12T15:55:19.200-04:00</updated><title type='text'>Dans la série "Le polygraphe rencontre"</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://static.flickr.com/44/127285963_6baf0b30eb.jpg" width="500" height="346" HSPACE=10 VSPACE=10 align=CENTER/&gt; J'ai envoyé, il y a de cela un an et un peu plus maintenant, un petit message à Robert Lepage pour lui poser quelques questions. Je venais de réécouter "La face cachée de la lune", tout seul, devant mon écran de télévision, complètement subjugué par la beauté de ce film, les mots, les silences, qui hantent parfois les êtres humains et que Lepage a si habilement réussi à traduire dans son adaptation cinématographique. Je ne m'attendais à absolument rien de sa part, ou un mot, peut-être, une invitation à lui envoyer mes questions. Et j'ai reçu le coup de fil de Lynda Beaulieu, sa soeur, celle qui s'occupe du calendrier hyper chargé de son frère exceptionnel, connu de Tokyo à Londres en passant par New York, Paris, Milan, Hong Kong. J'avais une paire de billets pour voir "Le Projet Andersen", son dernier spectacle créé en hommage au conteur Hans Christian Andersen, l'auteur de "La Petite Sirène" et du "Petit Soldat de Plomb", et ensuite, la chance de le rencontrer, après le spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un an, et quelques mois, déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là j'ai la chienne. Je réécoute en boucle "La face cachée", je relis les livres écrits à son sujet ("Quelques zones de liberté" de Rémy Charest, publié chez L'Instant Même, alors qu'il venait tout juste de fonder Ex-Machina, et "Robert Lepage, l'horizon en images" de Ludovic Fouquet, également paru chez L'Instant Même), je parcoure son oeuvre théâtrale, même si j'étais trop jeune pour en voir une seule, je me fais une petite liste de sujets possiblement intéressants à aborder, "Le Projet Andersen", l'adaptation de "La Trilogie des Dragons" au cinéma, l'accueil de l'opéra "1984", l'influence de la géographie, des langues, des espaces, des artistes, de cette quête de soi, de la perte. Mais quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens minuscule, soudainement. Tout petit, petit, petit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114487164371912427?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114487164371912427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114487164371912427' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114487164371912427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114487164371912427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/dans-la-srie-le-polygraphe-rencontre.html' title='Dans la série &quot;Le polygraphe rencontre&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114452167861565033</id><published>2006-04-08T14:17:00.000-04:00</published><updated>2006-04-08T15:15:36.316-04:00</updated><title type='text'>L'amour est enfant de bohème</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://www.usaweekend.com/01_issues/011007/images/011007bjork.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Je ne sais pas si c'est moi qui suis complètement en retard, ou bien est-ce que je viens tout juste de réaliser l'importance d'un très grand événement qui s'annonce l'automne prochain, à New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Björk will sing the lead in the Opera "Cosi Fanni Tutti" by Guiseppe Verdi. The Opera will premiere in the Autumn at the New York Metropolitan Opera. Björk has secretly been taking advance opera singing lessons so that she may deliver the part perfectly."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Cosi Fanni Tutti" me rappelle davantage l'opéra de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Così_fan_tutte"&gt;Mozart&lt;/a&gt;, je n'ai aucun souvenir d'un livret écrit par Verdi. Le fait qu'elle participe à un tel événement, en soi, ça donne envie de réserver immédiatemment sa chambre d'hôtel et sa place au Met Opera. Le site officiel n'indique aucune date, mais pour le moment on peut se rendre sur &lt;a href="http://www.bjork.com/opera/"&gt;le site de Björk&lt;/a&gt; et s'inscrire pour avoir des billets en pré-vente, lorsqu'ils seront disponibles. Le seul bémol, selon moi, c'est qu'elle participe à un opéra comique, un peu léger, alors que j'aurais davantage apprécié un rôle où elle est en valeur, avec un aspect plus dramatique, davantage propre, à mon avis, à celle qui nous a donné "Homogenic", "Vespertine" et "Medúlla". "Madama Butterfly", "Norma", "Turandot", "Tosca", ou, pourquoi pas, "La Bohème" mis en scène par Matthew Barney... Mais bon, peut-être qu'après "Dancer in the dark", elle a envie de quelque chose d'un peu moins lourd. Peu importe, je jubile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant d'opéra, l'Opéra de Montréal vient de lancer sa prochaine saison. De nombreuses perles, parmi lesquelles "La Traviata" et "Don Giovanni". Dommage, toutefois, que l'on ne puisse ramener ici &lt;a href="http://www.operadeparis.fr/Saison0506/Spectacle.asp?Id=860"&gt;ce que Michael Haneke a fait au début du mois de janvier à Paris&lt;/a&gt;. Une transposition moderne qui se déroule dans un quartier semblable à La Défense, avec de jeunes rebelles ayant l'apparence d'étudiants manifestant leur colère. On a crié au scandale, on a parlé de son arrogance, et malgré tout, il continue à provoquer, quitte à trahir, pour certains, l'esprit d'un enfant prodige et intouchable tel que Mozart.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114452167861565033?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114452167861565033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114452167861565033' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114452167861565033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114452167861565033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/lamour-est-enfant-de-bohme.html' title='L&apos;amour est enfant de bohème'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114445752032962278</id><published>2006-04-07T20:40:00.000-04:00</published><updated>2006-04-07T20:52:00.346-04:00</updated><title type='text'>Freud ne résout rien</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://www.curiousstranger.org/photos/uncategorized/6feetcast.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=CENTER&gt; &lt;br /&gt;Quelle est la meilleure thérapie au monde, lorsque vous avez vécu une longue et pénible semaine, peuplée de déceptions et de frustrations, alors que vous n'avez plus aucune minuscule petite force mentale ou physique pour accomplir quoi que ce soit, et que le week-end qui s'annonce vous semble complètement inutile puisque vous savez pertinemment que vous n'aurez pas le temps d'emmagasiner une quelconque énergie revitalisante pour la longue et pénible semaine suivante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse: un intense visionnement de l'intégrale d'une saison de "Six Feet Under", du vendredi soir au dimanche soir, seul, en tête-à-tête avec Nate, Claire, Brenda et les autres. Ohh oui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114445752032962278?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114445752032962278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114445752032962278' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114445752032962278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114445752032962278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/freud-ne-rsout-rien.html' title='Freud ne résout rien'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114429026570049006</id><published>2006-04-05T21:44:00.000-04:00</published><updated>2006-04-05T22:29:15.510-04:00</updated><title type='text'>L'appel mystique</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://www.metroactive.com/papers/metro/08.08.02/gifs/allshookdown-0232.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Acheté le nouvel album des Flaming Lips, "At War With The Mystics", très attendu, par rapport à l'excellent "Yoshimi Battles The Pink Robots", et, surtout, à un "The Soft Bulletin" qu'ils n'ont jamais réussi à égaler, selon la critique. Pour l'instant, je n'ai procédé qu'à une écoute superficielle (et légèrement dévaluée par le taux d'alcool dans mon sang...), mais je dois avouer être déçu. J'avais entendu le premier morceau, "The Yeah Yeah Yeah Song", et malgré le fait que les Flaming Lips ne se réinventent pas, ça avait un certain cachet, un ton différent, une ambiance complètement hallucinée, comme une séance délurée de LSD; c'est d'ailleurs ce qui, chez moi, m'a attiré dans "Yoshimi Battles The Pink Robots", cette sommaire apparence de manga japonais, de musique ultra-kitsch et dépassée. Mais là... c'est un peu vide, un peu trop flou. Il y a plus d'expérimentations musicales que dans leurs précédents opus, mais ces expérimentations-là sont éphémères, d'abord agréables parce que surprenantes, et puis, au bout de quelques minutes, ça devient lassant. Et on tente désespérément de trouver des mélodies aussi puissantes que "Do You Realize ??", ou "It's Summertime", aussi psychédéliques que "Yoshimi Battles The Pink Robots, Part One", aussi oniriques que "Fight Test", sans les trouver, malheureusement. Ou alors, pas facilement. Les Flaming Lips en mettent trop; il n'y a pas de montée flamboyante, comme c'était le cas dans "The Soft Bulletin", par exemple. La musique reste aussi étourdissante du début à la fin, et à la longue, c'est épuisant, mentalement. Quelques accords en guise de prologue, parfois, c'est aussi bien, sinon mieux, qu'une chanson tordue dans son intégralité. Restent, au final, "Haven't Got A Clue", qui se démarque par ses délires sonores, "The Yeah Yeah Yeah Song", et quelques autres, qui, entre deux ou trois airs aux allures de crustacés vidés de leur substance, émerveillent, l'espace de courts instants de grâce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de découvrir la programmation très très très riche et intéressante des FrancoFolies de Montréal, qui se dérouleront cette année en juin (à cause d'un, hum, hum, certain Festival International du Film de Montréal, qui a, hum, hum, été un échec, hum, hum, total pour l'Équipe Spectra). Des rencontres franco-québécoises qui promettent beaucoup, Camille et Yann Perreau, mais particulièrement Émilie Simon et Ariane Moffatt. Et puis il y a aussi Katerine, et son "100% VIP". Les deux spectacles de Pierre Lapointe me déçoivent un peu, dans l'un d'eux il voit bleu, avec, entre autres, Albin de la Simone (j'ai l'impression que ça va être mon "Pauline Croze" de cette année, un nouveau coup de coeur que je ne me lasserai pas d'écouter) et dans l'autre il voit rouge, avec des membres de Karkwa et de Malajube. Rien de vraiment très neuf... que la prestation soit réussie, je n'en doute absolument pas... mais je recherche surtout la nouveauté, l'inexploré, dans un spectacle. Et je me vois plus ou moins dépenser une quarantaine de dollars pour ça... surtout s'il y a Madonna en ville. En fait, c'est un peu l'équivalent de U2 l'an dernier, ou des Rolling Stones, peu importe qu'on aime ou non ce qu'elle fait, l'important, c'est d'y être, parce que l'ambiance promet d'être survoltée. Trop de spectacles. Trop de bonnes choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je me calme. Voxtrot la semaine prochaine à la Sala Rossa. Une chose à la fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114429026570049006?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114429026570049006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114429026570049006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114429026570049006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114429026570049006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/lappel-mystique.html' title='L&apos;appel mystique'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114419544608744779</id><published>2006-04-04T18:21:00.000-04:00</published><updated>2006-04-04T20:04:06.326-04:00</updated><title type='text'>Un parfum de scandale</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://blogs.guardian.co.uk/culturevulture/archives/madonna.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Elle subsiste encore, cette image, l'éternelle jeune fille aux portes de l'âge adulte, qui vient tout juste de publier son premier roman, "Bonjour tristesse", et qui crée un véritable scandale dans le milieu littéraire de l'époque. Nous sommes dans les années 50, Françoise Sagan a à peine dix-sept ans, et sa voix est cruelle, aride, elle raconte la brutalité du désir, la fièvre du plaisir et l'éternelle culpabilité des êtres qui ont perdu à jamais le contact avec les gens qu'ils aiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je me suis mis à relire "Bonjour tristesse", cette plaquette d'une centaine de pages, deux ans après la disparition de son auteur, je n'ai pas pu faire abstraction de ce qui a entouré sa publication. J'essaie, dans la plupart des cas, lorsque les écrivains deviennent plus médiatisés que leurs oeuvres, de prendre soin de bien analyser lesdites oeuvres au lieu de me consacrer uniquement à une anthologie de potins et de médisances autour des auteurs eux-mêmes. Peut-être est-ce dommage si je n'ai pas été capable, cette fois-ci, de séparer le narrateur de "Bonjour tristesse" de la jeune écrivaine Françoise Sagan, celle-là qui aime la vitesse et les automobiles, la richesse, l'abondance. Et curieusement, cela ne m'a pas dérangé. Le passé se cristallise, sans doute, et Françoise est restée inchangée. C'est parce que le "je" était peut-être le sien, parce qu'elle n'a jamais pu se détacher de son personnage de petite enfant rebelle, qu'on se souvient de son passage marqué dans la littérature française du vingtième siècle. Le sud de la France, l'été chaud et brûlant, la mer tout près, l'amour, les baisers, la rencontre des premiers êtres avec qui l'on s'abandonne; Sagan met en mots ce que la société bien pensante, bien élevée, se presse de dénigrer, d'oublier, car supposément obscène, malsain. Et c'est d'une poésie et d'une beauté infinies. À preuve, les premières lignes: "Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on aime ou non son travail, il faut avouer que Madonna a fait du chemin depuis "Like A Virgin", et s'est imposée dans l'univers du show business et de la célébrité instantanée. Mais contrairement à toutes les autres, elle y reste, année après année, garde la pole position en demeurant intacte, préservée. Honnêtement, elle me fascine, ce quelque chose qu'elle possède et qui fait d'elle une femme si déterminée, prête à tout pour faire ce qu'elle aime, et qui ne manque pas d'ambition, je trouve ça vertigineux. Elle vient d'annoncer une tournée en Amérique du Nord et en Europe, en faisant un arrêt à Montréal pour transformer le Centre Bell en discothèque à la mi-juin, et à la voir dans les médias, à l'entendre, on sent qu'elle s'amuse beaucoup, beaucoup, beaucoup. Parce qu'elle ne prend plus rien au sérieux et qu'elle se moque éperdument de ce qui pourrait l'arrêter. Intéressant, comme exemple de personne indépendante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Un peu comme Françoise Sagan, le scandale ne l'a pas minée, au contraire, elle réaffirme, à chaque nouvelle présence, l'importance que son oeuvre acquière au fil des ans.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À noter, la ressemblance troublante entre ma photo, à droite, et celle de Madonna, tirée du "Guardian": la simili-boiserie, la pose sensuelle, le regard langoureux et le survêtement rose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Soirées Urbania sont inaugurées ce jeudi, au Taza Flores, 18h, sur avenue du Parc. On y va ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114419544608744779?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114419544608744779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114419544608744779' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114419544608744779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114419544608744779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/un-parfum-de-scandale.html' title='Un parfum de scandale'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114403418390409675</id><published>2006-04-02T22:15:00.000-04:00</published><updated>2006-04-02T23:19:56.053-04:00</updated><title type='text'>La vie n'est vraiment qu'une salope</title><content type='html'>&lt;img src="http://static.flickr.com/41/122282677_c135032c99_o.jpg" width="400" height="310" align=center/&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait donc que je fasse un peu d'ordre, de ménage, pour bien démarrer la semaine, me dis-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À commencer par terminer des textes, ensuite envoyer des mails qui traînent depuis des semaines, puis le tri de mes documents. 2607 documents envoyés valser dans la Corbeille, ça fait un bien fou. Tout ça sur le rythme soutenu de Modest Mouse et de Puccini. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après neuf ou dix écoutes, je peux maintenant affirmer que "La Forêt des Mal-Aimés" est un très bon disque, Pierre Lapointe et l'équipe ont fait un sacré bon boulot. J'aime bien le côté musicalement décalé de l'album, avec des touches très classiques et d'autres très actuelles. Ça me rappelle un peu l'effet d'une première écoute de "Funeral", d'Arcade Fire (particulièrement "L'Endomètre Rebelle", qui, à la deuxième minute et trente-huitième seconde, est d'une intensité complètement hallucinante, ça me donne des frissons).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une envie folle de me louer intensivement les saisons quatre et cinq de "Six Feet Under". Vu "Where The Truth Lies" d'Atom Egoyan, vraiment, mais alors là vraiment adoré, c'est un film magnifique sur le plan visuel, très intriguant, politiquement très incorrect, bref, un film comme je les aime. Et celle qui joue le rôle de la journaliste est d'une beauté troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type sur la photo, c'est moi, vendredi dernier, je la trouve jolie, étonnamment, c'est rare que j'aime bien une image de moi, mais celle-là, je trouve qu'elle me représente bien, un mélange de mélancolie, de tristesse, de désillusion peut-être. Ce n'est pas dommage, je n'aime pas lorsqu'on se plaint de son propre sort, je n'aime pas parler trop intimement de ce que je vis, ou ce que je ressens; seulement, je trouve que ça, ce noir et blanc, cette perspective, ce visage, je me reconnais bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, je suis allé chez ma grand-mère, mon grand-père, qu'elle a connu lorsqu'elle avait à peine douze ans, est décédé il y a maintenant cinq ans. Elle a retrouvé une vieille cassette vidéo sur laquelle on les voit, elle et lui, plus jeunes, souriants, et je voyais ma grand-mère pleurer parce qu'elle savait qu'il était parti, qu'il ne reviendrait plus, qu'une partie de son coeur s'était détaché pour partir et qu'elle n'y aurait plus jamais accès, elle parlait du malheur, du bonheur que l'on cherche sans jamais trouver, toujours des questionnements, et j'entendais ma mère et ma marraine affirmer le contraire, lui dire "Mais non, tout va s'arranger, ça va aller mieux", et je me disais qu'au fond, ma grand-mère avait raison, que rien ne s'arrangerait vraiment. Juste un constat, sans racune, sans cynisme. La vie est comme ça, point. Puis, j'ai entendu ma marraine, le soir, elle est dépressive depuis je ne sais trop combien d'années, mais elle refuse de l'avouer, elle refuse de nous ouvrir l'accès à ce qu'elle vit, même si elle nous parle de choses et d'autres, sans accorder beaucoup d'importance à ce qu'elle dit, je l'ai entendue pleurer, toute seule, et je me disais, bordel, nom de Dieu de bordel de merde que tout ça est triste, tout ça est à pleurer, et ensuite j'ai vu un des amis de mes parents, qui vient d'apprendre qu'il a un cancer et que c'est fulgurant, que tout va très vite, il y a la peur et les larmes et l'inquiétude, et je me suis senti bizarre, honnêtement, à ce moment-là, je me suis dit, la vie n'est vraiment qu'une salope, elle fait un méticuleux travail de sape, intensivement, tout le temps, de notre naissance à notre mort, tout n'est que sape, enlever, enlever, bombarder de rayons gamma comme une radiothérapie, et au final, sans aucune tumeur, sans rien d'autre, qu'un immense vide, il nous reste ça: un sourire, sur une cassette vidéo, un souvenir d'un amour fané, un mariage, un gâteau, une robe, un noeud papillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme c'est triste, et c'est beau, à la fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114403418390409675?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114403418390409675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114403418390409675' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114403418390409675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114403418390409675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/la-vie-nest-vraiment-quune-salope.html' title='La vie n&apos;est vraiment qu&apos;une salope'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114390615205593014</id><published>2006-04-01T10:36:00.000-05:00</published><updated>2006-04-01T10:42:32.343-05:00</updated><title type='text'>Aujourd'hui</title><content type='html'>Aujourd'hui est une journée où il est réconfortant d'écouter The Postal Service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15˚C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vents de 11km/h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Humidité relative de 77%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Point de rosée de 11˚C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faible pluie, actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précipitations continues en journée, 80% de probabilités d'averses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précipitations prévues de samedi après-midi à dimanche après-midi: 1mm de pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"We Will Become Silhouettes". That's right.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114390615205593014?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114390615205593014/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114390615205593014' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114390615205593014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114390615205593014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/aujourdhui.html' title='Aujourd&apos;hui'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114387292026005719</id><published>2006-04-01T01:26:00.000-05:00</published><updated>2006-04-01T01:28:40.273-05:00</updated><title type='text'>Pourquoi</title><content type='html'>Pourquoi se sent-on toujours aussi stupide et ridicule après une "date" qui, au départ, ne devait pas réellement en être une ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relations amoureuses = mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114387292026005719?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114387292026005719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114387292026005719' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114387292026005719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114387292026005719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/04/pourquoi.html' title='Pourquoi'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114368910164582887</id><published>2006-03-29T22:14:00.000-05:00</published><updated>2006-03-29T22:25:01.670-05:00</updated><title type='text'>À ne pas faire</title><content type='html'>Ne croyez jamais que vous avez la forme et le corps d'athlète nécessaires pour marcher de la station de métro Vendôme au campus Loyola de Concordia. C'est faux. Vous n'avez pas cette forme, ni ce corps d'athlète; en fait, vous regardez les étudiants qui attendent patiemment l'autobus 105 en vous disant tout haut que ce sont des paresseux et que vous êtes bien meilleur, que vous allez réussir à vous rendre avant eux, et à pied, à Loyola. Tout cela est illusoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ne croyez pas non plus qu'il est nécessaire, pour prouver que vous avez réellement un corps d'athlète, de revenir de votre point B (Loyola, toujours) à votre point A (le métro Vendôme), en poursuivant la torture physique et psychologique jusqu'à rajouter un point C (la Grande Bibliothèque). Tout ça à pied. Montréal n'aura plus jamais le même visage à vos yeux. Satisfaction garantie ou argent remis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114368910164582887?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114368910164582887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114368910164582887' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114368910164582887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114368910164582887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/ne-pas-faire.html' title='À ne pas faire'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114368840012393807</id><published>2006-03-29T21:53:00.000-05:00</published><updated>2006-03-29T22:13:20.250-05:00</updated><title type='text'>Pourquoi j'aime lire "Le Monde"</title><content type='html'>D'abord parce que c'est extrêmement élégant, lorsqu'on est célibataire et qu'on veut tout de même aller flâner au Daylight Factory, parmi les hommes d'affaires de CDP Capital et les riches couples américains qui passent leurs vacances dans le Vieux-Montréal. Ensuite parce que la nouvelle formule du journal est très agréable à consulter, et les photos sont léchées, ça fait changement du "cheapo" "Journal de Montréal". Et finalement parce qu'ils ont l'art de rendre un journal vraiment intéressant autant sur le fond que la forme. Sincèrement, j'ai jamais lu des pages quotidiennes avec une écriture aussi soignée, aussi stylisée. C'est comme si Louis-Ferdinand Céline se mettait à écrire pour le "Métro". Ils ont un talent fou pour parler de n'importe quel fait divers et le rendre presque poétique, romanesque. Et sans détails aussi essentiels au lectorat commun que le nombre de doigts arrachés, le calibre du revolver, le nombre de morts, ou, en cas de malchance journalistique, le nombre de blessés, ou le passé sombre et sordide de l'agresseur, portrait-robot ô combien ressemblant à un être humain normal à l'appui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114368840012393807?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114368840012393807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114368840012393807' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114368840012393807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114368840012393807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/pourquoi-jaime-lire-le-monde.html' title='Pourquoi j&apos;aime lire &quot;Le Monde&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114334401484455676</id><published>2006-03-25T22:14:00.000-05:00</published><updated>2006-03-25T23:43:43.666-05:00</updated><title type='text'>Des vertus érotiques de "Vespertine"</title><content type='html'>S'il était encore en vie, le Marquis de Sade aurait certainement apprécié, j'en suis absolument certain, les vocations troublantes pleines d'érotisme et de volupté de l'album de Björk. Je ne parle pas du reflet d'une vulgaire sexualité bestiale ou marchande, ou d'un quelconque plaisir égoïste relié directement à l'acte d'amour; je parle de cette unique, irrémédiable impression d'être complètement anéanti par une force qui nous surpasse, de "Hidden Place" à "Unison", en passant par "An Echo, A Stain". Il m'est impossible d'écouter "Vespertine" sans avoir les larmes aux yeux, sans éprouver, presque, une douleur qui me force à m'appuyer sur quelqu'un, ou du moins à l'espérer. Dans une société où l'on baise de plus en plus jeune, et où la baise est de moins en moins signifiante, je crois qu'il est important, parfois, de porter attention à toutes ces formes d'abandon, d'amour, cette clarté aveuglante qui surgit lorsque tout est terminé, lorsqu'il ne reste plus grand-chose, sinon deux corps aimants et des notes, simplement, parce que le reste ne vaut plus rien. "Vespertine" à fond la caisse, c'est un ressourcement intégral; une manière, intime, de consumer le désir. Et si la musique était d'abord et avant tout conçue pour ça ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114334401484455676?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114334401484455676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114334401484455676' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114334401484455676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114334401484455676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/des-vertus-rotiques-de-vespertine.html' title='Des vertus érotiques de &quot;Vespertine&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114298439622114818</id><published>2006-03-21T18:32:00.000-05:00</published><updated>2006-03-21T18:39:56.256-05:00</updated><title type='text'>Love your friends</title><content type='html'>Moi: Je n'ai pas été accepté au stage de "La Presse".&lt;br /&gt;Moi: "Pour votre information, j'aimerais préciser que lors de l'évaluation, nous tenons compte de plusieurs facteurs dont l'expérience journalistique et la formation". C'est ce qu'on m'a écrit. &lt;br /&gt;Lui: Comment te sens-tu ?&lt;br /&gt;Moi: Je tourne en rond. Je veux faire un film. Je veux partir en Europe pendant six mois. Je veux m'envoyer en l'air et oublier tout ça avec un peu de rhum bon marché. Je veux crier.&lt;br /&gt;Lui: Gallimard a refusé Proust, tu sais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114298439622114818?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114298439622114818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114298439622114818' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114298439622114818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114298439622114818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/love-your-friends.html' title='Love your friends'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114285497042059883</id><published>2006-03-20T06:39:00.000-05:00</published><updated>2006-03-20T06:42:50.433-05:00</updated><title type='text'>Passez GO et réclamez deux cents dollars</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://barrerusse.com/Images/Thumbnail/J_La%20presse.gif" HSPACE=10 VSPACE=10 align=left&gt; Pas eu ce stage à "La Presse" pour lequel je m'étais inscrit, fin février. Reçu vendredi une belle petite lettre avec mon portfolio, meilleure chance la prochaine fois. Si j'étais un être désespéré et complètement abruti par son nihilisme incurable, je dirais qu'il est vain de tenter quoi que ce soit dans le milieu du journalisme professionnel vu le fait qu'en un an et demi je n'ai pas fait le quart de ce que j'ai gagné en dix minutes de radio à la SRC. Mais bon. Je ne suis pas un être désespéré et complètement abruti par son nihilisme incurable. Alors je persévère, malgré tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114285497042059883?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114285497042059883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114285497042059883' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114285497042059883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114285497042059883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/passez-go-et-rclamez-deux-cents.html' title='Passez GO et réclamez deux cents dollars'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114280583303511018</id><published>2006-03-19T16:21:00.000-05:00</published><updated>2006-03-19T17:09:27.766-05:00</updated><title type='text'>Absolut Urbania</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://static.flickr.com/35/114845826_77ce2e89f7_o.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 width="299" height="215" align=left&gt; Je n’aime pas parler des magazines ou des publications auxquelles je collabore, ou auxquelles j’ai déjà collaboré par le passé. Mais cette fois-ci, il m’est impossible de ne pas parler de la dernière édition d’Urbania, cette revue québécoise dirigée par deux graphistes qui bûchent comme de vrais malades pour faire un produit final débile et unique. Pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, Urbania s’impose de plus en plus dans le paysage journalistique, passant du noir et blanc à la quadrichromie, il y a de cela quelques années, puis à la télévision, en faisant de courts clips de quelques minutes durant l’émission de Catherine Pogonat, "Mange ta ville", diffusée sur Artv. Et c’est devenu un passage obligé pour tous ceux qui veulent goûter la crème de ce qui se fait en termes de conception visuelle et de communication au Québec, à l’image de ce que fait Fabrica dans les studios de Benetton en Italie. Évidemment, lorsqu’on connaît un peu Urbania, on sait que son équipe s’est essayée sur des sujets plus ou moins sérieux (le rétro, le style), qui pourraient créer la controverse (les gars, le vice) ou alors un peu dénonciateurs (le commerce, les médias). Si bien que je me disais que leur dernière parution, sur le party, se retrouverait peut-être rangée dans la première catégorie, et que, malgré tout le plaisir que j’éprouverais à le lire, il ne se prendrait pas vraiment au sérieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut vraiment une claque. Au début, c’est plutôt léger; des entrevues, des vox pop, quelques chiffres assez drôles, des périples musicaux qui tournent autour d’alcool et de fous rires. Et ensuite, on sent un certain malaise s’installer, un article sur les orgies et, point culminant de cette édition, un papier sur les adolescents et le sens de la fête. Un peu comme dans un vrai party, au fond; ça commence doucement, et ça finit par un détour aux chiottes. Je ne sais pas si c’était le but de l’exercice, peut-être pas, mais cette mise en garde qui nous promet un numéro "sans attente et sans détour", "parfois cru, souvent excessif", soulignant que, pour une fois, la modération n’a pas meilleur goût, contrairement à la pub d’Éduc’Alcool qui se trouve dans ces mêmes pages, a de quoi nous retourner. J’ai eu un sentiment analogue à l’effet des livres de Martin Amis en parcourant ce onzième volume, cette impression qu’il s’agit d’un portrait amer déguisé en réception coquine et amusante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce moi qui dissèque trop ce que je lis. Peut-être était-ce vraiment du plaisir, simple, à grand déploiement, et que j’y ai vu une caricature excessive de nos mœurs occidentales. Peut-être. Mais pour vous en faire une bonne idée, et tout simplement parce qu’il s’agit d’un numéro haut en couleurs, éclaté du début à la fin, achetez-le.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114280583303511018?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114280583303511018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114280583303511018' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114280583303511018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114280583303511018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/absolut-urbania.html' title='Absolut Urbania'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114255623214285476</id><published>2006-03-16T19:30:00.000-05:00</published><updated>2006-03-16T19:43:52.156-05:00</updated><title type='text'>Trashing days</title><content type='html'>Il y a des jours comme ça où rien ne va vraiment bien, où vous devez écrire un tas d'articles pour un tas de publications diverses, et où vous avez juste envie de foutre le camp. Et il y a des jours où tout vous déprime, particulièrement le fait de ne pas recevoir de courriels depuis une semaine (même pas de pourriel, bordel). Ou encore des jours où vous savez exactement de quoi vous aimeriez parler dans votre roman, mais putain, vous n'avez pas le talent pour décrire tout ce que vous pensez, au moment où vous le pensez. Ou vous n'avez pas le fric pour vous acheter "Capitalisme et schizophrénie" de Deleuze, à la Librairie Gallimard. Bref. Des jours où vous vous dites, serait peut-être temps de faire un ménage sur mon ordinateur, question de libérer les fichiers encombrants et inutiles, faire de la place, respirer, enfin, et voir apparaître l'icône du disque dur sans être obligé d'utiliser &lt;a href="http://www.apple.com/macosx/features/spotlight"&gt;Spotlight&lt;/a&gt; pour le repérer. Courage. Demain vendredi, petit party du côté d'&lt;a href="http://www.urbania.ca"&gt;Urbania&lt;/a&gt; pour leur dernier numéro qui vient de paraître, un autre truc où je vais croire que j'y passerai la nuit et qu'au bout d'une demi-heure de fixation intensive sur ma propre bière, je vais m'en aller, trop gêné pour parler à d'autres gens. Soupir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114255623214285476?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114255623214285476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114255623214285476' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114255623214285476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114255623214285476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/trashing-days.html' title='Trashing days'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114245524668139497</id><published>2006-03-15T15:24:00.000-05:00</published><updated>2006-03-15T15:40:46.703-05:00</updated><title type='text'>"By the skin of my teeth"</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://pages.videotron.com/culbute/pinter_portrait.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Je viens de trouver &lt;a href="http://books.guardian.co.uk/departments/artsandentertainment/story/0,,1730554,00.html"&gt;cet entretien avec Harold Pinter&lt;/a&gt;, dramaturge anglais et lauréat du Prix Nobel de Littérature l'an dernier, sur le site du "Guardian" anglo-saxon. Pour ceux qui connaissent un tant soit peu l'oeuvre de Pinter, ou qui ont vu son discours prononcé à Stockholm en décembre dernier ("Art, Truth and Politics", un perturbant témoignage sur son incessante lutte, par ses pièces de théâtre et sa poésie, contre les Américains et leur soif de pouvoir), il est intéressant de lire ses réflexions face à la mort, aux impacts de son implication militante en politique, et aux multiples hommages qu'on lui témoigne, sans parler du rôle du théâtre, aujourd'hui, malgré la masse médiatique immonde qui nous assomme constamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Michael Billington: I don't want to morbidly dwell on this but at that moment of realising death may be imminent, what happens, what goes through one's head ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Harold Pinter: Well there's no time to think. You don't think at all. You just experience it. What you do, in my case, is that you fight and fight to stay alive. You try and insist upon breathing. You insist on not losing the ability to breathe. And I just managed it by the skin of my teeth."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voilà un qui se sera battu toute sa vie, pour lui-même, mais d'abord et avant tout pour les autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114245524668139497?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114245524668139497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114245524668139497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114245524668139497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114245524668139497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/by-skin-of-my-teeth.html' title='&quot;By the skin of my teeth&quot;'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114238555001626872</id><published>2006-03-14T19:45:00.000-05:00</published><updated>2006-03-14T20:19:10.030-05:00</updated><title type='text'>Femmes (2)</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://www.krinein.com/img/undefined-42.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Sophie Auster. Bien sûr, ça aide d'avoir un papa écrivain (je sais de quoi je parle), surtout s'il est connu (Paul Auster, bon, là-dessus mon paternel y travaille encore). Mais au-delà des magnifiques poèmes français traduits par le père, la fille a une aura divine, celle d'une jeune femme affranchie de toute commercialité, de la superficialité habituelle des gens de son âge, et surtout, elle possède une voix à faire fondre. Il n'y a qu'à l'écouter réciter Apollinaire, Desnos, Tzara, pour comprendre qu'il y a quelque chose de mystique chez elle. Les arrangements rappelant l'Europe de l'Est de son album éponyme, distribué au compte-goutte en Europe et en Amérique, résonnent tristement dans nos oreilles avec une mélancolie absolument extraordinaire, nous faisant oublier, l'espace d'un instant, tout ce qui reste sur la Terre; il ne reste que ces notes, ce piano, ce violon, cette force surnaturelle qui nous charme dès les premières intonations. Il y a quelques faiblesses, quelques chansons qui sont plus lentes, des sons qui clochent, ici et là, mais Sophie elle-même nous fait oublier ça. Il n'y a qu'à voir sa figure angélique, qui dégage tant d'amour, jusqu'à nous troubler, pour bien saisir qui elle est, et ce qu'elle nous transmet. Si vous avez une chance, tentez le coup, ça vous laisse impuissant, ému, et ça démontre que le talent est présent peu importe l'âge... parce qu'elle a dix-sept ans, la petite, même si on lui en aurait donné le double.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114238555001626872?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114238555001626872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114238555001626872' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114238555001626872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114238555001626872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/femmes-2.html' title='Femmes (2)'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114228554999607657</id><published>2006-03-13T15:10:00.000-05:00</published><updated>2006-03-14T17:21:09.806-05:00</updated><title type='text'>Femmes (1)</title><content type='html'>&lt;IMG SRC="http://pages.videotron.com/culbute/2.jpg" HSPACE=10 VSPACE=10 align=LEFT&gt; Émilie Simon. Ça m'insulte de lire la manière dont on parle de son travail, particulièrement dans le dernier numéro d'Ici Montréal où Olivier Lalande parlait d'elle comme d'une "piètre réalisatrice-arrangeuse", qualifiant son album "Végétal" de "Björk, sans le cachet". C'est drôle parce que si elle était québécoise, on ne parlerait pas de ses arrangements d'une manière si négative, en fait, on crierait au génie; merde, Malajube, c'est vraiment un très très bon album, et j'adore "Trompe-l'oeil", mais ça n'est pas "nouveau" si on compare à ce qui se fait ailleurs, ça ne révolutionne rien. Pourquoi serait-ce différent avec Émilie Simon ? Et si Pierre Lapointe nous offrait la même chose, un réchauffé pseudo-"Homogenic", pour son album qui sort fin mars ? J'aimerais bien lire la réaction des journalistes d'ici... Pour ma part, je dois dire que "Végétal" est très différent de son premier album; sa voix, que plusieurs trouvaient agressante, est moins présente, laissant plutôt la place aux murmures, aux nuances, aux beats plus machiniques, ce qui n'est pas mal du tout. Et les paroles... magnifiques, d'une poésie touchante, unique. Elle vient les 15 et 16 juin prochains au Métropolis, pour les FrancoFolies; j'en connais un qui risque d'y être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh oui, et elle chante en anglais, alors qu'elle vient de France, et j'oubliais, l'accent français dans la langue de Shakespeare, c'est vraiment terrible, pour certaines personnes. Alors que Björk, elle n'a aucun accent lorsqu'elle parle anglais, parce que bien sûr, c'est une pure américaine qui sait parfaitement parler anglais. Tant qu'à dire les défauts d'une seule personne, autant aussi parler de ceux des autres, non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114228554999607657?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114228554999607657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114228554999607657' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114228554999607657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114228554999607657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/femmes-1.html' title='Femmes (1)'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114186557874788524</id><published>2006-03-08T19:52:00.000-05:00</published><updated>2006-03-08T20:16:40.943-05:00</updated><title type='text'>Il n'y a plus de service au numéro que vous avez composé</title><content type='html'>J'en ai glissé un mot &lt;a href="http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/service-la-clientle.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, mais là c'est officiel, une petite note nous est parvenue sous forme de carte de la part de Bell Canada pour mettre fin au service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, sur la couverture, un dessin avec un petit homme tout seul semble triste, il attend un ami pour pouvoir jouer, et ces quelques mots, "C'était bien mieux avec vous".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsqu'on ouvre la carte, ce mot, on ne peut plus personnel:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J Lazure,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous écris pour vous dire que nous sommes désolés de vous voir partir. Même si vous n'utilisez plus le service téléphonique résidentiel de Bell, nous ne vous oublions pas. Vous étiez un membre important dans la famille de Bell et nous avons apprécié vous servir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous pouvons faire quelque chose pour vous ou si vous aimeriez discuter de quoi que ce soit, n'hésitez surtout pas à communiquer directement avec mon équipe au S SSS SSS-SSSS [quoique je ne sais pas trop pourquoi je censure, je doute fort qu'on tombe sur autre chose qu'un répondeur en appelant].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cordialement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S&lt;br /&gt;Président - services résidentiels&lt;br /&gt;Bell Canada"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien le "J Lazure", sans prénom, sans "Monsieur". C'est chaleureux, on se sent vraiment autre chose qu'un chiffre. Et l'enveloppe, vierge de tout cachet de la part de Bell Canada, juste l'adresse du destinataire dans une police de caractère se voulant plus douce et plus tendre qu'à l'habitude (c'est un peu du genre Goudy Old Style ou Garamond en italique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais bien versé quelques larmes. Surtout pour ce pauvre bonhomme sur le dessus de la carte, mais bon, maintenant je sais que ce n'est qu'un leurre. Le petit employé modèle aime trop le travail bien fait, il n'aurait jamais fait l'erreur d'inscrire une seule lettre comme prénom. Jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114186557874788524?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114186557874788524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114186557874788524' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114186557874788524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114186557874788524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/il-ny-plus-de-service-au-numro-que.html' title='Il n&apos;y a plus de service au numéro que vous avez composé'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114162786012875341</id><published>2006-03-06T01:23:00.000-05:00</published><updated>2006-03-06T01:51:00.190-05:00</updated><title type='text'>En surface</title><content type='html'>Je m'étais promis de ne plus écrire de trucs personnels. Lorsque j'ai entrepris un changement ici, je voulais avoir un caractère plus accessible, plus large, être lu par davantage de gens. J'avais ce désir de me faire connaître parce que je me sentais à l'étroit, parce que je sentais qu'au fond, je n'étais pas grand-chose, un simple être humain comme des milliards d'autres, et j'aurais voulu faire n'importe quoi pour me sortir de cette petite boîte dans laquelle je me suis enfermé, isolé, comme à l'écart du reste du monde - c'est paradoxal, en même temps, parce que j'écris "Daviel Lazure Vieira au milieu du monde", peut-être parce que c'est la manière dont j'aimerais voir les choses, être actif, au beau milieu du monde, tourner, sans arrêt. Et peut-être qu'en fait, ce n'est pas vraiment la manière dont les choses sont vraiment, en réalité. Peut-être que je suis là, je reste fixe, et tout autour de moi bouge, tout est en mouvement, et je regarde tout ça aller, contemplatif, en me disant que j'aurais bien aimé en faire partie aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, si j'étais vraiment honnête, je dirais que j'ai la chienne, parce que je ne sais pas ce que je fais ici, je ne sais pas quelle est ma place, ce que je suis censé foutre dans ce monde. Oui, je fais un paquet de trucs, oui, j'aime sortir et m'amuser, oui, j'aime parler de tout, de rien. Mais j'ai l'impression de toujours traîner un poids, quelque chose qui m'ennuie, mais que je dois forcément garder avec moi, parce que je n'ai pas le choix, dans toutes mes relations humaines, amoureuses ou amicales ou même, dans un sens, professionnelles, ça me poursuit continuellement. D'un côté, il y a des choses que je ne partage pas avec les gens de mon âge, parce que je crois être différent, avoir acquis un niveau de maturité ou de réflexion dépassant la vision de certaines personnes qui me côtoient, chaque jour, lorsque je dois prendre la route de l'école secondaire. Et de l'autre, il y a la cour des grands, ceux qui sont plus vieux que moi, et qui hésitent à me suivre parce qu'ils savent que je suis plus jeune. En gros, je me sens dans un gros "no man's land", j'ai un paquet de projets, d'idées, j'ai plusieurs personnes avec qui je m'entends très bien, mais je sais que ça n'ira jamais plus loin, que ce sera toujours en surface, parce que les barêmes sociaux, ou ces personnes-là, ou moi-même, enfin, parce que certaines conditions font en sorte que c'est impossible que ça se développe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me suis jamais senti vraiment à l'aise, dans la société en général, j'ai toujours été hésitant, réservé, j'éprouve un sentiment de culpabilité constant, je me sens coupable de penser tout ça, coupable de trouver que j'ai peut-être quelque chose que d'autres n'ont pas, coupable de faire des démarches pour aller à l'université alors que c'est prétentieux, que c'est probablement une perte d'énergie et de temps, coupable de croire que je pourrais avoir de la chance, avoir ce stage à "La Presse" cet été, ou un emploi quelconque, coupable d'avoir trop d'idées folles et stupides, faire un film, écrire un roman, essayer de changer le monde, ne serait-ce qu'un peu, à ma propre façon, là, maintenant, de retranscrire ce que je pense et de cliquer sur "Publier le message", ça me rend coupable, parce que j'embête le lecteur. Et ça me fatigue, aussi, de ne jamais pouvoir plaire à tout le monde. J'aimerais repartir complètement à zéro, recommencer, recommencer encore, et encore, et encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois bien que c'est assez comme ça. Je vais cliquer sur "Publier le message", et je ne supprimerai pas ce post, je ne le modifierai pas, même si j'aimerais bien, même si je vais être tenté de le faire. Allez, un, deux, trois, je relâche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114162786012875341?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114162786012875341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114162786012875341' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114162786012875341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114162786012875341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/en-surface.html' title='En surface'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114133462912860157</id><published>2006-03-02T13:58:00.000-05:00</published><updated>2006-03-02T16:26:16.040-05:00</updated><title type='text'>Tarif spécial sur aller simple</title><content type='html'>On a beau collaborer à de multiples revues, ça ne veut pas dire qu'on en retire pour autant un effarant revenu. Voilà pourquoi, depuis l'été dernier, je travaille aussi pour une agence de voyages, en écrivant des textes sur les destinations où vous rêvez, j'en suis certain, de passer le reste de vos jours, une fois votre REER bien gagné. Facile ? Ça semble évident, comme ça, mais quand on est face à une page blanche et qu'on ne sait pas comment vanter les multiples plages ensoleillées et l'eau turquoise de Riviera Maya au Mexique™, on passe la journée à écrire et à réécrire des phrases, soit parce qu'on sent qu'on donne trop de style à un paragraphe, soit parce qu'on ne sait plus quoi décrire, comment retenir l'attention des futurs vacanciers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On met de côté une tentative de premier roman, de toute façon ratée parce qu'on essaie d'en mettre trop et que ça ne donne jamais à rien, on regarde tout le boulot qui nous attend pour d'autres papiers à qui l'on a promis un article, et franchement, tout ça ne donne pas du tout envie de sauter de joie et de rire. Alors, comment faire pour sembler optimiste, et faire un bel encart sur la République dominicaine, lorsqu'on a soi-même le goût de crier au meurtre et d'attendre que tout cela passe tranquillement ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se crée une liste de beaux adjectifs:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"incomparable",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"exceptionnel",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"inégalable",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"inimitable",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"unique",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"original", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"pittoresque", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"remarquable", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"un lieu d'exception", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"à couper le souffle", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"sans égal", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"sans pareil", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"unique en son genre", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"hors du commun", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"hors pair", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"dépaysement total", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"gamme de nuances (placer l'un des adjectifs ci-haut)", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"d'une richesse (placer l'un des adjectifs ci-haut)", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"qui plairont aux amateurs de (placer un sport)",&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"que vous soyez amateurs de (placer un sport) ou de (placer un sport, ou une activité de détente et de relaxation)", &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"(placer un ou des noms communs désignant un ou des endroits très particuliers) sauront vous émerveiller"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il y a de bien avec ça, c'est qu'accessoirement, on peut prendre quelques adjectifs et les utiliser pour se valoriser et se remonter le moral. Comme ceci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Daviel, incomparable"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Daviel, à couper le souffle"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Daviel, unique en son genre"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Daviel, dépaysement total"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Daviel, qui plaira aux amateurs de sport extrême"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114133462912860157?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114133462912860157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114133462912860157' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114133462912860157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114133462912860157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/tarif-spcial-sur-aller-simple.html' title='Tarif spécial sur aller simple'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114120058296334897</id><published>2006-03-01T02:57:00.000-05:00</published><updated>2006-08-28T08:00:25.926-04:00</updated><title type='text'>Amour Chiffon, chez Madame Edgar</title><content type='html'>Où est-ce que vous allez le vendredi soir, hommes et femmes modernes en quête de sensations fortes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais oui... vous allez chez Madame Edgar, je le sens, je le sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour &lt;a href="http://www.madamedgar.com/fr/2006/01/post_3.html"&gt;cette expo vraiment vraiment chouette&lt;/a&gt; qui approche à grand pas, et dont le vernissage a lieu ce vendredi même, à partir de 18 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous y serez ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114120058296334897?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114120058296334897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114120058296334897' title='411 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114120058296334897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114120058296334897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/03/amour-chiffon-chez-madame-edgar.html' title='Amour Chiffon, chez Madame Edgar'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>411</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114108935476259274</id><published>2006-02-27T20:01:00.000-05:00</published><updated>2006-02-27T20:15:55.323-05:00</updated><title type='text'>Out, l'abus de Macromedia Flash</title><content type='html'>Macromedia Flash fait des miracles dans le domaine du web. Pour l'avoir essayé, je le sais, j'en suis convaincu. Et la plupart des sites que je fréquente ont été conçus merveilleusement bien - prenons l'exemple de Diesel Marketing, qui, sans sacrifier la qualité visuelle, réussit à être clair et concis. Ou Urbania. Avec Made In MTL, ça se complique un peu, le iMac commence à ralentir lorsque j'y passe un peu plus de temps que prévu. Avec Arte Radio aussi, parce que le menu n'est pas d'une simplicité époustouflante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a une certaine limite à franchir. Quand on doit passer par à peu près huit ou neuf petits jeux à la con pour voir un menu apparaître, on a l'impression de perdre son temps. Et quand, en plus, on nous propose - non, ce n'est pas le mot, parce qu'habituellement ces sites-là n'aiment pas inscrire "Skip intro" parce que ça gâche le visuel, alors je change - on nous impose des petits défis, du genre "cherchez où cliquer avec votre curseur" ou "mais qu'est-ce qui se cache sous la boîte qui traîne par terre", on a vraiment envie de crier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je viens de trouver le summum du "Flash-addicted-website", il s'agit de Diesel, sans Marketing, juste la compagnie de vêtements et de jeans. Je tape diesel.com, pour voir leur dernière campagne de pub, puisque j'aime bien fouiller sur le web pour trouver de bonnes et belles pubs, et je sais que Diesel est parfois capable de produire des trucs hors du commun. Je clique Campaigns. Je clique Camouflage Tales, parce que c'est la dernière. Et ensuite... j'ai quitté le site. Je n'en pouvais plus. Après neuf minutes intenses de connerie (on nous fait cliquer partout sur l'écran pour faire apparaître une fille huilée avec un sac à main, un type presque nu avec ses jeans, et jamais la page complète avec toute la liste des pubs - en plus, la musique m'a poussé à hurler), j'ai décidé de quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morale de l'histoire pour tous les publicitaires et webmestres de ce monde: n'abusez pas de Macromedia Flash. Vos clients vous aimeront.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114108935476259274?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114108935476259274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114108935476259274' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114108935476259274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114108935476259274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/out-labus-de-macromedia-flash.html' title='Out, l&apos;abus de Macromedia Flash'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114099385221926872</id><published>2006-02-26T17:43:00.000-05:00</published><updated>2006-02-26T22:44:46.096-05:00</updated><title type='text'>Service à la clientèle</title><content type='html'>J'ai parfois l'impression qu'un humain se cache sous la forme d'une facture. Je me surprends à répondre "De rien" tout haut, lorsque je vois inscrit "Paiement reçu, merci" sur ma note mensuelle de Bell Mobilité. Parce que c'est poli, le "merci", et qu'on nous témoigne rarement un intérêt si marqué dans le monde des affaires. Prenez n'importe quel service après-vente, de réparation, de garantie, et on n'y retrouve pas cette politesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma famille vient de se désabonner au service de Bell Canada Inc., pour un passage vers Vidéotron. Et face à cette petite ligne sur la dernière note que l'on recevra de Bell, une facture qui sent l'épilogue d'une longue relation entre les câbles téléphoniques bellcanadiens et notre maison, cette ligne qui dit "Désabonnement des services - Paiement reçu, merci", je me sens triste. J'imagine encore le pauvre employé, fier de son entreprise et d'y appartenir, écrire lettre par lettre les factures de tous ses clients, et pleurer de chaudes larmes en écrivant notre facture, parce qu'il sait que cette fois c'est la fin, qu'il ne nous enverra plus jamais de facture à nous, parce qu'il vient de perdre un client contre un concurrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, tout ça est complètement faux. Bell Canada Inc. se fout éperdument d'avoir perdu un client, contre des milliers d'autres, et les factures sont écrites électroniquement, personne ne se charge de taper tous ces messages sur un iMac Blueberry et de les imprimer sur une Epson Stylus Photo 820. Et les employés travaillent chez Bell Canada Inc. pour gagner de l'argent et partir en vacances de temps en temps. Mais je trouve qu'il y a quelque chose de civilisé, une forme d'humanisme dans une facture; cette façon polie de nous dire que l'on doit encore de l'argent à quelqu'un. Sans menaces. Juste des points d'exclamation nous signifiant un retard, et ces mots gentils pour nous remercier d'avoir bien payé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La domination de l'impersonnalité la plus "formaliste": "sine ira et studio", sans haine et sans passion, de là sans "amour" et sans "enthousiasme", sous la pression des simples concepts du devoir, le fonctionnaire remplit sa fonction, "sans considération de personne"; formellement, de manière égale pour "tout le monde", c'est-à-dire pour tous les intéressés se trouvant dans la même situation de fait", dixit Max Weber. C'est dommage, au fond. J'aurais aimé que ce petit employé pleurant de chaudes larmes existe. Déshumaniser les entreprises, c'est aussi, au fond, illusionner la masse de mots réconfortants écrits par un écran et une série de pixels, parce qu'en tant qu'humains nous n'arrivons plus à le faire nous-même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114099385221926872?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114099385221926872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114099385221926872' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114099385221926872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114099385221926872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/service-la-clientle.html' title='Service à la clientèle'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-114099380620579215</id><published>2006-02-26T17:36:00.000-05:00</published><updated>2006-02-26T17:43:26.316-05:00</updated><title type='text'>Blooper</title><content type='html'>Voici comment j'écris un de mes textes. C'est toujours un peu comme ça, un "work in progress" constant, lorsque je ne suis pas satisfait des phrases que je viens d'écrire, je reprends une nouvelle ligne et je recommence à zéro, quitte à tout réécrire. Je trouvais que le procédé était intéressant. Peut-être pourrez-vous, dans un futur proche, analyser ainsi tous mes textes. Que de temps perdu en perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas, j'ai l'impression que &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas, j'ai l'impression que sur la facture, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parfois l'impression qu'il y a, sous la forme d'une facture, un être humain, qui s'y cache,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parfois l'impression qu'un humain se cache sous la forme d'une facture. Je me prends à répondre "De rien" tout haut, lorsque je vois inscrit "Paiment reçu - Merci !" sur mon billet de Bell Mobilité. Et là, face au désabonnement familial du service de Bell pour un passage vers Vidéotron, face à cette minuscule note qui dit "Désabonnement des services", je me prends à imaginer le pauvre employé, fier de son entreprise et du service qu'il donne aux gens, écrire lettre par lettre cette toute petite ligne, en pleurant de chaudes larmes parce qu'il vient de perdre un client contre à un concurrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parfois l'impression qu'un humain se cache sous la forme d'une facture. Je me prends à répondre "De rien" tout haut, lorsque je vois inscrit "Paiement reçu, merci" sur ma note mensuelle de Bell Mobilité. Parce que c'est poli, le "merci", et qu'on nous témoigne rarement un intérêt si marqué dans le monde des affaires. Prenez n'importe quel service après-vente, de réparation, de garantie, et on n'y retrouve pas cette politesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma famille vient de se désabonner au service de Bell Canada Inc., pour un passage vers Vidéotron. Et face à cette petite ligne sur la dernière note que l'on recevra de Bell, une facture qui sent l'épilogue d'une longue relation entre les câbles téléphoniques bellcanadiens et notre maison, cette ligne qui dit "Désabonnement des services - Paiement reçu, merci", je me sens triste. J'imagine encore le pauvre employé, fier de son entreprise et d'y appartenir, écrire lettre par lettre les factures de tous ses clients, et pleurer de chaudes larmes en écrivant notre facture, parce qu'il sait que cette fois c'est la fin, qu'il ne nous enverra plus jamais de facture à nous, parce qu'il vient de perdre un client contre un concurrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, tout ça est complètement faux. Bell Canada Inc. se fout éperdument d'avoir perdu un client, contre des milliers d'autres, et les factures sont écrites électroniquement, personne ne se charge de taper tous ces messages sur un iMac Blueberry et de les imprimer sur une Epson Stylus Photo 820. Et les employés travaillent chez Bell Canada Inc. pour gagner de l'argent et partir en vacances de temps en temps. Mais je trouve qu'il y a quelque chose de civilisé, une forme d'humanisme dans une facture; cette façon polie de nous dire que l'on doit encore de l'argent à quelqu'un. Sans menaces. Juste des points d'exclamation nous signifiant un retard, et ces mots gentils pour nous remercier d'avoir bien payé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La domination de l'impersonnalité la plus "formaliste": "sine ira et studio", sans haine et sans passion, de là sans "amour" et sans "enthousiasme", sous la pression des simples concepts du devoir, le fonctionnaire remplit sa fonction "sans considération de personne"; formellement, de manière égale pour "tout le monde", c'est-à-dire pour tous les intéressés se trouvant dans la même situation de fait." Dixit Max Weber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La domination de l'impersonnalité la plus "formaliste": "sine ira et studio", sans haine et sans passion, de là sans "amour" et sans "enthousiasme", sous la pression des simples concepts du devoir, le fonctionnaire remplit sa fonction, "sans considération de personne"; formellement, de manière égale pour "tout le monde", c'est-à-dire pour tous les intéressés se trouvant dans la même situation de fait", dixit Max Weber. C'est dommage, au fond. J'aurais aimé que ce petit employé pleurant de chaudes larmes existe. Déshumaniser les entreprises, c'est aussi, au fond, illusionner la masse de mots réconfortants écrits par un écran et une série de pixels, parce qu'en tant qu'humains nous n'arrivons plus à le faire nous-même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-114099380620579215?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/114099380620579215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=114099380620579215' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114099380620579215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/114099380620579215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/blooper.html' title='Blooper'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113952306869301261</id><published>2006-02-09T16:28:00.000-05:00</published><updated>2006-02-09T17:11:08.903-05:00</updated><title type='text'>Ceci n'est pas un poisson d'avril</title><content type='html'>De bien belles choses pour le mois d'avril. D'abord, j'accompagnerai mon paternel au Salon du Livre de Sept-Îles. Lui étant invité en tant qu'écrivain, je suis invité en tant que "jeune critique de la relève", ou quelque chose comme ça, j'imagine. Participation active j'ai l'impression, nous sommes en train d'organiser un plan de nos activités, communes ou non... Donc vers la fin avril, je m'envole pour un week-end. "Sept-Îles", c'est drôle, on dirait le bout du monde; "Je pars pour Paris", c'est pas si surprenant, "Je pars pour New York" non plus, mais là, "Je pars pour Sept-Îles", je trouve ça original. Et j'ai très hâte. La responsable du salon m'a demandé une photo, et fera quelques recherches sur le web, entre autres à mon sujet. Alors je vais essayer de bien me conduire sur ce blog d'ici les prochaines semaines. Ensuite... la liste assez phénoménale de bons spectacles, presque tous dans la même semaine; 12 avril, Voxtrot à la Sala Rosa, le 15, Death Cab For Cutie et Franz Ferdinand au CEPSUM, et maintenant le 19, Wolf Parade au "nouveau" Le National. Le portefeuille a très mal. Surtout que je viens de m'acheter un billet pour Ariane Moffatt au Métropolis (le 9 mars, dans exactement un mois) et que je compte m'acheter le dernier Malajube. Argh. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu ça dans "La Presse" il y a deux jours:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dix-sept ans après que l'ayatollah Ruhollah Khomeiny eut prononcé la célèbre fatwa appelant au meurtre de Salman Rushdie, son successeur, l'ayatollah Ali Khamenei, se prononce sur les dessins sacrilèges qui enflamment cette fois le monde musulman. Son verdict: l'affaire n'est rien de moins qu'une "conspiration sioniste". "Il s'agit d'une conspiration planifiée des sionistes pour provoquer une confrontation entre musulmans et chrétiens", a déclaré hier le Guide suprême iranien dans un discours retransmis par la télévision. La thèse de l'ayatollah n'a rien d'étonnant lorsqu'on sait que les théories du complot juif abondent au Moyen-Orient - et particulièrement en Iran, où le président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad a récemment qualifié l'Holocauste de "mythe" et émis l'espoir qu'Israël soit "rayé de la carte". Lundi, le plus grand journal iranien, "Hamshari", a lancé un concours de caricatures de la Shoah, en réponse à la publication en Europe des 12 caricatures du Prophète. Sous prétexte de tester les limites de la liberté d'expression revendiquée en Occident, le quotidien publiera les "meilleurs" dessins satiriques du massacre de six millions de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pardon ? "Conspiration sioniste" ? L'Holocauste, un "mythe" ? Israël, "rayé de la carte" ? Un "concours de caricatures de la Shoah" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord, je comprends le sentiment de certains musulmans, d'être blessés par des caricatures ridicules, ni très drôles, ni très réussies artistiquement. Ce n'était pas excessivement brillant, il faut l'admettre. Mais bon, faire sauter une ambassade parce qu'on a sauté sa coche, qu'on se dit "parler au nom d'un peuple insulté" alors qu'on veut soi-même appliquer une loi islamique qui réduit de moitié les droits des individus, il y a un très grand pas, beaucoup trop grand. Ce qui m'insulte, c'est que ces gens si touchés, brimés par des Occidentaux qui osent les tourner en dérision (parce que caricaturer des Juifs, évidemment, ce n'est pas du tout choquant, c'est tout à fait normal, après tout ils le méritent), et qui frappent partout pour montrer qu'ils sont très très très fâchés, ce ne sont pas les gens "normaux". Ce n'est pas ce musulman qui prie chez lui, ni cette jeune femme qui lit le Coran chaque soir, ni cette vieille dame qui rêve un jour d'aller à la Mecque en l'honneur de Mahomet, celui en qui elle croit. Non, ces gens-là sont des ayatollahs qui lapident les femmes qui baisent parce qu'elles sont jeunes et qu'elles veulent découvrir ce qu'est l'amour avant le mariage, en Afghanistan. Ces gens-là sont ceux qui vont se faire sauter en Palestine, parce qu'ils croient au paradis, et ils pensent que plus on tue d'Israéliens, plus le sang coule, et plus c'est réjouissant. Et après ça vient nous faire la morale ? Après le "Hamshari" ? Après avoir kidnappé des tas de journalistes innocents et des travailleurs humanitaires en Irak, qui étaient là pour faire leur boulot, et non pas pour les envahir ? Si c'était ce monsieur qui prie, cette femme qui lit, ou cette vieille qui rêve, si l'un d'eux s'était indigné sur toute cette affaire, là, j'aurais compris, et j'aurais volontiers appuyé leurs paroles, parce qu'effectivement, ces petits scandales que l'on veut créer sont ridicules. Mais pardonnez-moi, là, c'est incompréhensible, et c'est même inadmissible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113952306869301261?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113952306869301261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113952306869301261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113952306869301261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113952306869301261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/ceci-nest-pas-un-poisson-davril.html' title='Ceci n&apos;est pas un poisson d&apos;avril'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113935267395806052</id><published>2006-02-07T15:29:00.000-05:00</published><updated>2006-02-07T17:56:17.136-05:00</updated><title type='text'>Revue de presse</title><content type='html'>Hmmm, trouvé ça dans ma revue de presse internationale, entre le dernier COLORS sur les voeux, et Adbusters sur les idées de 2006; c'est un extrait du magazine "Vogue Paris":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors, Karl, vous prenez quoi au petit-déj ? (...) Il est quelle heure en général [lorsque vous vous levez] ? (...) Vous vous levez tôt tout de même ! (...) Vous dormez dans quelle tenue ? (...) C'est cher ? (...) Et le cheveu, il est comment ? Ébouriffé ? (...) Carrément afro ? (...) Vous les blanchissez ? (...) Vous vous trouvez beau ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le meilleur, c'est cette perle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qu'est-ce que vous dira Dieu, là-haut quand vous arriverez au paradis ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse de Karl:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Encore faut-il aller là-haut... Je crois que, quand même, vu le nombre de milliards de gens qu'il y a sur terre, il doit y avoir une file d'attente épouvantable !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de nouveau, affirmation de la journaliste:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui, mais vous, Karl, il vous prendra en priorité !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux choses dans cette petite phrase; premièrement, la place à la neutralité. Un journaliste qui affirme un point de vue radical, ça s'appelle un éditorialiste. "Oui, mais vous, Karl, il vous prendra en priorité !", ce n'est pas de la nuance, c'est une opinion très claire qui n'a aucunement sa raison d'être dans une revue féminine. Les lectrices (parce qu'il y a très peu de lecteurs, j'en suis convaincu) ne sont pas connes, elles peuvent elles-mêmes raisonner à savoir si Karl Lagerfeld leur plaît ou non. Et deuxièmement, l'avis de la journaliste en tant que tel m'horripile, c'est typiquement occidental bourgeois qui a bien réussi dans la vie; vous êtes riche Karl, vous êtes à la tête d'une des plus célèbres maisons de couture au monde, c'est absolument certain que Dieu vous prendra en priorité lorsque vous accéderez au paradis. Et vous portez une chemise de nuit blanche à mille euros, que vous offrez allègrement en cadeau parce qu'elle "plaît à tout le monde", quelle générosité, Dieu vous récompensera, c'est certain. What about people defending freedom of speech in Tunisia ? People who are fighting AIDS in South Africa ? Ils peuvent attendre, eux, parce qu'ils n'ont pas le dernier truc de La Redoute ou de Monoprix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire c'est que les considérations artistiques de "Vogue" sont intéressantes; on y parle du dernier Bret Easton Ellis, ou de Wim Wenders, on dissèque une exposition sur la mélancolie avec des spécialistes et des analystes (Régis Jauffret et Catherine Millet, l'un ayant remporté le Femina, l'autre étant la rédac en chef d'Art Press, donc ce ne sont pas des imbéciles, tout de même). Ils couvrent une biennale d'art, un festival de films, ils nous présentent des artisans qui adorent leur métier, autant dans le domaine musical, littéraire ou visuel. Alors le problème, le voilà; je me tiens au courant d'à peu près tout ce qui provient d'outre-Atlantique, autant du côté anglo que franco. Et "Vogue" offre une belle variété de nouvelles artistiques, ce qui me permet d'en connaître davantage sans nécessairement devoir feuilleter tout ce qui paraît sur tout ce qui se passe, de Paris à Londres en passant par Budapest ou Berlin. Mais je suis confronté à mes idéaux; comment lire une revue où l'on parle de Stendhal et où, à quelques pages glacées près, on y vénère la retouche photographique et on y prône la minceur absolue ? La richesse et l'abondance ? La superficialité et l'artificiel poussés à l'extrême ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte j'ai pris la décision de ne plus lire les pages culturelles de "Vogue Paris". Ne serait-ce que pour ces annonces dégueulasses. Une femme qui chevauche un homme en mini-jupe, huilée et maquillée, portant du cuir de haut en bas; Diesel, for successfull living. Une starlette avec des cheveux blonds platine, poitrine découverte, soutien-gorge visible sous un petit veston de jean d'environ neuf centimètres carrés; Dior. Femme avec des bas-collants, jupette de soie avec les épaules découvertes, entourée de quatre homms la tenant par les extrémités de son corps (les deux jambes, les deux bras, l'un d'eux a le visage appuyé sur ses seins et se ferme les yeux d'extase); Jean-Paul Gaultier. Les dizaines de photos du Centre Pompidou, d'un bouquin de Philippe Sollers ou des scènes d'un film de Michael Haneke ne changeront rien à ça; les lectrices assidues de "Vogue Paris" et ceux qui y contribuent vivent dans un monde complètement différent du mien. Et je crois que c'est tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne nouvelle: j'ai adopté récemment un Shoe-bacca de chez Madame Edgar (www.madamedgar.com - de la série Friends With You). Il est tout poilu (on doit être cousins) et il a deux reins détachables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113935267395806052?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113935267395806052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113935267395806052' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113935267395806052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113935267395806052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/revue-de-presse.html' title='Revue de presse'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113911007615156810</id><published>2006-02-04T22:27:00.000-05:00</published><updated>2006-02-04T22:28:35.516-05:00</updated><title type='text'>Fuck</title><content type='html'>Fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck fuck. You get an idea of how I feel right now.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113911007615156810?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113911007615156810/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113911007615156810' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113911007615156810'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113911007615156810'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/02/fuck.html' title='Fuck'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113868328620697678</id><published>2006-01-30T22:37:00.000-05:00</published><updated>2006-01-31T00:00:43.583-05:00</updated><title type='text'>De la neige sur Montréal</title><content type='html'>Je me sens un peu comme dans "Lost In Translation", perdu au milieu de nulle part ("au milieu du monde", comme le suggère ce nouveau titre de blogue, ça vient de Michel Houellebecq et je trouve que ça correspond exactement au moment actuel de l'humain et de sa condition planétaire, je me sens prisonnier au centre d'un monde qui m'est inaccessible, et dont les cases solitaires séparent les êtres humains entre eux en les subdivisant dans leurs propres retranchements, dans des cabines isolées. Jamais n'aura-t-on été aussi près du monde qu'aujourd'hui, et pourtant, paradoxalement, jamais n'aurons-nous été aussi éloignés les uns des autres). Je me demande ce que je fous ici, pourquoi je ne suis pas ailleurs, ou autrement, pourquoi pas plus vieux, ou plus jeune, ou si j'étais davantage ceci plutôt que cela. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terminé la lecture du dernier roman d'Orhan Pamuk, "Neige", lauréat du Médicis Étranger lors de la dernière rentrée littéraire. Cet écrivain turc, entre autres récipiendaire du prix Impac pour "Mon nom est rouge" (le sien avait justement été murmuré à titre d'écrivain nobélisable, autant pour ses opinions politiques que la qualité littéraire de ses textes), était le centre d'attention des milieux culturels d'Europe et du Moyen Orient depuis plusieurs mois, jusqu'à tout récemment, alors qu'on l'a accusé d'avoir insulté l'identité turque lorsqu'il avait déclaré à un journal suisse qu'il y avait bel et bien eu un génocide arménien en Turquie. Son procès fut abruptement interrompu en décembre, d'abord remis en février, puis finalement annulé vers la fin janvier. Ankara veut ainsi éviter, en abandonnant les poursuites contre Orhan Pamuk, de se mettre à dos une grande partie des médias occidentaux et des observateurs de la liberté de la presse, alors que la Turquie tente désespérément d'accréditer son statut d'état "civilisé" auprès de l'Union Européenne. Tant qu'à moi... la Turquie a beaucoup de comptes à rendre si elle veut faire partie de l'UE, et d'abord et avant tout, reconnaître qu'il y a effectivement eu un massacre sur ses terres. Ça fait partie d'un minimum... et ce n'est pas parce qu'Ankara a abandonné le procès contre Pamuk qu'ils ont nécessairement approuvé ce qu'il a dit, au contraire, ils ont abandonné le procès par simple manque de preuves, ne pouvant faire la démonstration que ce qu'il disait était faux. C'est aberrant, quand même ! Quand on pense que ceux qui veulent parler librement de l'histoire de leur pays doivent venir en Occident, présenter des films à Cannes comme le fait Egoyan, ou publier chez Gallimard un livre sur des questions sensibles des positions religieuses et ethniques de la Turquie, comme Pamuk, moi ça me dépasse. Un peu et plus et on parle de la Chine... d'ailleurs Google vient d'emboîter le pas à Microsoft, ils acceptent les conditions de censure pour les utilisateurs chinois. Damn it, ce qu'ils font chier à ne pas savoir mettre leurs culottes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à "Neige". Ça parle de quoi ? De l'islam. Du port du voile. Des Kurdes. Des nationalistes, des républicains, des putschs militaires, de Dieu et du Prophète, des terroristes, des multiples interprétations des différentes religions. Vous me direz, eh bien, on se rapproche de Houellebecq ou de Yann Moix et de sa "Partouz", de Beigbeder et de ses "Windows On The World"; vous n'aurez pas tort, puisqu'il s'agit d'un livre strictement politique, un essai romancé serais-je tenté d'écrire, mais d'un point de vue complètement différent. Un point de vue neutre, pour une fois. Ni pour, ni contre, bien au contraire; c'est bien résumer "Neige", qui n'adopte aucune réflexion élargie mais s'intéresse davantage aux fragments, aux opinions de tous les individus qui composent une communauté. C'est comme si on mettait dans un livre les mémoires de Ben Laden et de Bush, mettons. J'exagère, et c'est beaucoup moins "actuel" que ça, très poétique, sans date, sans mémoire précise, mais ça dégage cette très forte odeur de brulôt, de pamphlet anti-religieux, anti-politique, à l'extrême opposé des discours bidons d'Occidentaux qui croient pouvoir régler le conflit palestino-israélien en quelques centaines de pages, une dizaine de minutes à la télévision et huit ou neuf articles dans les journaux. Et malgré tout ça, "Neige" est aussi un extraordinaire roman, sensible, qui traite principalement d'amour; l'amour impossible entre un homme désespéré, Ka, qui revient dans sa ville natale de Turquie, Kars, pour y retrouver la femme qu'il a longtemps aimée. C'est aussi l'amour du témoignage, du récit, de la quête de la vérité, qu'elle soit très belle ou franchement laide, et à ce titre, c'est un très juste et cruel regard sur la Turquie; étonnant comme ce bouquin est complètement à l'antipode des volontés politiques de cette même Turquie, celle-là même qui veut entrer soudainement de plein fouet dans le monde occidental de Tony Blair et de Chirac, sans réaliser qu'aucun des deux côtés, l'est ou l'ouest, n'est nécessairement meilleur que l'autre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113868328620697678?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113868328620697678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113868328620697678' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113868328620697678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113868328620697678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/01/de-la-neige-sur-montral.html' title='De la neige sur Montréal'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113855556555961376</id><published>2006-01-29T12:18:00.000-05:00</published><updated>2006-01-29T12:26:05.560-05:00</updated><title type='text'>Ça s'en vient... Voxtrot</title><content type='html'>Hmm, petite invitation à tous ceux qui veulent sortir de leur trou infâme pour aller voir un spectacle haut en couleurs au mois d'avril prochain; le concert du groupe Voxtrot, c'est alternatif, ça ressemble un peu à Postal Service ou à Death Cab For Cutie. Vous pouvez aller jeter un coup d'oeil sur le site du groupe, www.voxtrot.net et/ou sur www.myspace.com/voxtrot . Il y a même un lien où vous pouvez télécharger gratuitement leur chanson "The Start of Something" (en bas, en-dessous de la liste de concerts, sur voxtrot.net). Et si jamais vous aimez bien la chanson, ou si vous connaissez un peu ce qu'ils font, ehh ben je vous vois mal refuser de venir avec moi assister à leur show de la Casa Del Popolo (sur Saint-Laurent, visitez www.madeinmtl.com et tapez "Casa Del Popolo", mais je n'ai probablement pas besoin de vous le dire puisque vous êtes de grandes personnes maintenant, ou www.casadelpopolo.com pour plus de détails), le 12 avril prochain. Donc, un rappel vraiment en avance pour éviter la dernière minute comme ce fut le cas lorsque je vous ai contacté pour m'accompagner voir Feist en janvier dernier, je le regrette encore amèrement d'ailleurs (en fin de compte je n'y suis pas allé, c'est assez looser d'aller voir un spectacle tout seul, et ceux que j'ai invités ont tous poliment déclinés parce qu'ils avaient un empêchement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S: Arrêtez de me parler de Delirium et du fait que c'est absolument renversant, parce que a) ça m'écoeure puisqu'il n'y a que quatre représentations, b) la plupart de ceux qui m'en parlent sont du genre à avoir obtenu des billets gratos alors que je devrais vider mon compte en banque pour être assis à la même place qu'eux, et c) outre "Kà", et c'est parce que c'est Robert Lepage, j'ai une légère overdose de tout ce qui s'appelle grosse production "made in Québec with US budget".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113855556555961376?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113855556555961376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113855556555961376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113855556555961376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113855556555961376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2006/01/sen-vient-voxtrot.html' title='Ça s&apos;en vient... Voxtrot'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113231529008228105</id><published>2005-11-18T06:57:00.000-05:00</published><updated>2005-11-18T07:01:30.093-05:00</updated><title type='text'>Ivre de salon</title><content type='html'>Un tout petit message, parce que ces temps-ci je suis dans un mood complètement fou...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vendredi je serai présent au Salon du Livre de Montréal, au stand du magazine Entre les lignes (en arrière, au fond, près de Radio-Canada)&lt;br /&gt;- Dimanche aussi je serai au kiosque de temps en temps, et je serai aussi présent lors de l'enregistrement de l'émission "Vous m'en lirez tant" avec Raymond Cloutier, stand de Radio-Canada, où j'aurai une chronique dans la deuxième heure sur Amélie Nothomb, Alexandre Jardin et Justine Lévy. Venez m'applaudir à une table, ou me lancer des tomates, peu importe, c'est apprécié.&lt;br /&gt;- Lundi, je participerai à une table ronde sur les adolescents et la lecture, dans le cadre de l'émission "Des idées plein la tête - Un autre regard", toujours sur la Première Chaîne de Radio-Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà... je vous réécrirai lorsque j'aurai un peu plus de temps. En attendant, j'affronte la première neige québécoise, je mets ma tuque et mon foulard... et je vous revoie au salon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113231529008228105?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113231529008228105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113231529008228105' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113231529008228105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113231529008228105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2005/11/ivre-de-salon.html' title='Ivre de salon'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113089177461553909</id><published>2005-11-01T18:30:00.000-05:00</published><updated>2005-11-01T20:01:36.786-05:00</updated><title type='text'>Bienvenue dans le 21e siècle</title><content type='html'>J'ai rarement été en contact avec une ou plusieurs formes d'art qui soient totalement hostiles à mes goûts; d'accord, je n'aime pas tous les peintres (Henri Rousseau compte selon moi parmi les artistes les plus risibles de la planète, suivi du génial peintre abstrait Kasimir Malevitch - sa croix noire et son carré rouge ne sont que quelques-unes des plus extraordinaires et originales toiles jamais créées), mais je suis d'habitude assez tolérant envers chaque époque où l'Homme avec un grand H a si brillamment tiré parti de sa créativité. Toutefois, je suis tombé sur une perle en matière d'oeuvres questionnantes; "Art Now", publié chez Taschen, un livre regroupant près de 137 artistes qui, selon les termes des éditeurs dont certains membres de la rédaction de la revue "The Art Newspaper", sont "jeunes, passionnants et prometteurs". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle claque. S'il s'agit là d'art contemporain et, plus troublant encore, de ce qui restera de notre civilisation dans les années futures, j'aime autant qu'on me dissocie tout de suite de certaines de ces figures de l'avant-garde de la pseudo-abstraction-réaliste-rococo-cubiste-trash. Certains de ces artistes sont très intriguants et leurs travaux présentent des thématiques étonnantes. Mais pour le reste... bon sang ! Une photographie d'une pièce vide, éclairée par une lumière orangée. Ouuuuh !  Martin Creed, l'auteur de ce chef-d'oeuvre, a cependant décidé de pousser les limites de l'art jusqu'à photographier... une autre pièce vide, éclairée par une lumière mauve ! Quel scandale ! Il ne faudrait pas oublier Thomas Demand, qui a lui aussi une remarquable attirance pour la photographie. Son sujet de prédilection ? La photocopieuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la palme revient sans aucun doute à cette très chère Ceal Floyer. Il faut dire que ses premiers pas dans le monde de l'abstraction furent spectaculaires; le tout-Londres se passionna pour la facture d'épicerie qu'elle encadra et exposa. Suivirent ensuite de petits dessins intitulés "Ink on paper", et sur lesquels Floyer nous montrait à quel point elle connaissait ses couleurs (de minuscules cercles colorés sur plusieurs pages vierges). Et finalement, son expo-choc; dans le coin d'un mur, elle osa mettre un sac de plastique, rempli à craquer. Sauf que le spectateur ne pouvant deviner aucune démarche artistique là-dedans a tort: en réalité, le sac ne contient pas des déchets, mais seulement de l'air ! Ce qu'elle est forte, Ceal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'oserais pas qualifier ce travail d'inutile; je sais que plusieurs artistes voient dans ces oeuvres le reflet de notre société, d'un surplus de consommation, un refus d'abdiquer face aux autres et aux puissances mondiales. Et honnêtement, je ne peux pas être totalement en désaccord avec eux. Je sais ce qu'ils expriment, et je suis de tout coeur dans leur démarche. Malheureusement, et malgré le fait que le minimaliste soit toujours aussi à la mode (à quand un bordel planétaire global ?!), je ne peux m'empêcher de rire du résultat final. Soit je ne comprends absolument rien à l'art, soit on prend un peu le spectateur pour un con. Je ne suis pas le rédacteur d'Art Press ou le directeur du MoMA, mais mon expérience visuelle artistique me permet de distinguer le véritable travail de l'analyse transformée en oeuvre. Entre Vincent Van Gogh et Ceal Floyer, peut-on dire que l'un s'est forcé plus que l'autre ? Tout de même, pour l'effort, "Art Now" mérite une gentille main d'applaudissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre chose, parlant d'art, mais qui m'intéresse un peu plus cette fois; la nouvelle exposition du Museum of Modern Art de New York, "Safe: Design takes on Risk". Le MoMA a voulu nous sensibiliser aux problèmes sociaux et écologiques, tout en offrant une vitrine assez inusitée à l'art; l'exposition regroupe près de 300 objets censés protéger notre corps et notre esprit contre certaines circonstances ou dangers qui nous menaceraient. À partir de là on est en droit de se poser la question: l'art peut-il être aussi pratique ? Peut-on intégrer une fonction à un objet représentant une forme de beauté, de pureté, sans briser cette image de la perfection ? Je crois que oui, et cette exposition - ou du moins, les images me la représentant - semblent affirmer également que c'est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais existe-il réellement cet objet, qui pourrait sauver notre vie ? Contre tout ? Contre les autres ? Contre les envahisseurs, les attentats, et même, pourquoi pas, la mort ? Une sorte de combinaison anti-tout, hermétique. Et qui procure l'immortalité, car, sans aucune attaque externe, et sans aucun facteur influençant le comportement interne du corps, on pourrait vivre plus longtemps. La question reste: qui voudrait la porter ? Qui voudrait se fermer au reste du monde, rester seul, renfermé ? Je ne fais pas partie de ceux-là. Je fais partie de ceux qui vivent, quelle que ce soit la cause positive ou négative qui nous influence, qui nous berce durant les quelques années de notre existence terrestre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113089177461553909?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113089177461553909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113089177461553909' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113089177461553909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113089177461553909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2005/11/bienvenue-dans-le-21e-sicle.html' title='Bienvenue dans le 21e siècle'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13775078.post-113073474928003442</id><published>2005-10-30T18:55:00.000-05:00</published><updated>2005-10-30T23:59:09.313-05:00</updated><title type='text'>Autre chose</title><content type='html'>C'est presque devenu une hantise qu'écrire. Je lis les très gentils commentaires que vous me faites, je regarde vos écrits, vos sites personnels, ça me touche et ça me motive. Et puis dès que j'ouvre une nouvelle fenêtre, un "Créer un message blog", voilà, tout s'efface, je ne sais plus rien dire, je ne sais pas ni pourquoi, ni comment, ni même à quoi cela mène. Des interrogations, toujours les mêmes, et cette vision du temps qui passe, triste, bien triste, de me voir appauvri d'existence. Je fais le total de ceux qui ont déjà compté pour moi, de ces gens qui m'ont accompagné durant un certain temps, et ça fait pas mal de monde, mais hélas ils ne restent pas très longtemps. Personne ne reste, au fond, ils partent, sans laisser de traces, ou si peu, on se sent toujours seul. Je les sens, je les connais, je sais que bientôt, ils ne se donneront plus la peine de me saluer, parce que je n'étais qu'un passage, nous sommes tous des passages dans la vie des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai mal à la tête. Je vais dans un kiosque à journaux, je vois ce dernier numéro d'Urbania, sur les médias. "Il va te redonner tes nouvelles sur ton article", et pas de nouvelles, et le voilà publié, ça me fait un petit serrement au coeur, puis ça me fait rire, enfin ça me laisse indifférent. Des projets, beaucoup de projets, qui avorteront. Des textes, des dizaines de textes, d'articles, d'ébauches de nouvelles ou de romans qui ne seront jamais complétés, des revues, des webzines, des courriels, tout ça, c'est triste. À la corbeille tous les papiers. Voulez-vous définitivement supprimer les fichiers sélectionnés - Clic, oui. Plus besoin de rien, de trucs de babioles d'écrits de plaisanteries pour me remonter le moral ou pour me prouver quoi que ce soit. J'ai mal à la tête, encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13775078-113073474928003442?l=dlazurevieira.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/feeds/113073474928003442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13775078&amp;postID=113073474928003442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113073474928003442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13775078/posts/default/113073474928003442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dlazurevieira.blogspot.com/2005/10/autre-chose.html' title='Autre chose'/><author><name>daviel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://bp1.blogger.com/_eWKpJxubz5Y/R_wvh5fwqVI/AAAAAAAAACw/i8xrdEtfwYI/S220/DSC_0044_03.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
